50 ans de lutte pour l’avenir de la Galice
vendredi 24 octobre 2014
Auteur : par webmaster
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Le M’PEP était invité les 11 et 12 avril 2014 au 2e journées internationales d’économie "comprendre la crise" organisées par la Fondation MONCHO REBOIRAS à Pontevedra (Galice - Espagne) sur le thème : "Crise systémique, euro et Union européenne".

(videos, audios et photos disponibles en cliquant sur http://www.m-pep.org/spip.php?rubrique506)

Lors de cette rencontre, le M’PEP a noué de nombreux liens, notamment avec l’Union du peuple galicien (UPG), force principale de du Bloc Nationaliste Galicien (BNG), progressiste.

L’UPG fêtait le 25 juillet 2014 son 50e anniversaire, le M’PEP avait envoyé un message de solidarité.

Voici le texte que l’UPG vient de publier à cette occasion.

50 ANS DE LUTTE POUR L’AVENIR DE LA GALICE

L’Union du peuple Galicien (UPG) vient de fêter son 50e anniversaire, un demi-siècle de lutte sans relâche dans le seul but de parvenir à une Galice libre sans exploitation. Nous sommes conscients que cela demandera beaucoup de temps et d’efforts pour atteindre notre objectif : nous libérer du joug de 500 ans de domination coloniale sur notre pays afin de conquérir notre indépendance nationale et de construire en Galice une nouvelle société radicale, libre et équitable, fondée sur la démocratie et l’égalité.
En un mot, une société socialiste.
Nous savons que 50 ans, représentent peu de temps dans l’histoire d’un pays, mais cela représente néanmoins une longue histoire de lutte pour une organisation politique comme la nôtre : c’est la preuve que le projet politique que nous portons en tant que parti, ainsi que le projet politique plus large dans lequel nous sommes impliqués en tant que patriotes Galiciens sont à la fois solides politiquement et répondent à la nécessité objective pour le peuple Galicien d’avoir des structures qui lui sont propres pour se libérer de ses chaînes et marcher vers un avenir de liberté.

La route a été loin d’être facile et sans encombre, nous avons rencontré
de nombreuses difficultés, mené des batailles et déployé de grands efforts, et remporté de belles victoires depuis l’époque où un petit groupe de personnes a fondé l’UPG le 25 Juillet 1964 jusqu’à la création de ce qui est maintenant un syndicat politique, profondément enraciné, un mouvement patriotique populaire avec une grand capacité d’agir dans la société Galicienne. Une période lourde où nous avons connu des reculs, mais aussi de nombreux triomphes et beaucoup d’avancées. Et surtout, un temps marqué par tous ceux qui ont participé activement à construire ensemble un mouvement politique capable de faire parvenir notre pays à la liberté. Et notre parti a toujours été là, respectueux, la main tendue, indéfectible et inébranlable.
Nous savons qu’il y a encore un long chemin à parcourir, mais nous sommes déterminés à continuer à travailler à élargir notre influence dans la société en jouant un rôle toujours plus actif afin d’être un acteur utile pour progresser vers la cause nationaliste.
Nous sommes déterminés à continuer comme nous l’avons fait pendant les cinquante dernières années, fidèles à notre pays et à sa classe ouvrière en faisant confiance au peuple Galicien. Nous resterons toujours aussi ouverts pour aider à construire un large mouvement patriotique. Nous resterons fidèles à notre engagement, qui est attesté par une longue histoire de lutte au nom de la Galice et du peuple Galicien. Et nous resterons fermes dans notre marche vers la liberté et la souveraineté.

Afin de célébrer le 50e anniversaire de la fondation de l’UPG, notre parti a prévu un large éventail d’activités à l’échelle nationale impliquant tous les domaines et secteurs, notamment les suivants :

  • un grand événement commémoratif qui se tiendra le 5 Juillet dans la capitale, Santiago de Compostelle ;
  • la publication d’une brochure politique, à l’usage du grand public, résumant les objectifs du Parti dans le contexte actuel, d’abord distribuée le 25 Juillet, coïncidant avec les célébrations de la fête nationale Galicienne organisées par le Front patriotique et le Bloc Galicien nationaliste (BNG) ;
  • la publication d’un livre sur l’histoire de l’UPG et d’un documentaire décrivant ses principes et objectifs fondamentaux ainsi que l’évolution du Parti au cours des cinquante dernières années ;
  • une exposition nationale qui doit être inaugurée en Septembre à Saint Jacques de Compostelle avant de circuler dans tout le pays.

La Convention politique lance les célébrations du 50e anniversaire

Le 5 Juillet, notre Parti a lancé officiellement les célébrations de son 50e anniversaire avec une grande convention politique à laquelle ont assisté plus d’un millier de membres et de sympathisants.
L’événement a débuté avec l’Internationale, suivie par une allocution d’accueil prononcée par le Secrétaire général de la section jeunesse du Parti, Xacobe García, qui a salué les organisations Galiciennes présentes, avant de lire les noms des partis communistes, révolutionnaires et progressistes du monde entier qui ont envoyé des messages de salutations fraternelles.
La première personne à prendre la parole fut Alba Castanedo, la plus jeune membre du Parti, pour parler des problèmes rencontrés par la jeunesse, suivie par Pura Ferreño, représentante du féminisme et de l’agriculture familiale. Le Secrétaire général de la Confédération Intersyndicale Galicienne (CIG), Suso Seixo, a ensuite pris la parole pour souligner l’importance de la classe ouvrière et du marxisme comme axes principaux pour l’UPG en tant que parti communiste patriotique.
La secrétaire de la Fondation Bautista Álvarez, Pilar García Negro a critiqué "le colonialisme qui continue de ronger notre pays", indiquant que la naissance de l’UPG, il y a cinquante ans a été un événement « révolutionnaire » en soi ». L’ancien secrétaire général du Parti, Francisco Rodríguez, a appelé les personnes présentes « à éviter de tomber dans le climat actuel de confusion si nous ne voulons pas voir la Galice disparaître ".
Puis a suivi le discours de Xavier Vence, le porte-parole national du Bloc Nationaliste Galicien (BNG), le front patriotique dont l’UPG est un membre fondateur, soulignant le rôle important joué par notre parti au cours des 50 dernières années dans le processus d’autodétermination du peuple Galicien.

L’un des discours les plus émouvants a été prononcé par Bautista Álvarez,
l’un des fondateurs du Parti en 1964, et Président de l’UPG, du premier Congrès en 1977, jusqu’en 2008 et qui reste un membre actif du Parti. Il a désigné « ces transfuges qui ne cherchaient que leur propre libération et qui ont tourné le dos à leur pays ", ajoutant que « Pour un pays opprimé comme le nôtre il n’y a pas plus de démocratie sous la monarchie espagnole aujourd’hui qu’il n’y en avait sous Franco ».
Le discours de clôture a été prononcé par le Secrétaire général de l’UPG, Néstor Rego, qui a décrit les différentes étapes de l’évolution de notre Parti depuis sa création à nos jours, et les phases essentielles qui font de l’UPG ce qu’elle est aujourd’hui : « Nous sommes patriotes et nous sommes communistes. Nous sommes nationalistes et nous sommes internationalistes. Nous rassemblons les meilleurs et les plus audacieux des deux traditions politiques, nous ralliant à la cause de la liberté et hissant haut la bannière de la rébellion des opprimés : la bannière qui représente une Galice libre et l’amour pour notre patrie, travaillant avec et pour notre peuple et notre pays, et la bannière qui représente le désir ardent des damnés de la Terre et les travailleurs du monde entier à être libres. "

En ce qui concerne la situation sociale et politique actuelle, il a déclaré que : « Nous sommes à un moment de l’histoire difficile et décisif causé par le manque d’indépendance de notre pays : le chômage, la pauvreté, l’émigration de masse, la perte des droits sociaux et du travail, l’affaiblissement et la privatisation des services publics, les salaires sabrés et l’épargne volée, le recul des droits des femmes, la recentralisation et l’affaiblissement de la démocratie ainsi qu’un autoritarisme et une répression accrus. En un mot, le pillage systématique et légalisé d’un avenir qui nous est refusé, conséquence de la crise profonde du système politique espagnol et aggravé par celle-ci. « Ensemble, ces éléments forment un scénario complexe qui n’est pas dépourvu d’espoir, où le Bloc Nationaliste Galicien doit faire face au défi de fournir une réponse et une expression politiques au mécontentement généralisé causé par les politiques imposées à notre pays par l’Espagne et l’Union européenne. Cela ne peut se faire qu’avec la conviction et la résolution que les personnes les plus durement touchées par ces politiques attendent de nous. Mais nous devrons en même temps marquer clairement que la souveraineté nationale est la seule solution viable. C’est pourquoi, lors de ses dernières assemblées nationales, le BNG a souligné la nécessité de placer la souveraineté au premier plan comme alternative stratégique, tout en continuant à mettre en avant des propositions tactiques chaque fois que nécessaire pour éviter de tomber dans le piège de la rhétorique idéologique creuse, ce qui pourrait être gratifiant au plan individuel, mais qui est complètement stérile sur le plan pratique au niveau politique ».

"Nous cherchons un avenir différent : celui de la liberté pour notre pays, et c’est pourquoi nous sommes convaincus que nous devons rompre les liens de notre dépendance afin de construire un jour une société socialiste dans notre pays ; nous devons nous rallier hardiment au défi annoncé par le BNG pour hisser la bannière de la République de Galice afin de mettre un terme à la situation désastreuse à laquelle nous sommes confrontés aujourd’hui ».
En ce qui concerne le Front patriotique, il a ajouté : "Il s’agit d’une Structure à base élargie qui est idéologiquement bien préparée et doit se tenir prête à libérer tout son potentiel, toute sa capacité, afin d’influencer et convaincre la société, en portant le message des besoins de la Galice à des sections de plus en plus larges de la société.
À cette fin, aujourd’hui, comme elle l’a toujours fait depuis sa création en 1982, l’UPG s’attellera infailliblement à la tâche de renforcer les avancées du projet nationaliste représenté par le BNG, à travailler main dans la main avec les membres du Front patriotique pour définir toutes les mesures nécessaires pour élargir son champ d’application ".

La convention a pris fin avec l’hymne national Galicien suivi par un buffet.

Participation massive à la Fête nationale Galicienne.

Une fois de plus 15 000 personnes sont descendues dans les rues de la
Capitale Galicienne, Santiago de Compostelle, pour la Fête nationale annuelle,
manifestation organisée par le Bloc nationaliste Galicien (BNG), le 25 Juillet sous la bannière « Debout pour la Galice : Souveraineté, Démocratie et Droits ! ", réclamant le droit du peuple Galicien à construire son propre avenir en toute liberté, un avenir qui va au-delà du système politique actuel et rompt avec l’État espagnol afin de construire la République de Galice comme le seul moyen viable pour surmonter la crise actuelle, pour lutter contre les coupes budgétaires imposées par la Troïka, pour résoudre les vrais problèmes de la Galice et de ses classes laborieuses et pour assurer un avenir pour sa jeunesse d’aujourd’hui.

Une fois de plus nous avons rendu hommage à notre camarade, Moncho Reboiras, abattu par la dictature franquiste dans la ville de Ferrol le 12 août 1975. Plusieurs centaines de membres du Parti se sont rassemblées à l’extérieur du bâtiment où notre camarade a été abattu, avant de prendre part à un meeting où le Secrétaire général de l’UPG a loué les mérites de Moncho Reboiras, membre et leader exemplaire du Parti qui a travaillé sans relâche et n’a pas ménagé ses efforts pour apporter aux Galiciens des organisations dans tous les domaines, sans entrave et ingérences extérieures, afin d’assurer un avenir pour les classes populaires nié par l’État espagnol.

Organisations participantes :

• Parti communiste allemand (DKP)
• Parti communiste de Bohême et de Moravie en République tchèque (KSCM)
• Parti communiste du Brésil (PCdoB)
• Parti des Travailleurs - Brésil (PT)
• Parti communiste du Canada (marxiste-léniniste) (PCC-ML)
• Unité du peuple des îles Canaries (UPIC)
• castillan gauche (IzCa)
• Les candidats de l’Unité populaire de Catalogne (CUP)
• Mouvement de la Gauche Révolutionnaire - Chili (MIR)
• Parti communiste - Chili (PCCh)
• Vanguard Parti - Les personnes de - Costa Rica (PVP)
• Parti socialiste ouvrier de Croatie (SRP)
• Parti communiste de Cuba (PCC)
• Front Farabundo Marti de libération nationale - El Salvador (FMLN)
• Parti socialiste écossais (SSP)
• Parti des travailleurs du monde - Etats-Unis (WWP)
• Sortu, Pays Basque
• Front démocratique national - Philippines (FNDP)
• Mouvement flamand-socialiste (V-SB)
• Mouvement politique d’émancipation populaire - France (M’PEP)
• Organisation communiste de Grèce (KOE)
• Sinn Féin - Irlande
• Parti des communistes italiens (PDCI)
• Parti communiste libanais (LCP)
• Parti des communistes - Mexique
• Groupe de travail - Mexique (PT)
• Front sandiniste de libération nationale - Nicaragua (FSLN)
• Front Démocratique pour la Libération de la Palestine (FDLP)
• Le Front populaire pour la libération de la Palestine (FPLP)
• Parti • Peuple du Panama (PPP)
• Parti communiste péruvien (PCP)
• Avant socialiste - Puerto Rico (FS)
• Mouvement de l’Indépendance nationale Hostosian - Porto Rico (MINH)
• Bloc de gauche - Portugal (BE)
• Parti communiste portugais (PCP)
• Front Polisario - Sahara occidental
• Sardaigne Nation Indépendance (SNI)
• Mouvement démocratiques unis Patriots - Tunisie (Unified Watad)
• Front révolutionnaire pour un Timor oriental indépendant (FRETILIN)
• Mouvement de participation populaire - Uruguay (MPP)
• Parti communiste de l’Uruguay (PCU)
• Parti communiste du Venezuela (PCV)
• Parti socialiste uni du Venezuela (PSUV)