Agroalimentaire breton : La Commission mène l’enquête
mardi 19 janvier 2016
Auteur : par Administrateur

Stéphane Le Foll a organisé, des tables rondes entre le 24 juillet et le 1er octobre, pour tenter de trouver des solutions à la grave crise de l’élevage français

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AGROALIMENTAIRE BRETON : LA COMMISSION MENE L ENQUETE

19 janvier 2016

Stéphane Le Foll a organisé, des tables rondes entre le 24 juillet et le 1er octobre, pour tenter de trouver des solutions à la grave crise de l’élevage français entre les syndicats, les industriels et la grande distribution. La Commission européenne (CE) a envoyé un courrier soumettant à un questionnaire les participants à ces tables rondes, auquel ils sont sommés de répondre avant le 15 février sous peine d’amende. Il leur est demandé de fournir les ordres du jour des réunions, la liste des participants, les documents présentés, les compte-rendu et échanges écrits… La Commission européenne explique dans ce courrier qu’elle enquête sur « des comportements anticoncurrentiels allégués » dans les secteurs du lait, du porc et de la viande bovine. Les participants sont suspectés d’enfreindre l’article 101 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne. Elle a précisé qu’elle avait reçu des plaintes « sur la situation des marchés et de la viande en France ».

Ces réunions avaient abouti à des engagements de revalorisation des prix assurant un revenu minimum aux agriculteurs. Engagements qui n’ont pas tenu bien longtemps puisque les prix se sont effondrés depuis.

Ainsi pour l’Union européenne, la concurrence libre et non faussée doit s’appliquer à n’importe quel prix, y compris celui de l’activité économique d’une région.

Les agriculteurs se rendent compte qu’il s’agît d’une guerre économique et que dans ce cadre il ne leur est pas possible de se réunir pour défendre leurs intérêts. Dans l’Union européenne c’est le « marché » qui fixe les prix et « il » n’a que faire que les coûts de production dépassent le prix imposé aux producteurs. Ces derniers iront-ils jusqu’à remettre en cause l’appartenance à l’Union européenne ?

Il est à craindre que non. La FNSEA et les groupements de producteurs ne sont pas en train de remettre en cause le libre-échange et la guerre économique qu’il sous-tend engendre, seulement mais, en ce moment ils perdent face à leurs adversaires et ils n’aiment pas ça…

Les producteurs de porcs se sont regroupés dans un mouvement dit des « bonnets roses » réunissant « des paysans de base, indépendants des syndicats ». Ils remettent en cause ceux qui les représentent dans les réunions à Paris ou à Bruxelles, mais pas les réunions. Ils veulent fédérer toute la filière et « revaloriser la viande française sur le marché français ». Sans remise en cause des modes de production et de distribution, cela a-t-il une chance d’aboutir ?