Après sa défaite électorale, le gouvernement ne veut toujours pas changer de politique.

Malheureusement il ne se passera rien. Car pour mettre un terme au chômage il ne s’agit pas de prendre des « mesures » comme toutes celles qui ont échoué ces dernières décennies, mais bien au contraire d’opérer un changement structurel de logique.

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APRES SA DEFAITE ELECTORALE, LE GOUVERNEMENT NE VEUT TOUJOURS PAS CHANGER DE POLITIQUE

Par le Parti de l’émancipation du peuple (ex-M’PEP).

Le 15 décembre 2015.

Les citoyens qui attendaient des responsables politiques de tous bords qu’ils montrent qu’ils avaient compris le message envoyé par les électeurs auront été déçus. Tout reste comme avant après le deuxième tour des élections régionales : la même langue de bois, les mêmes promesses, les mêmes renoncements. Deux journaux, ce matin, résument bien dans leur Une l’état d’esprit du moment. Aujourd’hui en France s’exclame ainsi « Politiques, avez-vous entendu les Français ? », alors que Le Monde parle d’un « Sursit républicain ». Le Premier ministre Manuel Valls, expert en manipulations et diversions, sait qu’il faut parler de l’emploi, du chômage, de la précarité. On le sait depuis plus de trente ans, car c’est le problème principal que les Français veulent voir réglé au plus vite. Mais pour Monsieur Valls, il ne s’agit que de parler de ces sujets, pas de les résoudre. Il s’agit pour lui et le gouvernement socialiste de donner l’impression qu’il « promet une réponse sur l’emploi », pour reprendre la Une des Échos.

Malheureusement il ne se passera rien. Car pour mettre un terme au chômage il ne s’agit pas de prendre des « mesures » comme toutes celles qui ont échoué ces dernières décennies, mais bien au contraire d’opérer un changement structurel de logique. Dans le secteur non-marchand (fonctions publiques d’État, territoriale, hospitalière, associations, certains services publics…) il faut le droit opposable à l’emploi, l’État doit être l’employeur en dernier ressort, tout le monde doit pouvoir travailler. Dans le secteur marchand (entreprises industrielles et de services, petites et grandes), il faut une politique macroéconomique décidée par l’État, favorable à une activité économique utile à la population. Il faut aussi réindustrialiser notre pays, notamment par une politique de substitution aux importations, ce qui nécessite des mesures protectionnistes.

Il ne se passera rien de tout cela, car pour résoudre le problème du chômage et de la précarité, en profondeur et durablement, il faut démondialiser, et notamment sortir de l’Union européenne et de l’euro, ce que ne veut pas le nouveau bloc de gauche organisé autour du PS et intégrant EELV et la gauche « radicale ». Le Parti socialiste a limité la déroute électorale, qu’il méritait pourtant, grâce au Front national d’un côté, d’EELV et du Front de gauche d’un autre côté. En divisant la droite par la fabrication d’une extrême-droite chargée de faire peur et de réveiller les électeurs dormants, le PS attend beaucoup du FN pour la présidentielle de 2017, surtout que Madame Le Pen soit qualifiée au 2e tour face à Monsieur Hollande. Quant à EELV, au Parti communiste français et à Monsieur Mélenchon, leur seule utilité est désormais de servir de force d’appoint au PS en échange de quelques miettes.

POUR SUPPRIMER CHOMAGE ET PRECARITE, VOILA LES TRANSFORMATIONS STRUCTURELLES QU’IL FAUDRAIT PRENDRE, A DEBATTRE !

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Forum de l'article  -9 Messages

  • Bien sûr qu’il ne se passera rien ! Ce n’est pas à la veille d’une élection, ou entre les deux tours qu’il faut se préoccuper de construire un barrage de paille contre le FN, et voter pour la droite ou le PS représente une capitulation inconditionnelle, aucun de ces partis ne tiendra compte du caractère des votes procurés par l’appel de Manuel Valls ou du Front de Gauche !

    Voter pour la droite ou le PS, soutenu par le Front de Gauche, c’est maintenir les conditions de la croissance du vote FN, et non le combattre !

    Tant que les organisations, qui représentaient autrefois le mouvement ouvrier et le monde du travail, n’auront d’autre projet que de nous proposer de repeindre en rose les murs de la prison "Union Européenne", d’essayer de nous faire croire qu’il s’agit d’une union des peuples d’Europe, d’un projet d’Europe sociale, alors ils continueront d’être de plus en plus déconsidérés, non crédibles, et finiront par disparaître.

    On ne va pas nous faire prendre des vessies pour des lanternes !

    Quant au FN..., comment peut on les laisser, sans réagir, se dire patriotes ; les vrais patriotes, ceux de 1789, avaient aboli l’esclavage et proclamé la liberté et l’égalité. Le FN, résurgence du Pétainisme de Vichy, ne propose que la discrimination et la xénophobie, ne va-t-il pas bientôt se réclamer de la Résistance ? Sarkozy l’a déjà fait, lui, en s’appropriant la lettre de Guy Môquet !

    Décidément il va falloir remonter la pente, remettre sur le devant de la scène la nécessaire souveraineté populaire qui ne peut s’exprimer aujourd’hui que dans les "Etats-Nations", il va falloir continuer de clamer qu’il n’y a pas de démocratie dans l’Union Européenne, que nous sommes gouvernés par le traité de Lisbonne, un traité économique totalement voué au néo-libéralisme capitaliste, inamendable et irréversible.

    Le PCF et le Front de Gauche avouent leur échec et prétendent tout reconstruire, "du sol au plafond", mais sur quelles fondations ? Ne nous faisons pas d’illusions : ils ont dépassé le stade de "l’erreur humaine" et sont maintenant dans la "persévérance diabolique" !

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    • "Quant au FN..., comment peut on les laisser, sans réagir, se dire patriotes ; les vrais patriotes, ceux de 1789, avaient aboli l’esclavage et proclamé la liberté et l’égalité. Le FN, résurgence du Pétainisme de Vichy, ne propose que la discrimination et la xénophobie, ne va-t-il pas bientôt se réclamer de la Résistance ? Sarkozy l’a déjà fait, lui, en s’appropriant la lettre de Guy Môquet !"

      Dans le Sud, nous avons eu Estrosi qui a osé mettre sur ses affiches électorales et sa propagande le beau nom de RESISTANCE ! Donc dans certains endroits, l’appropriation (avant l’expropriation ?), c’est maintenant ! C’est même déjà fait. Alors que le même Estrosi n’en est jamais à une ou deux remarques xénophobes près... nous le savons bien nous autres Sudistes du 06 qui l’avons à longueur de temps par chez nous. Le FN n’a pas besoin d’être en tête chez nous et élu : l’UMP y pourvoit déjà largement.

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  • Cynique(s)
    Cynique le parti du président au pouvoir qui s’est fait élire sur des propositions, un petit chouia, de gauche et qui mène une politique de droite (casse des acquis sociaux, lois liberticides et antisociales obligeant les salariés à travailler plus pour gagner moins… Intimidations et chantage contre tous ceux qui tentent de penser et d’agir autrement…)
    Cynique le parti du président qui a promis de ré enchanter le rêve et nous fait vivre dans l’incertitude permanente, dans un véritable cauchemar.
    Cynique le parti du président qui ne fait que récolter les fruits pourris de ce qu’il a semé mais qui cherche à rejeter la responsabilité de ses échecs sur les abstentionnistes, sur ceux qui tentent le vote FN et sur ces partenaires – genoux à terre- qui n’ont pas été assez loin dans la compromission !
    Cynique le parti du président qui n’a pas cessé de puiser dans les idées de la droite et même dans celles du FN pour garder le pouvoir oubliant juste que les déçus de sa politique préfèrent l’original à la copie.
    Cynique le parti du président -sans morale- qui ose parler de morale…
    Morale toutes les affaires ? Morale toutes ces guerres ? Morale cette soumission à l’Otan, ces alliances avec les Etats terroristes et ces régimes réactionnaires ? Morale ces liaisons dangereuses avec tous les mercenaires ? Morale de passer en douce des lois contre la classe moyenne et modeste en imposant le silence dans les rangs pour empêcher de voir clair…
    Cynique parce que ce qui dérange le parti du président, en le FN, c’est qu’il risque de piquer des places aux « républicains » installés dans cette alternance bonnet/blanc blanc/bonnet …
    Un parti et un président cyniques/sans morale sont-ils bien placés pour parler de morale ?
    Ils tentent de nous faire avaler le choix du moins pire, comme voter Bertrand ou Estrosi contre les Le Pen… Pourquoi le « front républicain » n’inscrit-il pas dans la Constitution que tout(e) élu(e) qui s’avère malhonnête et/ou incapable serait révoqué(e) ? L’impunité installe et conforte la pourriture qui nous gouverne dans ces changements dans la continuité…
    Si on suit ce raisonnement stupide cela pourrait nous faire croire qu’il vaudrait mieux choisir Le Pen face à Mussolini, puis Mussolini face à Hitler… On ne choisit pas entre les serviteurs de la même classe, celle des profiteurs de la force du travail et du savoir-faire des travailleurs…
    Contre les exploiteurs et leurs serviteurs on doit oser opposer une véritable lutte des classes au lieu de s’auto-humilier en continuant à courir derrière les miettes, derrière les places.
    Que le mini premier ministre cesse de parler de dignité, lui qui n’hésite pas à lécher les babouches du roi d’Arabie Saoudite et de l’Emir du Qatar ; qu’il arrête de faire peur avec ses phrases choc « le FN risque de mener à la guerre civile » espérant devenir un jour le futur Caudillo de ce qui pourrait devenir la Wilaya France, si on laisse faire.
    Vu l’état de la France aujourd’hui et de son image dans le monde j’affirme que le parti du président est plus dangereux par son cynisme que le FN (épouvantail) car non seulement il a installé le pays dans la terreur et le désespoir que l’on constate mais il a aussi joué les divisions au sein des foyers de résistance et cherche à briser définitivement la combativité syndicale et ouvrière…
    Alors abstenons-nous de nous rendre complice de ce climat nauséabond… Compter sur les élections pour changer les choses c’est continuer à croire au Père Noël ! Hamid Benzekri

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  • Bonjour
    je suis assez d’accord avec vous sur votre analyse, sauf sur celle de la "fabrication d’une extrème droite..."elle n’est plus à ce stade, elle est maintenant avec "la fille" une arme de guerre tout à fait redoutable car dépasse les "bornes" que s’étaient fixées les biens pensants...
    Je pense qu’il faut lancer l’idée du "DROIT OPPOSABLE A L’EMPLOI" en y développant tous les aspects "économiques, sociales, etc."
    On briserait ainsi le fond de commerce du FN en mettant fin à ceux qui profitent des MINIMA SOCIAUX puisqu’ils deviendraient de fait inutiles, car tous ceux qui sont en capacité de travailler "travailleraient"
    Cela serait aussi une arme fatale contre tous les exploiteurs qui ne pourraient plus jouer sur la carte du chômage pour exercer leur chantage et ainsi avoir une politique de bas salaires.
    Je suis pour l’instant à l’écoute, même si dans un 1er temps je n’appreciais pas trop le fait que vous deveniez un "partie".
    A bientôt.
    Alain Cazier

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  • Bonjour,
    je trouve curieux votre façon de penser et de faire. La critique, seulement la critique et rien d’autres. C’est STERILE.
    Le gouvernement gouverne bien ou mal mais après les élections régionales donner lui le TEMPS de remanier, si cela doit être fait.
    François HOLLANDE n’avait pas tout promis comme vous essayer de le faire croire, moi j’avais trouvé qu’il n’y avait pas FAIT
    beaucoup de promesses et il a bien fait car il n’avait certainement pas prévu le déficit réel de la France et tout les problèmes qui
    s’en sont suivis. Vous êtes vous, présenter pour ses régionales ? Faire est beaucoup plus difficile que dire.
    Oui le problème économique est le problème le plus important puisque le chomage, des jeunes ou des vieux, est une vraie gangrène
    pour la société. Moi je préfèrerai que l’on dise concrètement ce que la France économique a besoin POUR REEQUILIBRER NOS FINANCES.
    Combien d’heures ou de jours travaillés par an, et combien de personnes ?
    Cela détermine le nombre de personnes que la France peut avoir au travail et a partir de là on peut voir ce qu’il faut faire, notamment
    par rapport aux migrations. Nos jeunes formés s’en vont hors de France ! Est-ce bien raisonnable ? mais pourquoi pas …
    L’Europe n’est pas la cause de tout ! même si je ne suis pas d’accord avec cette Europe là. Par ailleurs, cela se joue aussi au niveau international avec les accords que nous acceptons, d’autres pays les contournent voir avec les Etats Unis mais certainement avec
    d’autres pays (Les Allemands aussi) mais nous n’avons pas les détails.
    Le CAPITALISME C EST ACCEPTE LES TRICHEURS ET BIEN C’EST CE QUE L’ON A avec l’accord de tous.
    Pour le gouvernement je trouve qu’ils sont assez réactifs et François Hollande a demandé a être jugé a la fin de son mandat
    Dont acte !
    Quand au front national oui beaucoup de gens ne sont pas d’accord avec les migrations mais ce qu’ils ne comprennent pas, c’est
    que pour la France, l’Etat, a souvent été bien content de trouver cette main d’oeuvre là pour pallier a ses manques, a ses imprévisions
    et de tout temps, depuis plus de 30 ans.
    Voilà ma façon de penser
    je ne sais pas vraiment qui vous êtes et pourquoi vous m’envoyer vos mails mais ce n’est pas vraiment nécessaire.
    Françoise DELHOMMEAU

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    • Vous trouverez les réponses à vos questions en cliquant sur les 6 liens qui accompagnent le texte et appendrez ainsi à nous connaitre.
      Pour rééquilibrer nos finances, il faut surtout que l’Etat Français se finance grâce à un impôt plus fort (IRPP, IS, TVA, taxes..) sur les très riches sans évasion fiscale, laquelle est souvent consentie et cesse de se financer sur les marchés en retrouvant sa capacité de création monétaire confisquée par l’UE.
      Ne mettons pas tout sur le dos des travailleurs.

      Annik

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  • Ce n’est pas tant que ce gouvernement ne fera rien, c’est surtout qu’il ne souhaite rien faire, vu qu’il sert les classes dominantes. Les apparatchiks du PS ont dans leur grande majorité partie liée avec les puissances d’argent. Le PS est un parti de droite depuis 1983 et le fameux tournant de la rigueur - autre nom pour l’austérité, déjà à l’époque.

    Il serait même fort surprenant que ce gouvernement fasse quelque chose. Il ne va quand même pas abandonner la défense des intérêts des capitalistes et autres dominants en si bon chemin, non ?

    Le seul truc qui est juste, effectivement, c’est que ce gouvernement va parler (pour ne rien dire) et ne rien résoudre. Comme toujours avec ce ramassis d’incompétents et de médiocres à la solde du Kapital.

    Donc, continuons de dénoncer l’imposture et du PS et du FN, qui se placent tous les deux dans la posture de défenseurs des petites gens et autres sans-grades, autrement dit les classes dominées, alors que ces partis ne font qu’entériner les désidératas des classes dominantes. Cet article y contribue très bien, tout est dit.

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  • Et pourquoi changerait-il de politique, le PS a atteint son but, le gouvernement ne peut donc que poursuivre pour ancrer le changement intervenu. Ce 13 décembre marque une étape nouvelle majeure pour le Parti socialiste. Opportuniste et cynique de toujours, sa mue droitière mis en œuvre par F.Mitterrand en 1982 est en voie de finition. Il vient de se débarrasser de sa défroque rose pour revêtir sa nouvelle, la bleue. La visite de F. Hollande à Xavier Bertrand vainqueur de MLP, ratifiait l’accord connivent parfaitement réussi entre le dernier né des partis de droite et les anciens. Terra nova, préparant le terrain, l’avait écrit il y a plusieurs années, le PS doit abandonné les classes populaires, car elles s’abstiennent ou votent Front national. C’est fait, mieux c’est réussi, sur tous les points, même les possibles gêneurs ont disparu. La gauche qui se dit radicale, par emprunt à Syriza, n’a rien vu venir, liquéfiée qu’elle est. Sans vision, sans perspective autre que la ligne bleue de l’UE, qu’espérait-elle ? Depuis les dramatiques événements grecs dont elle ne peut s’absoudre, du moins idéologiquement, elle tente de se refaire une attitude, de se fixer un horizon : Un plan B...européen. Tout un programme !

    Nous voici installé, mutatis mutandis, dans un paysage politique comparable aux USA. Déjà, nous avons « Les républicains » Valls va-t-il plaider pour « Les démocrates »,peu importe. Le système de grande coalition au gré des circonstances, n’est pas prisé dans notre pays, et le FN voit ainsi sa carrière d’épouvantail-repoussoir renforcée. Il ne s’en plaindra pas. C’est l’aboutissement in fine de la stratégie Mitterrandienne.

    Plus que jamais se pose avec acuité la question du changement de société, et par conséquent de la construction d’une hégémonie culturelle des victimes du néolibéralisme. Certes l’ambition est énorme, hors norme, hors l’habitude, en se sens remarquons trois faits : 1/ 55,54 % de l’électorat (abstention+ blancs et nuls) s’est refusé à mettre tout bulletin partisan dans l’urne. C’est la majorité qui veut une autre politique, qui refuse l’austérité (on vient de voir ça ailleurs) ; 2/ Le vote FN n’émane pas pour l’essentiel, tel que la presse dominante voudrait nous le faire admettre depuis des années, des anciens électeurs de gauche, enfin ayons bien conscience que 3/ le chômage c’est d’abord pour des millions de personnes interdiction du droit à la santé, selon la définitions de l’OMS : « un état complet de bien-être physique, mental et social et pas seulement une absence de maladie ou d’infirmité ».

    La lutte pour le droit opposable devient donc un pivot, sinon le pivot du combat idéologique qui entraîne dans son sillage tous les autres questionnements en commençant par la nécessité de l’indépendance nationale et la souveraineté populaire.

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