Communiqué du M’PEP sur la question de la restriction du droit à l’avortement en Espagne

Le M’PEP soutient pleinement le combat des femmes espagnoles pour préserver un droit fondamental qu’elles ont acquis avec la loi de 2010 légalisant le droit à l’avortement. Il invite tous les citoyens à se mobiliser pour ce combat dans une perspective internationaliste et universaliste. Et, avec de nombreuses autres organisations, il appelle à manifester

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COMMUNIQUÉ DU M’PEP SUR LA QUESTION DE LA RESTRICTION DU DROIT A L’AVORTEMENT EN ESPAGNE

Par le Mouvement politique d’émancipation populaire (M’PEP)

Le 30 janvier 2014

Le 20 décembre 2013, le gouvernement espagnol de M Rajoy a présenté un projet de loi visant à annuler la loi de 2010 sur le droit à l’avortement. Rappelons que celle-ci légalisait l’avortement jusqu’à 14 semaines d’aménorrhée et qu’elle avait été votée à l’issue d’un rapport de forces très tendu. Les catholiques espagnols, soutenus par la droite – dont J M Aznar - et l’église avait en effet mobilisé plus d’un million de personnes pour défiler le 17 octobre 2009 contre cette légalisation de l’avortement.

Ce projet de loi amorce donc, pour la droite réactionnaire, une nouvelle phase dans le combat qu’elle mène contre une réglementation de l’accès à l’avortement respectant la décision des femmes de poursuivre ou non une grossesse. Il s’agit d’un retour trente ans en arrière pour ne pas dire d’inspiration franquiste. Car si ce projet est voté par le congrès des députés, les femmes ne pourront recourir à l’avortement qu’en cas de viol préalablement déclaré à la police ou de grave danger pour leur santé. Or ce cadre législatif très restreint ne couvre que 8% des cas d’avortements recensés actuellement en Espagne. Pour les autres, il ne restera comme possibilités que de se rendre à l’étranger pour les plus aisées ou l’avortement clandestin avec les risques que l’on connaît.

Cette initiative du gouvernement espagnol s’inscrit dans une offensive plus générale contre le droit des femmes sur le plan européen. Ainsi, le ministre espagnol de la justice, Alberto Ruiz-Gallardon affirme être « convaincu que cette initiative aura une suite ailleurs en Europe » Pour sa part, le parlement Européen - confirmant son impuissance et sa soumission naturelle aux lobbies intégristes - a rejeté un amendement progressiste d’une euro-députée portugaise sur ces questions.

En France, Marisol Touraine et Najat Vallaud-Belkacem affirment : « Le gouvernement ne tolérera aucune entrave à ce droit essentiel des femmes , chèrement acquis » Dont acte. Mais ces incantations ne sauraient masquer une réalité bien sombre : la sinistre loi Bachelot qui soumet les hôpitaux à des impératifs purement comptables n’a pas été abrogée par le gouvernement actuel. Au nom d’une politique d’austérité et de réduction des déficits publics - imposée par les marchés financiers - qui frappe le secteur de la santé, s’organise donc le démantèlement progressif de l’hôpital public et de ses services. Ainsi, plus de 130 services pratiquant l’IVG dans les établissements publics de santé ont fermé ces dix dernières années et les conséquences pour les femmes concernées sont désastreuses.

Le M’PEP soutient pleinement le combat des femmes espagnoles pour préserver un droit fondamental qu’elles ont acquis avec la loi de 2010 légalisant le droit à l’avortement. Il invite tous les citoyens à se mobiliser pour ce combat dans une perspective internationaliste et universaliste. Et, avec de nombreuses autres organisations, il appelle à manifester

Manifestations samedi 1er février

  • Bordeaux – Départ à 14h00 du Grand Thêatre, Place de la Comédie
  • Marseille – Départ à 15h00 de la sortie du métro Vieux Port
  • Nantes – Départ 15h00 de la place Royale
  • Paris - Départ à 14h00 de la Place du Maréchal Joffre (M° Ecole militaire).

Rassemblements samedi 1er février

  • Angers – 16h00 Place du ralliement
  • Avignon – 14h00 rue de la République devant le Musée Lapidaire
  • Bayonne – 11h00 devant le Consulat d’Espagne, Résidence du Parc 4 avenue du B.A.B
  • Besançon – 15h30 Place Pasteur
  • Béziers – 11h00 Place du Général De Gaulle devant la sous-Préfecture
  • Brest – 14h00 Place de la Liberté
  • Caen – 14h00 Place Bouchard
  • Grenoble – 14h00 place Félix Poullat
  • La Rochelle – 14h00 Place de Verdun
  • Le Havre – 14h00 ZAC René Coty
  • Lille – 14h00 Place Richebé
  • Limoges – 15h00 Place de la Motte
  • Lyon – 14h30 Place des Terreaux
  • Metz – 11h00 à la colonne Merten, entrée de la rue Serpenoise
  • Montpellier – 14h30 Place de la Comédie devant l’Office du tourisme
  • Nice – 14h00 devant le Consulat d’Espagne, 4 bd Jean Jaurès
  • Pau – 11h00 devant le Consulat d’Espagne, 6 Place Royale
  • Rennes – 15h00 Place de la Mairie
  • Saint-Brieuc – 12h00 rue Sainte-Barbe devant le centre commercial « Les Champs »
  • Tarbes – 16h00 Place de la Mairie
  • Tours – 14h00 devant la Mairie, Place Jean Jaurès

Réunion publique samedi 1er février

  • Clermont-Ferrand – 15h00 au centre associatif Jean Richepin, 21 rue Jean Richepin

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