Face à la crise morale et politique, ouvrir à notre peuple une perspective de rassemblement patriotique et progressiste.

Il faut que naisse en France une large alliance républicaine s’inspirant, dans les conditions d’aujourd’hui, des principes et du programme du Conseil national de la Résistance. Ce sera le moyen de sortir notre pays du broyeur de l’Union européenne et de l’euro, constituer la République sociale, laïque, souveraine, une et indivisible, sur des bases réellement démocratiques, reconstruire l’appareil productif industriel et agricole, réduire les inégalités et relancer le progrès social, nouer de nouveaux traités progressistes internationaux non limités à l’Europe.

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FACE A LA CRISE MORALE ET POLITIQUE, OUVRIR A NOTRE PEUPLE UNE PERSPECTIVE DE RASSEMBLEMENT PATRIOTIQUE ET PROGRESSISTE

Communiqué des Clubs « Penser la France », Du Mouvement politique d’émancipation populaire (M’PEP), du Pôle de renaissance communiste en France (PRCF).

Le 19 avril 2013.

Après tant d’autres affaires impliquant de hauts personnages de l’établissement politique, l’affaire Cahuzac est emblématique de la décomposition morale et civique des « élites » qui dirigent ce pays depuis trente ans. Tout y est : relations incestueuses de la politique, de la finance et de la grande industrie pharmaceutique, mensonge d’État, affichage indécent des liens entre la « gauche » établie et l’argent, mensonge d’État, etc.

Ni l’UMP, dont l’ex-chef de file est cité dans plusieurs affaires explosives, ni le Front national, qui participe du verrouillage politique de la France en imposant au peuple un choix mortel entre le Parti Maastrichtien Unique (PS, UMP, Europe-Écologie, « centre ») et le bloc réactionnaire en formation sur le thème faisandé du « tous pourris », ne sont à même d’apporter une réponse progressiste qui permette au peuple de France de reprendre le chemin du civisme, de l’indépendance nationale, du progrès social et de la coopération internationale.

Le Front de gauche de son côté, comme le montre son échec lors de l’élection législative partielle de l’Oise, n’apparaît pas comme une alternative. En refusant obstinément de lutter pour la sortie de l’Union européenne et de l’euro, il démontre sa volonté de ne pas vouloir remettre en cause le système. Quant à la « moralisation de la vie politique » prônée par François Bayrou, elle ne peut être qu’un emplâtre sur une jambe de bois, même si évidemment, toute mesure, même superficielle, visant à prévenir les plus gros abus, est bonne à prendre.

En effet, l’interpénétration de l’argent et de la politique n’est pas liée aux « dérives » d’un homme. Elle est structurelle dans un pays et dans une Union européenne où, sous couvert de « libéralisme » et de « social-libéralisme », les groupes de pression industriels et financiers tendent à former un mécanisme unique avec la puissance publique, qu’il s’agisse des gouvernements « nationaux » ou des organismes dirigeants de la « construction européenne » et de la mondialisation financière. La tricherie fiscale, révélée à propos de l’affaire des paradis fiscaux, est systématiquement organisée par et pour les classes dirigeantes.

En réalité, ce sont les mécanismes structurels du capitalisme mondialisé, c’est la « construction » européenne en tant qu’elle transforme la démocratie institutionnelle en vitrine trompeuse des institutions supranationales et de la finance, qui doivent être radicalement mis en cause. Tôt ou tard elles seront balayés par l’insurrection citoyenne du peuple français dépossédé et gravement humilié : qu’on se souvienne seulement à ce sujet de la manière dont le « non » français à la constitution européenne a été contourné et violé par Sarkozy et par les députés PS et UMP, avec l’aide de tant de « consciences » médiatiques qui jouent aujourd’hui aux Pères-la-vertu !

C’est pourquoi nos trois organisations appellent plus que jamais les travailleurs en lutte, les citoyens en désespérance, les patriotes progressistes qui ne veulent pas abandonner leur pays aux conjurés du Parti Maastrichtien Unique et du bloc réactionnaire en formation, à rejoindre le combat patriotique et progressiste et à se rassembler. Il faut que naisse en France une large alliance républicaine s’inspirant, dans les conditions d’aujourd’hui, des principes et du programme du Conseil national de la Résistance. Ce sera le moyen de sortir notre pays du broyeur de l’Union européenne et de l’euro, constituer la République sociale, laïque, souveraine, une et indivisible, sur des bases réellement démocratiques, reconstruire l’appareil productif industriel et agricole, réduire les inégalités et relancer le progrès social, nouer de nouveaux traités progressistes internationaux non limités à l’Europe.

Ce rassemblement pour la France indépendante et la République sociale est la seule voie ouverte pour conjurer la décomposition de notre pays, rendre au peuple français sa fierté, reconstruire la nation républicaine et « mettre le monde du travail au centre de la vie politique », conformément aux engagements plus vivants que jamais du programme du Conseil national de la Résistance.


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Forum de l'article  -17 Messages

  • Je suis militant communiste.Je crois au FRONT DE GAUCHE.
    Je lis avec attention vos articles et commentaires.

    je veux, et j’agis en conséquence, un autre système économique et politique qui nous entrainerait vers un monde plus juste et plus humain.

    Si nous avons les mêmes fondamentaux : l’homme avant le fric, une société socialiste, l’égalité des chances,une solidarité avec tous les habitants de notre planète...
    Le capitalisme ne peut nous apporter ces valeurs...donc ne peut être que combattu...
    Alors, continuons ensemble à discuter, à ne pas prétendre avoir raison sur le fonds, mais simplement sur "les détails", sur les actions et la stratégie. Alors continuons ensemble à lutter contre les injustices, la corruption, les paradis fiscaux, le chômage et le travail précaire,la pauvreté...

    POUR la démocratie et les services publics... POUR VIVRE plus dignement et plus humainement.

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    • Si le FdG et en particulier JLM veut bien comprendre qu’il fait fausse route en voulant garder l’amalgame de peuples européens aussi disparates, il a une petite chance de pouvoir rassembler. On ne peut construire une UE que coopération e pays, pas un système fédéral qu’il appelle de ses voeux.

      Il faut donc d’abord quitter l’euro puis l’UE pour pouvoir reconstruire une coopération entre pays et progressivement s’accorder sur des lois fiscales et sociales identiques, une monnaie commune ’et non plus uniques) en plus des monnaies nationales, avant de pouvoir par la suite revenir à une véritable union (qui de toute façon est impossible à 27)

      Ce n’est que mon avis.

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      • L’euro n’est pas une monnaie unique mais une monnaie commune.

        Je partage votre avis concernant Mélenchon, il est fédéraliste et rien dans son discours ne montre qu’il a changé d’avis.

        Comme écrit dans mon précédent commentaire, Mélenchon est député européen, il ne peut donc ignorer les objectifs de l’UE et semble s’y conformer puisqu’il a voté la réintroduction des farines animales, paraît-il "par erreur".

        Cela me rappelle le "à l’insu de mon plein gré" de Virenque coincé pour dopage.

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      • Communistes, nous sommes internationalistes.
        Vous virez au national-socialisme...
        "amalgame de peuples disparates" ! Bravo...
        Alors comment parlez-vous de la mosaïque de cultures qui compose la France ? je n’ose imaginer !

        Scary...!

        D.

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        • On peut le regretter mais l’Europe communautaire n’a pour but que de créer un grand marché continental et rien d’autre, étant entendu que c’est de l’économie (néo libérale) que doit procéder la politique et non l’inverse. Ce qui implique la mise en concurrence permanente de tous contre tous, individus, régions, états etc... et aucunement une quelconque harmonisation (par le haut) des conditions de vie de ses différentes composantes. Ce qui serait un premier pas dans la constitution d’un "peuple européen".

          Cette construction s’est faite à côté des peuples, si ce n’est contre eux, cf. les référendums de 2005 et autres (France, Pays Bas, Irlande etc...), comment s’étonner des réactions de rejet ? D’autant que les politiques donnent le spectacle quotidien de leur impuissance, subie ou assumée, réelle ou exagérée : "on ne peut pas... l’impératif de la construction communautaire... les contraintes extérieures... etc...".

          Il faut partir des faits, pas de ce qu’on voudrait voir. En refusant l’obstacle la (vraie) gauche laisse le champ libre à l’extrême droite qui se présentera comme le dernier recours le jour où tout ça s’effondrera. Parce que qu’on le veuille ou non ça se terminera comme ça, la seule chose qu’on ne sait pas c’est quand.

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        • Pour commencer, les français partagent une même culture globale meme s’il existe des particularités régionales, ensuite ils partagent une même langue (donc une pensée commune nous disent les linguistes) et une même histoire. Difficile de trouver autant de point commun entre un francais et un letton ou entre un anglais et un italien dans cette UE à 27... De plus il me semble que vous confondiez communisme et trotskisme (dont les figures de proue en france sont LO et le NPA) ... Il semble que vous fassiez parti des seconds vu que visiblement vous conspuez l’etat-nation et prenez parti pour les régionalismes, deux caractéristiques que l’on retrouve chez ces individus marginaux. Même s’il y aurait beaucoup à dire, je ne me livrerai pas ici à la critique du trotskysme façon LO car ça n’est pas le sujet.

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        • Vive la liberté d’exploitation dans notre beau marché européen (à 27) avec une concurrence entre le travailleur Bulgare à 300 euros et le travailleur français à 1200 euros.
          Si accepter cette Europe de l’exploitation et de la concurrence entre les peuples c’est de l’internationalisme et si défendre les intérêts des travailleurs de notre pays c’est du national-socialisme, alors évidemment on n’a plus qu’à tirer l’échelle et aller se coucher.
          Le PCF (dont DavidB semble partager l’orientation politique) devenu pro-UE (ou euro-béat) est tombé bien bas !

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      • Chers camarades
        quelle que soit la justesse de vos analyses et propositions, vous devez reconnaître que JLM est le seul aujourd’hui à crier de manière audible (à sa façon , j’en conviens) la colère du peuple. Je pense qu’il est temps de sortir des certitudes "sur sortir de l’Europe" , "sortir de l’euro", pour mon compte, ex secrétaire de section communiste, je pense à la nécessité de prise de conscience par le peuple de gauche de ce que représente la portée libératrice du rassemblement du front de gauche (longtemps refusé par le PCF raison pour laquelle j’en suis parti en 2007)y compris dans la prise en compte de sa diversité. Aidons tous à cette prise de conscience, il n’y a pas de fatalité au désespoir
        Le mouvement du 5 mai peut être une matérialisation de cette prise de conscience et acceptons provisoirement que JLM en reste le porte parole.
        Ensemble Autonome, performant dans les propositions, pour prendre le pouvoir
        Fraternellement

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      • Tu as raison Sophie. Tu as tout compris. Le problème est que Mélenchon, ne veut pas admettre qu’il est indispensable qu’il est impératif de sortir de l’euro et de l’UE. Comme Le Pen, il dit qu’il veut bien sortir de l’euro si TOUS les membres de l’UE sortent en même temps. ce qui n’est pas possible. Il suffit qu’un seul membre refuse pour que rien ne se fasse.....ou alors dans 15 ou 20 ans. Merkel n’acceptera jamais cette solution, l’UE et l’euro, c’est ELLE.
        Dommage, si le FdeG avait voulu discuter avec les quelques partis qui veulent sortir, les choses seraient différentes.

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    • Vous êtes communiste, dîtes-vous et vous croyez au Front de Gauche, vous êtes communiste, dîtes-vous, et vous êtes pour "une solidarité avec tous les habitants de
      notre planète" ? Alors, quid du non-vote contre "l’intervention" de la France au Mali, c’est-à-dire de l’Abstention du Front de Gauche contre la prolongation de cette guerre néo-colonialiste ?

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  • J’avais assisté à la conférence à Aix en novembre 2012 qui regroupait les mouvements auteurs de ce texte et l’UPR sur le thème d’un nouveau CNR. C’était une grande espérance. Qu’en est-il aujourd’hui ?
    Vous évoquez dans votre texte les arguments développés par François Asselineau dès la création de son mouvement en 2007, l’Union Populaire Républicaine. Il fait référence au CNR comme fondement de son action basée sur la résistance et la libération nationale.
    Votre texte est très bien mais à aucun moment vous n’informez les lecteurs de l’existence de ce parti et donc de la possibilité d’un rassemblement plus large.

    Contrairement à Jacques, je ne pense pas qu’il faille se concentrer sur les détails mais bien sur le fond et sur le fond, effectivement, le Front de Gauche n’est pas dans l’optique de sortir de l’UE et de l’euro.
    Mélenchon a appelé à voter Hollande SANS CONDITION, alors que tout indiquait ce qui allait se passer.
    Moscovici, Sapin, étaient déjà aux Finances sous la 1ère mandature Mitterrand quand la fusion des banques de dépôt et d’investissement a été votée.
    Nicolas Doisy de Cheuvreux, interwievé par le journal Fakir, avait indiqué, pendant la campagne des présidentielles, qu’entre le peuple et les marchés, Hollande choisirait les marchés.
    Par ailleurs, Mr Mélenchon est député européen, il ne peut donc ignorer les GOPE, Grandes Orientations de Politiques Economiques, consultables par tout un chacun sur le site de l’UE, qui , quand on les a lues, éclairent d’un jour nouveau les décision politiques soi-disant nationales, indépendantes et inéluctables de nos gouvernements et je mets la "droite/droite" et la "gauche/droite" dans le même sac.
    Alors le rassemblement, c’est maintenant ?

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  • Le camp progressiste est déjà assez divisé !
    Le front de gauche représente, à mon modeste avis, l’une des rares bases de lancement d’une résistance à ce monde libéral déshumanisé (quels que soient les doutes qu’on puisse avoir sur l’aspect monétaire)

    Certes, des gaullistes sincères pourraient éventuellement rejoindre le FDG , mais, à l’évidence , pour certains, il leur sera difficile de franchir le rubicon.

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  • En regardant le fonctionnement de l’UE, il me semble illusoire de croire qu’un jour cela puisse devenir démocratique et au service du plus grand nombre. Le problème est que maintenant elle gère l’essentiel du droit et de l’économie. Même si la vraie(le front de) gauche était au pouvoir, elle serait impuissante dans le respect des règles de l’UE.
    Comment peuvent-ils encore nous faire croire qu’une autre Europe est possible !
    Pourquoi pas un autre FMI, une autre OMC au service de Florange, un autre ArcellorMittal qui ne mettra plus en concurrence les travailleurs du monde entier.

    J’envoie mon adhésion au M’PEP.

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  • Même si on ne peut pas prédire la suite des évènements, l’objectif actuel me semble être d’arriver à obtenir pour le Front de Gauche plus de voix que le PS. Et cela est possible aux futures élections européennes de 2014. Cela constituerait un bouleversement politique dans le bon sens. Or pour obtenir des votes, il faut bien sûr essayer de convaincre les abstentionnistes, mais il est encore plus important de disposer de voix d’électeurs PS ou EELV qui s’impatientent des renoncements du gouvernement qu’ils ont choisi. Il faut donc avoir une stratégie d’attirance de ces gens là. Le Front de Gauche n’est pas assez anti-Union Européenne à mon avis, mais il est bien écrit que s’il n’arrive pas à reprendre la souveraineté économique par (banque publique, création monétaire, services publics, etc)en désobéissant aux règles de l’UE, il le ferait. Or il sera impossible de modifier ces règles, car il n’y aura jamais l’unanimité des dirigeants des 27 (bientôt 28) pays concernés, et il faudra bien prendre des mesures de rupture avec les directives de l’UE. Donc, pour moi, la priorité est le gain électoral, et il ne faut pas rejeter les électeurs potentiels par un radicalisme que tous n’acceptent pas.

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    • Les élections européennes sont une chose ; les législatives et la présidentielle en sont deux autres...

      Aucun petit mouvement de gauche (FDG, M’PEP, MRC...) ne pourra supplanter l’UMPS lors de prochaines élections. Seule une union de ces différents mouvements autour d’une plateforme commune (réduite à quelques fondamentaux) aurait une chance d’imposer au PS une inflexion, par l’intermédiaire de sa gauche (Lienneman, Filoche...). Ne comptez pas sur les "gaullistes" de DLR : la base est trop droitière (j’ai pu m’en rendre compte lors d’un récent meeting) pour constituer un nouveau CNR.

      Le risque est grand d’avoir le Front national au pouvoir en 2017, allié à une partie de l’UMP. Si Mme le Pen ne fait pas de faux-pas, elle sera au second tour peut-être en tête. Et nous verrons que l’électorat de l’UMP votera massivement pour elle dans ce cas.

      Il est temps d’arrêter de s’interroger sur le sexe des anges, alors que le danger est sous nos murailles.

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  • J’ai appris fortuitement hier lors d’un débat à la télé qu’une responsable de l’UE s’apprêtait à signer un traité pour un marché "euro-atlantique"qui va changer beaucoup de choses dans le futur. "Pendant ce temps-là on nous distrait avec des problèmes très secondaires a ajouté la personne qui s’exprimait.
    Qu’en pensez-vous ?

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