Florence Autret, Euro-psychose, Michel Lafon, 2012.
dimanche 15 juillet 2012
Auteur : par webmaster
fontsizeup fontsizedown impression envoyer l'article par mail suivre la vie du site syndiquer le forum 0 réaction
 
Accueil > Analyses et propositions > Economie > Marchés financiers > Florence Autret, Euro-psychose, Michel Lafon, (...)
 

Euro-psychose

Auteur : Florence Autret

Editions : Michel Lafon, 2012



Pendant quatre ans, Florence Autret a couvert depuis Bruxelles une crise, d’abord bancaire puis économique, qui affole tout le monde sans que personne y comprenne quoi que ce soit. Florence en sait quelque chose : durant quatre années, elle a bataillé avec les chiffres, elle a relu les citations, souvent sans intérêt ; elle a retracé le fil des événements, reconstitué les chronologies. Elle s’est plongée dans des textes législatifs imbuvables, des rapports assommants, elle a interviewé des experts plus ou moins clairs, et cherché, parfois en vain, la métaphore qui ferait avaler cette sauce indigeste au lecteur. Elle a tenté de saisir la fatalité qui s’emparait de l’Europe. Mais, au fil des mois, elle s’est aperçue qu’elle ne rapportait que des éléments statistiques, sans dimension humaine, des faits qui ne parlaient qu’aux spécialistes. Que mesurent ces chiffres ? Que cachent ces citations ? Qui paie les experts ?
Durant l’été 2011, Le Monde a publié sous le titre « Terminus pour l’euro » sa « fiction politico-financière ». Dans le monde de la finance comme dans celui de la politique, cette « fiction » a agacé les « grands » et amusé les « petits ». Elle a fait rager le directeur financier et glousser le trader. Parce qu’elle raconte la comédie du pouvoir.
Ce livre, lui, dépasse la fiction pour s’ancrer dans la réalité et nous explique les arcanes de la crise : la responsabilité de chacun – du gouvernement, des finances et des banquiers –, l’incompréhension et la communication impossible entre les différents intervenants économiques.

Cet ouvrage est à la fois cocasse, ubuesque et désespérant mais au moins on y voit clair.