L’UPR en pleine contradiction
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L’UPR EN PLEINE CONTRADICTION

Le 17 mai 2014.

L’Union populaire républicaine (UPR) est un parti politique qui se réclame du gaullisme et qui prône, comme le M’PEP, la sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’Otan. Cette organisation n’a pas apprécié que le M’PEP diffuse, le 14 mai, un texte pourtant excellent de son président, monsieur Asselineau, publié le 17 mars 2009. Dans ce texte, intitulé « Boycottons les élections européennes ! », monsieur Asselineau expliquait avec brio pourquoi il fallait boycotter les élections européennes. Il terminait son texte par un appel auquel le M’PEP s’associe : « Dénonçons tous ensemble cette mascarade en refusant d’aller voter. Seule une abstention massive montrera que le peuple n’en peut plus et n’en veut plus. On ne joue pas avec des tricheurs : Ils ont boycotté le résultat du référendum sur la Constitution européenne, boycottons les élections européennes ! ».

En 2014, l’UPR a radicalement changé de position puisqu’elle présente des listes à l’élection européenne. C’est parfaitement son droit, mais quelle est la vraie politique de l’UPR : sortir de l’euro et de l’Union européenne comme elle le prétend, ou y entrer par le biais du « Parlement » européen puisqu’elle présente des candidats ? Nous pensons que l’UPR de 2009 avait raison. En participant à l’élection européenne 2014, l’UPR contribue malheureusement à légitimer le système de l’Union européenne qu’elle dénonce par ailleurs. C’est une grave faute politique qui la met sur le même plan de tous les partis qui veulent entrer dans le système de Bruxelles.

Pour justifier ce changement de stratégie, l’UPR explique qu’en 2009 son « appel au boycott était parfaitement justifié parce que l’UPR comptait 90 adhérents ». Premièrement, ce n’est absolument pas ce qui est indiqué dans le communiqué de monsieur Asselineau de 2009. En 2009, la raison avancée par l’UPR pour boycotter l’élection européenne était « Les élections européennes ne servent à rien d’autre qu’à donner un vernis démocratique à l’Europe, en faisant croire aux Français qu’ils y ont leur mot à dire. Mais les grandes décisions se prennent ailleurs que dans ce parlement factice, et les peuples en sont soigneusement tenus à l’écart. » Cet argument était tout à fait pertinent et le demeure aujourd’hui. Deuxièmement, nous réfutons l’argument selon lequel la position politique prise par un parti serait entièrement dépendante du nombre de ses adhérents. En effet, la participation aux élections européennes n’a rien à voir avec le nombre d’adhérents de tel ou tel parti. C’est une question de principe politique : on ne doit pas participer aux élections européennes quand on combat le système de l’Union européenne. Le M’PEP aurait pu lui aussi présenter des listes à ces élections. Il ne l’a pas fait pour des raisons d’honnêteté politique, il ne faut pas tromper les électeurs en participants à cette farce électorale.

Le M’PEP, de son coté, en 2009, avait appelé à voter pour les listes du Front de gauche. Sa stratégie visait à faire évoluer le Front de gauche en l’amenant à prendre position pour la sortie de l’Union européenne et de l’euro. Le M’PEP a malheureusement échoué à faire évoluer le Front de gauche et en a tiré les conclusions qui s’imposaient.

On ne peut que regretter que l’UPR ait rompu brutalement et sans explication les relations qui avaient commencé à se nouer avec le M’PEP, le PRCF et les Clubs « Penser la France » comme l’a révélé un ancien dirigeant de l’UPR aujourd’hui démissionnaire. L’UPR n’aura aucun avenir dans l’isolement dans lequel elle se complet. Le M’PEP ne cherche nullement à « prendre systématiquement le contrepied de l’UPR afin de tenter de lui nuire ». Au contraire, l’UPR fait un travail très utile et complémentaire de celui mené désormais par le Comité national de résistance républicaine à l’Union européenne (CNR-RUE), à part ces candidatures malheureuses à l’élection européenne qui se solderont par un échec cuisant qui fera reculer tout le mouvement de contestation de l’Union européenne et de l’euro. Le président de l’UPR devrait accepter de travailler avec d’autres et cesser de croire que la terre entière lui en veut, et qu’il a découvert l’eau chaude. Il serait d’ailleurs bénéfique d’organiser une rencontre après les élections européennes.

Le Bureau du M’PEP


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Forum de l'article  -1 Message

  • L’UPR en pleine contradiction

    18 mai 2014 13:34, par Alex Rogissart

    Malgré cette division malheureuse concernant les élections européennes, nous ne devons pas oublier que nous défendons fondamentalement les mêmes idées, un front commun de lutte contre l’UE, l’€uro et l’OTAN entre l’UPR et le CNR-RUE serait plus que souhaitable si nous voulons être efficace.

    Donc oui, pour une rencontre avec M. Asselineau après ces élections, et pourquoi pas d’éventuelles manifestations ensemble, pour consolider nos convergences, contre l’UE, l’€uro et l’OTAN.

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