La République est une et indivisible ! NON aux projets délétères de l’Union européenne et du gouvernement !

La République une et indivisible fondée par la Révolution française est en danger de mort. Ce principe constitutionnel, qui garantit notamment l’unité territoriale de la Nation et l’égalité des citoyens devant la loi, la protection sociale et les services publics, est en effet incompatible avec l’actuelle « construction » européenne, et tout spécialement avec son étape actuelle : le « saut fédéral européen » et son volet territorial : l’Europe des régions.

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LA RÉPUBLIQUE EST UNE ET INDIVISIBLE ! NON AUX PROJETS DÉLÉTÈRES DE L’UNION EUROPÉENNE ET DU GOUVERNEMENT !

Par les Clubs penser la France (CPF), le Mouvement politique d’émancipation populaire (M’PEP) et le Pôle de renaissance communiste en France (PRCF).

Le 3 mars 2013.

Confortée et approfondie par les acquis de civilisation de la Résistance et de la Libération, la République une et indivisible fondée par la Révolution française est en danger de mort. Ce principe constitutionnel, qui garantit notamment l’unité territoriale de la Nation et l’égalité des citoyens devant la loi, la protection sociale et les services publics, est en effet incompatible avec l’actuelle « construction » européenne, et tout spécialement avec son étape actuelle : le « saut fédéral européen » et son volet territorial : l’Europe des régions.

Ces deux objectifs affichés par les eurocrates sont en effet tournés contre la souveraineté, l’unité territoriale et l’existence même des États constitutifs de l’Union européenne (UE). À l’arrière-plan des décisions préparées à Paris, on trouve la situation très inquiétante de l’ensemble de l’Europe occidentale : outre les politiques d’austérité qui, sous couvert de sauver l’euro, plongent les peuples dans la misère et marginalisent une part croissante de la population, des processus sécessionnistes inquiétants s’approfondissent en Belgique, en Espagne, en Italie, voire au Royaume- « Uni ». Il est difficile de croire que si ces processus vont à leur terme dans les pays voisins, favorisant l’ « évaporation » déjà avancée de la Belgique et de l’Espagne, notre pays sortira indemne de cette balkanisation rampante du sous-continent.

C’est dans ce contexte qu’il faut examiner les projets délétères que sont l’Acte III de la décentralisation, la ratification promise par François Hollande de la « Charte européenne des langues régionales et minoritaires » et le référendum régional prévu le 7 avril 2013 visant à instituer l’Alsace comme « région d’Europe » tournée « vers l’espace germano-suisse ».

Faut-il s’étonner si le MEDEF se félicite des évolutions institutionnelles en cours ? Il en est l’inspirateur direct puisque, dans son manifeste intitulé « besoin d’aire », Mme Parisot se prononce pour la « reconfiguration des territoires », pour de « nouveaux transferts de souveraineté » de l’État vers Bruxelles et vers les euro-régions dans le cadre des futurs « États-Unis d’Europe », sans oublier l’ « Union transatlantique », dont le président Obama a annoncé le lancement dans son « Discours sur l’état de l’Union ».

C’est pourquoi, attachés au progrès social, à la souveraineté des nations et à la coopération internationale entre peuples souverains, le M’PEP, le PRCF et les Clubs « penser la France », appellent ensemble avec vigueur à :

1°)- Rejeter dans son principe même l’Acte III de la décentralisation que prépare le gouvernement. Certes, on peut approuver l’objectif d’une déconcentration des décisions administratives et de la décentralisation quand cela peut réellement favoriser la démocratie locale. Mais le démontage institutionnel qu’on nous prépare est d’une autre nature. En effet, la nouvelle étape de la décentralisation proposée par MM. Hollande et Valls vise à dessaisir encore davantage l’État-nation en un moment où il est déjà réduit à la portion congrue par la mise en tutelle de la France sur les plans monétaire et budgétaire. L’Acte III de la décentralisation vise en effet à majorer le pouvoir déjà démesuré des « présidents de région » (sic), à leur permettre de moduler la loi républicaine, à leur donner de nouvelles compétences socio-économiques, à faciliter la création de « régions transfrontalières » effaçant les frontières d’État, à dialoguer directement avec Bruxelles en court-circuitant Paris, à inscrire les régions dans une « concurrence libre et non faussée » entre territoires français au seul avantage des sociétés transnationales.

C’est la porte ouverte au moins-disant social entre territoires, à l’évaporation de la laïcité républicaine sur le « modèle » de l’Alsace-Moselle, au délitement final des services publics d’État, de la Sécurité sociale, des caisses de retraite nationales et du « produire en France » puisque les nouvelles féodalités régionales directement connectées sur Bruxelles réguleront de plus en plus le développement économique, donc à termes les négociations entre employeurs et salariés. Le grand patronat soutient ces projets antinationaux. Il en espère la mort des conventions collectives, des statuts, du secteur public, du SMIG, du baccalauréat national et des diplômes universitaires d’État. Bref, c’est une accélération stratégique de la liquidation de l’ « exception française » héritée de 1789-93 et de 1945-47, avec à la clé une marche précipitée à la privatisation générale des activités.

Quant au projet de métropolisation du territoire, il liquiderait ce qui subsiste des Communes et des départements – cet héritage de la Révolution française. Il aggraverait les déséquilibres territoriaux, diminuerait l’offre de services publics, étranglerait la ruralité, rendrait encore plus difficile la vie quotidienne de nos concitoyens – notamment de ceux qui sont d’origine populaire – en les obligeant à des déplacements de plus en plus importants pour se soigner, s’éduquer, traiter leurs affaires administratives ou pour se ravitailler. Car c’est la suppression d’un maximum de services de proximité qui est prévue pour « faire des économies d’échelle » au détriment des citoyens tout en maximisant le retour sur investissements des grandes entreprises.

2°)- Refuser la Charte européenne des langues régionales et minoritaires. Il ne s’agit évidemment pas de mépriser les langues régionales, ce patrimoine culturel indivisible de la nation qu’il faut enseigner dans le cadre de l’Éducation nationale tout en revalorisant fortement l’enseignement du français, « langue de la République » aux termes de la Constitution. Mais il faut refuser que les langues régionales ne servent de prétexte à la division ethnicisante des territoires, au désétablissement de fait du français, à la destruction de fait du statut de la fonction publique (ce sera le cas quand un fonctionnaire ne pourra plus être nommé dans la région dont il ne parle pas la langue régionale), à une montée en puissance dangereuse des mouvements sécessionnistes et irrédentistes sur les frontières du pays. Et aussi à une officialisation rampante du « tout-anglais » promu par l’UE et par le MEDEF au détriment des langues nationales des pays d’Europe. Le tout-globish envahit toute l’Europe. C’est le moment choisit par Geneviève Fioraso, la ministre de l’Enseignement supérieur, pour démanteler de fait la loi Toubon à l’université pour étendre l’enseignement en anglais. Les défenseurs républicains des langues régionales doivent faire cause commune avec la défense de la francophonie – si menacée du Québec aux communes francophones de la région de Bruxelles – contre l’imposition à l’Europe d’une langue unique, facteur de discriminations linguistiques, de pensée unique et de destruction de la diversité culturelle européenne et mondiale.

3°)- Appeler nos compatriotes alsaciens à voter non ou à boycotter le référendum régional du 7 avril 2013 portant fusion des trois collectivités publiques alsaciennes. Le but réel de cette consultation régionale est d’autonomiser l’Alsace par rapport au reste de la France, à la placer dans l’orbite de l’économie allemande, à lancer le mouvement d’autonomisation des euro-régions de France vers l’isolement, le cavalier seul et la mise au rebut des lois laïques de 1905. Le but est de dénationaliser des territoires rendus autonomes et en concurrence avec tous les autres. Le but est de continuer à démanteler le pouvoir des parlements nationaux, par en haut avec les traités de l’Union européenne, et par en bas avec la création d’euro-régions. C’est la démocratie et la République qui sont en cause.

Nous appelons à la constitution de « Brigades républicaines ». Elles seront composées de volontaires qui agiront sur le terrain pour faire rejeter ce référendum.

C’est une reconstruction de l’unité territoriale de la France qui est nécessaire. Par la reconquête de la souveraineté du pays dans les domaines politique (sortie de l’UE), monétaire (sortie de l’euro), militaire (sortie de l’OTAN) et économique (sortie de l’OMC et du FMI). C’est ainsi que notre peuple pourra réindustrialiser son territoire, rééquilibrer sa balance commerciale, résorber le chômage de masse, développer tout le territoire national de manière harmonieuse, coopérer avec les autres peuples sur la base de nouveaux traités progressistes internationaux, liquider la domination mortifère des « marchés financiers », reconstruire les services publics d’État et la protection sociale, préserver la fonction publique territoriale… En un mot construire une nouvelle République sociale, souveraine et fraternelle.


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Forum de l'article  -15 Messages

  • Bonjour, et merci à tous ceux qui font ce travail... Si ce n’est déjà le cas, je les invite à aller voir ce qui se trame ces temps-ci au Portugal, où la ’troïka’ et le gouvernement local ont mis à l’ordre du jour une ’refonte de l’Etat social’, qui passerait en particulier par l’amendement de ce qui, dans la Constitution, garantit en effet les droits et services sociaux, culturels etc. C’est instructif, dans la mesure où il s’agit d’un pays que les griffes de Bruxelles enserrent déjà d’encore plus près et fort.
    Bonne continuation - Emmanuel Carlebach

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  • Mesdames et messieurs, camarades ( puisque je suis de gauche moi aussi ),

    La position du MEDEF au sujet des cultures et langues minoritaires m’est égale, ce que j’observe ; c’est une lutte des classes transposée au niveau des langues ; le français était la langue de l’élite, de la bourgeoisie parisienne qui était strictement minoritaire en France ; ils ont réussi à imposer leur langue à toute la france au détriment des autres régions avec une violence inouïe ; Bretagne, Alsace, Corse, Pays Basques, Occitanie et outres mers en ont fait les frais... c’est une victoire de la bourgeoisie sur le prolétariat !
    en Bretagne on voyait bien qu’avant guerre les bourgeois parlaient français, quand la langue bretonne était relégué aux domestiques et petits paysans.
    Comment vous qui vous prétendez de gauche pouvez vous prendre le parti d’une langue imposée par l’élite économique et sociale ?

    lisez donc "l’enracinement" de Simone Weil

    à vous lire...

    cordialement

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    • En quoi est-ce un problème d’enseigner les langues régionales et de les faire revivre ? L’identité française a été forgée au mépris des identités régionales dans la violence et le dédain le plus total de ces dernières. Et c’est de nos jours la même démarche que l’on trouve dans le traitement de l’immigration. Où est le problème d’avoir un enseignement en anglais ? Des pays comme le Luxembourg ou la Suisse pratiquent le bilinguisme à l’échelle nationale sans que l’identité nationale ne soit en question. De nombreux pays d’Europe parlent très bien anglais sans que leur identité ne soit en question comme les Pays-Bas ou les pays scandinaves. Est-ce que cela a un sens d’avoir toutes les stratifications administratives actuelles dans le découpage du pays : commune, communauté de communes, département, région ? Bien sûr que les frontières nationales auront tendance à disparaître si l’on évolue vers une Europe plus fédérale, mais n’est-ce pas déjà le cas lorsque l’on peut voyager sans douane dans l’espace Schengen ?

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    • Que vous ayez envie de parler votre langue régionale, je le comprends. De gauche comme vous, je considère que les langues minoritaires devraient être enseignées dans l’enseignement public et proposée aux élèves comme première langue vivante au même titre que l’Anglais ou l’Allemand.Par contre, vous ne pouvez pas prétendre que tous les citoyens français résidant en Bretagne n’ont que des racines bretonnes, aussileurs enfants, à vos yeux peut-être des "sangs mêlés" (expression raciste que j’exècre),n’ont aucune raison de devoir signer un acte officiel rédigé en Breton et les citoyens Bretons attachés à la République non plus. Moi-même, j’avais une maman limousine (occitane) et un papa chti’. Si ma mère n’avait pas été obligée à son entrée à l’école primaire d’utiliser la langue républicaine qui lui était inconnue, elle n’aurait jamais pu répondre à l’amour de mon père. J’ai beaucoup regretté de ne pas comprendre mon arrière grand-père maternel et j’ai été très heureuse de parler français avec mes grands-parents. La République a imposé l’apprentissage de notre langue commune à tous ses enfants, ce fut souvent difficile pour eux, mais combien bénéfique pour eux et pour la conscience d’appartenir à une même nation. Vous savez peut-être que nos paysans du XIXème siècle, lorsqu’ils partaient à Paris chercher du travail à la mauvaise saison allaient parfois jusqu’à se bagarrer entre "communautés linguistiques" parce qu’ils ne se comprenaient pas ?
      Enfin, ne soyons pas hypocrites. Parmi vos associations de promotion des langues régionales, il en existe (et souvent les plus actives) qui sont séparatistes, parfois identitaires, et qui ont un passé sulfureux datant surtout de la dernière guerre. Si vous êtes militante des langues régionales, vous savez certainement le poids important que représente sur le Conseil de l’Europe et les institutions européennes la FUEV, qui préconise l’Europe Fédérale des communautés ethniques, c’est-à-dire une fédération européenne des régions ethno-linguistiques"(ajout éventuel de "religio") avec suppression des Etats-Nations, au bénéfice principal de l’Allemagne et au
      détriment particulier de la France.Voyez ce qui se prépare en Région Alsace avec ce référendum d’avril, tous les accords transfrontaliers notamment au niveau des écoles à l’Est et au Sud-Ouest), la promesse du candidat F. Hollande de faire ratifier la Charte Européenne des langues régionales : tout se met en place et je vous le dis "La Nation, la République, la France sont en danger !". Cela vous réjouit-il ?
      Bibliographie conseillée : Yvonne Bollmann, ses ouvrages et Internet - Françoise Morvan, livres et Internet - René Andrau - Renseignements complémentaires dans plusieurs travaux d’Annie Lacroix-Riz et le site "Le Canard Républicain" qui vient de créer un département particulier sur le sujet. Danièle Dugelay, citoyenne.

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      • J’ajoute quelques commentaires personnels au message de Danièle que j’approuve entièrement :

        Les défenseurs de la langue bretonne appartiennent souvent à des "groupes"
        proches de l’extrême droite ; sous l’occupation allemande pendant la 2ème guerre mondiale, certains groupuscules bretonnant ont collaboré.

        Pendant un voyage au Pérou, j’ai eu des échanges très intéressants avec des paysans Indiens vivant dans des villages de montagne. Inutile de vous dire combien leur vie était difficile. Très attachés à leur langue ( l’aymara) et à leur culture ils espèrent néanmoins une vie meilleure pour leurs enfants et ils savent que cela passe par l’éducation. Ils veulent que leurs enfants fassent des études et puissent avoir une place dans la société moderne. Un jour, un ministre , croyant bien faire, a voulu que l’enseignement primaire soit donné dans la langue maternelle des élèves. Grosse colère des Indiens qui ont manifesté en disant au gouvernement : nous voulons que nos enfants apprennent l’espagnol pour qu’ils aient la possibilité de poursuivre des études secondaires et supérieures . La culture et la langue de leurs parents ne vous en occupez pas : on s’en chargera nous-même !

        Belle leçon de pragmatisme !

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      • Vous etes racistes car vous pensez que les francophones ont un droit d’acceder a leur langue et culture sur le territoire ou elles vivent, quelle que soit leur origine - par contre vous ne pensez pas la meme chose pour les langues et cultures minoritaires (tiens, tiens interessant concept de votre "liberte et egalite).

        Donc mon neuveu qui est en partie d’origine Algerienne se verrait refuse l’acces a la culture de ses autres grands parents - qui pratiquent un dialecte de l’Allemand - pour les raisons que vous mentionnez ci-dessus.

        Le probleme est que la seule legitimite est la volonte de l’individu - mais vous refuserez certainement de leur donner une double culture qui leur permettrait ce choix (quel grand democrate vous etes) - et preferez enfermer les individus dans un enfermement hexagonal pour etre plus certains qu’ils adherent a vos idees obtues. C’est la une pratique extremement malhonnete.

        Ensuite vous avez une vision tres 19eme siecle de sacrifice pour la nation - mais voila le probleme : il s’agit d’individus libres et vous ne pouvez pas leur imposer votre vision car c’est leur vie. Seuls de personnes aux tendances totalitaires voudraient cela.

        Finalement vous etes le plus gros des hypocrites (ou alors un inculte) car le separatisme n’est qu’une consequence du traitement injuste et inegal des differentes communautes linguistiques - et je me permet de citer le cas de la Suisse - un etat ou l’appartenance nationale est forte, meme dans la minorite francophone ou italophone grace justement a cette liberte et egalite que vous prechez - mais que eux appliquent !!!!!! Je ne suis pas contre la republique - le probleme c’est plutot les gens comme vous qui prennent cette pauvre republique en otage, on une tolerance zero d’autres formes d’organisations et comme de bon totalitaires traitent de traitres tous ceux qui ne partagent pas leur vision liberticide. Enfin je ne vais meme pas repondre a vos associations douteuses et theories du complot - qui ne font que de vous ridiculiser.

        Le pays - la nations sont en danger - voila depuis plus de 100 ans le credos des fachistes de toutes origines que vous vous empressez de repeter.

        Enfin je crois que ce qui est surtout en danger, c’est votre estime de vous meme et votre desir de restreindre la liberte d’autrui et de controler les autres. C’est un veritable affront aux milliers de soldats americains qui se sont sacrifies pour recreer une Europe de liberte, pas pour refaire les betises nationalistes du passe. Bien le bonjour du 21eme siecle.

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    • Voici 2 articles du PRCF et une interview de G. Gastaud qui peuvent éclairer ce débat sur la langue française et les langues régionales :

      Oui aux langues régionales, patrimoine commun de la nation, non au tout-anglais impérial
      http://www.initiative-communiste.fr/wordpress/?p=10759

      Soutien du PRCF à la proposition de résolution du député communiste JJ Candelier pour la défense de la langue française
      http://www.initiative-communiste.fr/wordpress/?p=13195

      Interview de Georges GASTAUD sur France Bleu, le 21 février 2013
      http://www.francebleu.fr/infos/l-invite-de-la-redaction-de-france-bleu-nord/une-commission-d-enquete-parlementaire-contre-les-derives-linguistiques

      Cordialement.

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    • Chère Emilie,

      Et si les enfants des domestiques et petits paysans n’avaient pas eu la possibilité d’apprendre le français dans l’école de la République , ils n’auraient eu comme perspective d’avenir que rester domestiques ou petits paysans comme leurs parents...

      Je ne considère pas le français comme étant une langue imposée par l’élite économique et sociale. C’est la langue de tous les citoyens, la langue qui permet l’émancipation de tous , partout sur notre territoire. La lutte des classes ne se situe pas à ce niveau maintenant.

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      • Bonjour le M’PEP,
        Il ne s’agit pas d’opposer les langues régionales et le français, chacun doit pouvoir parler les langues qui l’intéressent. Chaque langue transporte une histoire, une géographie et une culture, c’est la 3e république qui a imposé que les Français ne parlent qu’une seule langue, la langue officielle.

        Il se trouve que les langues régionales servent actuellement à morceler les pays, à installer des régions à cheval sur les frontières, et à faire disparaître les Etats pour préparer les accords transatlantiques, prévus pour 2014/2015.

        Les Français devront devenir des américains et parler désormais anglais. Une loi portée par la socialiste Fioraso, va imposer l’anglais en enseignement supérieur et aux examens.Une pétition contre cette loi est en cours.

        Fin de partie pour la langue française.
        Le choix sera entre la langue anglaise et les langues régionales.

        Pierre Hillard : " La décomposition des nations européennes."

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        • Quelle contre-verite : Il se trouve que les langues régionales servent actuellement à morceler les pays, à installer des régions à cheval sur les frontières, et à faire disparaître les Etats pour préparer les accords transatlantiques, prévus pour 2014/2015.

          Par la plus grande des academies linguistique du monde : L’imposition forcee d’une langue n’a jamais ete un facteur de cohesion nationale mais plutot un facteur de division.

          Je parle anglais PARCE QUE j’ai une dent contre le francais qui m’a ete impose de facon violente. If you think you can force French upon people without their consent, you can just go to hell - and I will wish you to feel the demise of your language just like I had to suffer the demise of mine - it’s called equality - eat it.

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        • C’est vraiment tres moche de stigmatiser les locuteurs des langues minoritaires comme cheval de troie contre la republique - c’est vraiment toutes vos contradictions qui s’exposent ici. On ne peut avoir l’egalite sans la mettre en place. Est-ce trop demander que d’avoir l’egalite de traitement ???

          Est-ce que les communaute parlant les langues minoritaires doivent vraiment faire les frais de vos fantasmes americanophobes ???

          Rappelez vous qui a recree ce pays - vous avez la memoire courte et etes un ingrat. Depuis combien de temps n’avez vous plus pense a qui vous devez votre liberte ? vous etes indigne et une honte pour cette republique.

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  • A la République, il faut un Roi constitutionnel, qui s’inscrive dans la continuité
    historique de l’Etat, indépendant des partis politiques, pour mettre en oeuvre et
    garantir institutionnellement, tout ce que vous préconisez à juste titre.

    A la République, il manque une tête, il est plus facile de les couper, que de les
    tenir solidement en place, pour l’intérêt de tous.

    Cordialement,

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    • Je demande à ce " Constitutionel" comment est choisi ce Roi constitutionel ?

      D’où sort-il ? Héritier d’une dynastie ? Laquelle ? Adoubé par ses pairs ? Qui ?

      Je suppose que vous êtes royaliste ?

      Bien cordialement,
      Andréa.

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      • En réponse à Andréa, comme tout Roi constitutionnel, c’est la Constitution qui
        le désigne, selon l’ordre de succession dynastique établi dans la
        Constitution, comme par exemple, dans les monarchies parlementaires
        européennes.

        Bien entendu, cela suppose que les Français approuvent par référendum une
        nouvelle Constitution, instituant une monarchie parlementaire.
        Par définition, le Roi ne choisit pas d’être Roi,il est le successeur
        dynastique d’une famille royale constitutionnellement reconnue et dont le rôle
        est de servir l’Etat et la nation en permanence, sans discontinuité, et
        quelque soit, le gouvernement ou le parlement en place, qu’il soit
        majoritairement à droite ou à gauche ;le Roi peut également refuser de remplir
        cette fonction, ce fut le cas d’Edouard VIII au Royaume-Uni, qui abdiqua.
        Tout comme le Parlement peut, selon la Constitution,dans différentes
        circonstances,exiger l’abdication du Roi.
        En France, la famille royale française est celle issue du dernier Roi des
        Français,à savoir Louis-Philippe.
        Je suis effectivement royaliste, car je pense que la République au sens noble
        du terme " la Respublica" ou service du bien commun, de l’intérêt général,doit
        avoir comme premier serviteur, une personne qui consacre sa vie entière à
        cette mission, en transmettant ce devoir à ses successeurs, en assurant ainsi
        une permanence et une continuité historique à la tête de l’Etat, en toute
        indépendance, et quelque soit les aléas de la vie politique, afin que soient
        garanties au sommet de l’Etat, notre Constitution elle-même (qu’il s’agisse des
        libertés fondamentales, des droits de l’homme, de la démocratie, de
        l’intégrité territoriale, de l’indépendance nationale et de notre souveraineté
        ...), mais aussi l’unité nationale, dans la fonction de médiateur exercée par
        le Roi, mais aussi d’arbitre constitutionnel, en cas de crise sociale ou
        politique, et de représentant des intérêts de notre pays à l’étranger.

        Il me semble que le fonctionnement démocratique de notre pays et ses principes
        républicains seraient mieux garantis ainsi, si le Chef de l’Etat était tout
        occupé à cette tâche, plutôt qu’à fixer le taux d’imposition ou je ne sais
        quelle autre mesure technique, ce qui relève de la mission d’un premier
        ministre en charge du gouvernement et responsable devant le Parlement ;
        ou plutôt que de s’appuyer sur une majorité parlementaire pour gouverner
        de manière personnelle, alors que la Constitution de la Vème République ne le
        permet pas tout au moins dans le texte, même si la pratique est différente ; ce
        qui est d’ailleurs tout à fait anticonstitutionnel, puisque le Président
        de la République gouverne en fait, alors qu’il est selon notre Constitution,
        politiquement irresponsable

        En conclusion, je préfère effectivement une monarchie parlementaire avec une
        séparation souple mais réelle des pouvoirs (exécutif et législatif),plutôt
        qu’une monarchie républicaine de type présidentiel.

        Bien cordialement

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  • Je partage ce sentiment de lutte contre l’abandon de notre souveraineté nationale...

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