La dictature de l’Union européenne et de ses complices de la droite à la "gauche de gauche" éclate au grand jour.
mercredi 15 juillet 2015
Auteur : par Texte du Parti de l’émancipation du peuple (ex. M’PEP)

Après la « Déclaration du sommet de la zone euro », à Bruxelles le 12 juillet 2015, signée par la Grèce, une nouvelle configuration politique européenne devrait se révéler aux yeux de tous. Comme prévu, la gauche de gauche participe au démantèlement de la souveraineté grecque au profit de la tyrannie européenne. Le 3e mémorandum grec qui en résulte va accentuer l’austérité, sans aucune perspective de redressement économique et social pour ce pays. Rien n’est réglé, pas même le remboursement des créanciers, car cet accord ne concerne pas l’essentiel : développer l’activité industrielle et agricole de la Grèce. Les souffrances du peuple grec vont perdurer et s’accentuer.

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LA DICTATURE DE L’UNION EUROPEENNE ET DE SES COMPLICES DE LA DROITE A LA « GAUCHE DE GAUCHE » ECLATE AU GRAND JOUR

Par le Parti de l’émancipation du peuple (ex-M’PEP).

Le 15 juillet 2015.

Après la « Déclaration du sommet de la zone euro », à Bruxelles le 12 juillet 2015, signée par la Grèce, une nouvelle configuration politique européenne devrait se révéler aux yeux de tous. Comme prévu, la gauche de gauche participe au démantèlement de la souveraineté grecque au profit de la tyrannie européenne. Le 3e mémorandum grec qui en résulte va accentuer l’austérité, sans aucune perspective de redressement économique et social pour ce pays. Rien n’est réglé, pas même le remboursement des créanciers, car cet accord ne concerne pas l’essentiel : développer l’activité industrielle et agricole de la Grèce. Les souffrances du peuple grec vont perdurer et s’accentuer. Le désespoir risque de s’ajouter à cette misère, car la Grèce, après avoir été humiliée comme rarement dans l’histoire des relations internationales, a perdu sa souveraineté. Elle est désormais placée directement sous la tutelle de la Troïka, comme un vulgaire protectorat ou une colonie. Telle est l’étrange situation qui a vu deux victoires électorales – celle de Syriza aux législatives du 25 janvier 2015, et celle au référendum du 5 juillet 2015 – se transformer en leur exact contraire.

QUELLES EXPÉRIENCES EN TIRER ?


Constat N°1 : Confirmation que l’UE ne peut pas être modifiée ni même améliorée de l’intérieur, la seule solution est de sortir de l’€ et de l’UE

Une nouvelle fois, la preuve est donnée qu’il n’est pas possible d’améliorer l’Union européenne de l’intérieur, ni même de « négocier », confirmant ainsi sa nature tyrannique. Certains pouvaient encore en douter, maintenant tout le monde le sait et chacun doit en tirer toutes les conséquences : il faut sortir de l’euro et de l’Union européenne.


Constat N° 2 : Cette reddition en règle et faisant suite à une longue liste de reculades depuis janvier tend à confirmer que le gouvernement Syriza a joué le rôle d’outil de la Troïka, pour convaincre le peuple de ne pas sortir de l’euro.

Syriza a été présenté comme le modèle de la gauche dite « radicale » (ou de la « gauche de gauche ») en Europe. Ce parti a joué en fait un rôle de facilitateur pour empêcher la Grèce de sortir de l’euro et de l’Union européenne, ce qui était pourtant la seule issue positive pour ce pays. La confiance du peuple lui aura aussi permis d’aller plus loin que ses prédécesseurs, lesquels étaient empêtrés dans les résistances populaires.


Constat N°3 : Les positions de la Gauche et de l’extrême gauche française s’alignent sur Syriza, leurs militants doivent en tirer toutes les conséquences

En France, le Front de gauche, PCF et PG confondus, s’est aligné sur le président de la République. Les différences avec le PS ne portent plus que sur des questions d’ordre rhétorique. Ainsi le Front de gauche n’a plus de raison d’être, il n’a plus qu’à disparaître formellement car il est déjà mort. Le masque de la gauche dite « radicale » (ou « gauche de gauche ») est tombé. Celle-ci se présentait jusqu’à présent comme le porte-drapeau de la lutte contre le néolibéralisme – les plus audacieux parlaient même d’anticapitalisme -, prétendait s’opposer à l’austérité, et militait pour « une autre Europe, plus sociale et démocratique ». La réalité apparaît en pleine lumière. Cette gauche a montré que son rôle était objectivement celui d’agent accompagnateur de l’oligarchie pour maintenir les nations dans l’euro et l’Union européenne, quitte à écraser les peuples et leur ôter leur souveraineté. Le lien est direct entre le NON français du 29 mai 2005 et le NON grec du 5 juillet 2015 : dans les deux cas la souveraineté du peuple a été pulvérisée. Et la gauche de gauche s’est adaptée, a renoncé à défendre les intérêts du peuple.

Il est enfin temps que les militants qui ont compris ces enjeux quittent les organisations de la « gauche de gauche ». La stratégie de maintien dans l’euro, même au prix du sacrifice des peuples, vient d’être balayée. Ces militants vont-ils continuer à cautionner ces postures et persister dans l’illusion que là aussi, des transformations de l’intérieur seraient possibles ? D’autres formes d’organisations et de rassemblements doivent naître sur les décombres du Front de gauche, du PCF, du PG, d’Ensemble, du NPA… La sortie de l’euro et de l’Union européenne reste la condition nécessaire, même si elle n’est pas suffisante, pour mettre un terme aux politiques néolibérales.


Constat N° 4 : Le NON grec bafoué au même titre que le NON français contre le TCE en 2005, confirme la nature antidémocratique de l’UE

Le lien est direct entre le NON français du 29 mai 2005 et le NON grec du 5 juillet 2015 : dans les deux cas la souveraineté du peuple a été pulvérisée.

Le gouvernement grec n’a pas seulement capitulé, il ne s’est pas seulement rendu à l’ennemi et reconnu qu’il était vaincu, il a présenté sa reddition, c’est-à-dire qu’il a abandonné toute résistance et rendu les armes. Il a ainsi rendu service involontairement à tous ceux qui avaient encore des illusions sur l’euro et l’Union européenne. Mais il a aussi rendu service à l’extrême droite. Car les électeurs, après avoir choisi tour à tour la gauche et la droite, constatant que c’était bonnet blanc et blanc bonnet, ce sont tournés en Grèce vers la « gauche de gauche ». Et c’est toujours pareil ! Vers qui vont-ils maintenant se tourner ?

CONCLUSION : la déchéance peut encore être évitée

Cette déchéance et ce désastre peuvent encore être évités, si tous ceux qui ont compris le rôle néfaste de l’euro et de l’UE et veulent s’en affranchir se rassemblent. Nous les appelons à échapper à l’emprise moralisatrice des directions des partis politiques et des organisations auxquels ils sont encore nombreux à appartenir, à rompre avec ce qu’ils considèrent irrationnellement comme leur « famille » alors que tout atteste qu’elle les condamne à une reddition totale. Rien n’est gagné. Tout reste à faire. Mais une nouvelle étape est désormais possible pour avancer vers l’indispensable reconquête de la souveraineté nationale et populaire. Ne laissons pas l’apathie et la résignation anéantir la potentielle capacité du peuple à se soulever, à prendre son destin en main. Faisons vivre le non français de 2005 et le non grec de 2015, avec détermination, quitte à laisser dernière nous les oripeaux d’une gauche sans foi ni loi. Avons-nous le choix, d’ailleurs ? Les classes dirigeantes mènent une guerre sans répit qu’ils sont en passe de gagner si un sursaut puissant ne vient pas réveiller la belle capacité révolutionnaire des classes dominées. Aujourd’hui, ce n’est donc pas le drapeau blanc qu’il faut agiter mais celui que les Résistants ont brandi même quand tout espoir semblait perdu.

La meilleure façon d’être solidaire avec les Grecs est de lutter, dans chaque pays, pour la souveraineté nationale afin d’affaiblir l’oligarchie européenne. Rejoignez le Parti de l’émancipation du peuple (ex-M’PEP) pour agir maintenant !


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Forum de l'article  -43 Messages

  • L’étrange silence de cet article sur l’existence d’un impérialisme états-unien !

    Le gouvernement
    Grec n’a pas capitulé
    Puisqu’il était de
    Connivence *
    Avec la Troïka !

    Qu’en pense Obama ?
    Parler de n’importe quel
    Des pays du globe
    Aujourd’hui sans parler de
    L’impérialisme yankee

    C’est comme parler
    De l’Europe des années
    Trente sans dire un
    Seul mot de l’impérialisme
    Allemand. Et pourquoi faire

    Comme si, en Grèce
    Aucun parti communiste
    N’existait plus ? Est-ce
    Seulement pour pouvoir faire
    Comme si, à l’origine

    De la crise grecque
    Il n’y avait pas, maligne
    Tumeur, une crise
    De suraccumulation
    Congénitale du capital ?

    Et la France ne
    S’est pas, pas plus couchée face
    Aux exigences
    Allemandes, parce que,
    Avec l’Allemagne, la

    France était dès
    Le départ soumise à toutes
    Les insatiables
    Exigences des « marchés »
    Impérialistes yankees.

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  • Je ne comprends pas cette déclaration car le FdG a finalement dit non à l’accord proposé aux Grecs et cela dans les deux assemblées.
    Certes on a pu constater un incroyable flottement dans les premières déclarations du PCF disant dans un premier temps voter le texte, mais au final c’est le non qui a été choisi.
    Un seul regret toutefois c’est le choix de tirer à boulets rouge sur l’Allemagne ce qui conduit de fait à ménager le rôle du PS tout à fait aussi coupable que Merkel dans cette histoire.
    Mais on ne peut pas nier, la persistante de l’idée que nous pouvons changer l’UE en y participant est un leurre, il faut faire pression sur le PCF pour qu’il abandonne cette attitude.

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    • Il est difficile de mettre sur le même plan le PCF dont tous les députés et presque tous les sénateurs (hélas ! 4 abstentions au Sénat) ont voté CONTRE le texte et les verts ou les frondeurs qui ont massivement voté POUR ! Il est vrai que les premières analyses de P. LAURENT ou d’A.CHASSAIGNE allaient vers le OUI. Mais, dès le début, M.G. BUFFET, plus vite clairvoyante, s’est clairement prononcée pour le NON, entraînant l’ensemble du groupe GDR, députés d’outre-mer compris !
      N’oublions pas que c’est elle qui, en 2008, a initié le FDG et qui ne voulait pas en faire le cartel d’organisations qu’il est malheureusement devenu. Si on s’attache aux premières heures qui ont suivi cet accord ignoble, on pourrait dire aussi que JL MELENCHON penchait pour le soutien à Tsipras et à sa reddition au nomdu sacro-saint euro et que Cl. AUTAIN se manifestait par un silence assourdissant… En tout cas, l’essentiel, c’est que toute la gauche radicale française se soit ressaisie et retrouvée.

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      • Croyez-vous vraiment que "la gauche radicale française se soit ressaisie" ? Marie-Georges Buffet a milité dès les premiers pas du Front de gauche pour "Changer l’Europe". Vous vous souvenez en 2009 ? Qu’est-ce qui a changé dans cette volonté de venir en aide aux classes dominées ? Rien !

        Ne nous leurrons pas sur les orientations politiques trompeuses de la "gauche radicale". Si elle était vraiment radicale, elle ferait tout pour imposer une sortie des institutions européennes...

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    • Le FDG et le PG sont pour le maintien de l’euro comme monnaie, c’est la raison pour laquelle leur stratégie politique ne tient pas la route.

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    • Bonjour,

      A minima, le positionnement du FDG (oui puis non) montre sa médiocrité politique. Cependant la lecture pdt toute cette période des analyses dans l’huma ou la Marseillaise démontrent que le PCF avait choisi de rester dans l’euro et l’Europe à tout prix. Chaque fois que le Grexit était évoqué c’était de manière négative et comme l’horreur absolue à éviter. Le PCF a depuis longtemps choisi le camp du "capital" ou plutôt une vision catho-sociale de la société, la notion d’"humain d’abord" ayant remplacé les classes sociales ; Marx dénonçait déjà cela il y a fort longtemps, et si son œuvre n’est pas l’évangile et est certes critiquable, il avait bien compris la petite bourgeoisie de service (et finalement au service de) qui aujourd’hui sert de base sociale au PCF (lire Julian Mischi).

      Je ne suis pas sur cependant que le choix de sortir de l’euro soit un choix facile à mettre en place car dans ce cas on peut être sûr que tous les pays européens, ou du moins leurs "dirigeants" et leurs banquiers, auraient tout fait et feront tout pour que la Grèce échoue (blocus, spéculation,propagande via les media privés, "révolte" organisée via l’extrême droite etc..)sans même reculer devant une intervention physique pour "sauver" le peuple Grec. Ne pas comprendre cela et ne pas le dire est se bercer d’illusion sur notre "démocratie".

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    • Vous avez déjà oublié les félicitations de Mélanchon et Laurent à Hollande pour avoir sauver la Gréce ?

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      • C’est faux. Mélenchon a dit "Si" Hollande se décide enfin à aider Tsipras... En cela il poussait à ce que la France se démarque, en vain, je vous l’accorde. En fait Hollande lui a douceureusement tendu la corde pour se pendre pendant que Merkel chargeait.
        Voilà, pour ceux qui avaient encore des doutes sur l’alignement de Hollande et sa clique à l’ordo-libéralisme allemand.
        Le PCF à été lamentable (sauf M G Buffet), pas le PG.
        Une bonne analyse honnête vaut tellement mieux que les propos gauchisant que j’ai pu lire de la part du MPEP sur ce sujet. L’éducation populaire mérite bien mieux.

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        • Le PG ne vaut pas mieux... Quelle attitude courageuse de voter NON à Paris quand le vote est consultatif...

          Le PG ferait mieux de se prononcer pour la sortie de l’UE et de l’euro, s’il veut garder quelques adhérents...

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        • Vous ne trouvez donc pas "lamentable" que le parti de gauche encourage, pour n’avoir pas à subir les conséquences supposées d’une sortie de l’€uro, à la négociation d’un accord avec la Troïka, alors que le peuple s’est clairement exprimé contre l’austérité ?

          Il est sans doute plus facile d’imposer l’austérité comme une solution, certes peu satisfaisante, mais tellement plus raisonnable... Croyez-vous vraiment que les grecs qui subissent déjà l’austérité depuis plus de 5 ans, sont d’accord pour rester dans l’€uro, sachant qu’ils ne pourront jamais rembourser la dette ? Même le FMI s’accorde à affirmer aujourd’hui qu’une "restructuration" de la dette est indispensable. Même Alexis Tsipras reconnait que l’accord n’est pas bon, mais estime qu’il n’avait, soi-disant, pas d’autre solution.

          Seriez-vous de ceux qui estiment que les "casseurs" grecs sont actuellement à l’œuvre, alors que la colère populaire s’exprime ?

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    • La seule façon pour l’instant de faire pression sur le PCF, c’est de l’affaiblir davantage et de venir nous rejoindre avec des orientations politiques effectivement favorables aux classes dominées. Il ne s’agit plus pour nous de fournir les analyses dont se saisissent d’ailleurs certains responsables politiques pour les détourner, mais de prendre le pouvoir pour faire appliquer un programme révolutionnaire en tous points. Pour ce faire, il nous faut un appui militant massif indispensable. Soyez des nôtres pour partager vos points de vue et agir en conséquence...

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    • "Mais on ne peut pas nier, la persistante de l’idée que nous pouvons changer l’UE en y participant est un leurre, il faut faire pression sur le PCF pour qu’il abandonne cette attitude."
      Eh bien bon courage ! Le parti d’élus locaux qu’il est devenu depuis un bon bout de temps doit trop de sièges au PS à travers des "listes d’union de la gauche" pour le contrarier. Entre la lutte des classes et la lutte des places ils ont choisi...

      Et les autres ne sont pas si clairs non plus, sans doute "pour ne pas faire le jeu du FN".

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  • Bonjour
    « Elle [la Grèce] est désormais placée directement sous la tutelle de la Troïka, comme un vulgaire protectorat ou une colonie »
    On dirait que vous faites une découverte ! Depuis des dizaines d’années l’Europe toute entière est devenue une colonie d’un système originaire des Etats-Unis. Chacun de ses pays a perdu sa souveraineté et perd sa langue, véhicule essentiel de l’identité et de l’affirmation d’une nation. Et lorsqu’on vous fait remarquer par exemple que le français est en train de dégénérer, au profit de l’anglais, vous ne trouvez qu’à répondre « mondialisation » en défilant par exemple en Grèce, contre le système, sous une bannière écrite en anglais, accentuant ainsi le phénomène.
    Il n’y a pas de secret : la fable de La Fontaine « le loup et le chien » est toujours d’actualité. Les français (et les européens) ont choisi dans leur grande majorité d’en être des chiens. C’est intellectuellement et physiquement peu contraignant... au début !

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    • Bonjour,

      Difficile de dire si le diagnostic du mpep se confirmera. Mais à l’heure où
      l’Allemagne se met à "puer" encore plus que la France (un peu comme dans les
      années 1930), l’analyse du mpep est à réfléchir, méditer, critiquer de manière
      constructive. Peut-être faut-il voir la Grèce comme le début d’un processus ? Cette pauvre Grèce qui s’est trouvée totalement isolée et qui aurait bien eu besoin du soutien de l’Espagne, du Portugal...
      Pour ma part, je suis un peu sceptique devant l’apparition d’un nouveau
      parti. La forme-parti n’est-elle pas le petit double du grand Etat ? Et
      historiquement l’Etat n’a-t-il pas pour vocation de servir le Capital et la
      (techno)science au détriment social et écologique des peuples ? N’est-il pas
      plus utile de susciter, hors parti, les débats nécessaires pour dés-économiser,
      dé-scientificiser, dés-étatiser notre imaginaire collectif ? Nous avons en
      nous-mêmes, dans notre puissance culturelle d’imagination, largement de quoi
      prendre une autre voie et renoncer à ce triple cancer qui épuise les peuples,
      la Terre, les mers, l’air...

      Permettez-moi de renvoyer à l’ouvrage sur "L’évolution totalitaire de l’Occident. Sacralité politique 1" (Hermann, 2015). Je sais qu’un tel renvoi est un peu dérisoire, mais j’ai essayé de contribuer à cette dés-économisation, dé-scientifisation, dés-étatisation de notre imaginaire.

      Bien cordialement

      MW

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    • Ce texte propose un état des lieux qui n’est pas nouveau. Le seul point propre à faire naître une avancée dans la réflexion est que la critique de l’UE et de l’euro s’appuie maintenant sur une illustration sans appel. Mais les faits n’ont pu surprendre que ceux qui se refusent obstinément à regarder les choses en face telles les directions du PC et plus largement d’autres partis dits de gauche.L’erreur majeure de Tsipras consiste à avoir cru naïvement à un fonctionnement démocratique de l’UE là où il ne s’agit que d’un rapport de force et d’un rapport de classes et l’on peut regretter que ce texte n’évoque pas ce qui est somme toute le fond du problème parce qu’alors la question qui se pose à tous les peuples de l’UE aujourd’hui comme hier est : pourquoi voter ?
      Et cette question en appelle une autre . Le PEP est un nouveau parti politique. Quelle stratégie peut-il mettre en oeuvre pour atteindre ses objectifs autre que celle déjà pratiquée par tous ceux qu’il conteste à juste titre. Participer aux élections et légitimer ainsi le système ? Les appels incantatoires ne suffisent pas. On aimerait en connaître davantage sur cette stratégie.
      Marie Paule

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    • "Depuis des dizaines d’années l’Europe toute entière est devenue une colonie d’un système originaire des Etats-Unis."
      C’est pas tout à fait ça, et même pas du tout. Les US, tout pourris de défauts qu’ils sont, sont un état fédéral, comme l’Inde, la Suisse, le Brésil et d’autres encore. L’Europe communautaire n’est pas un état, n’a jamais prétendu l’être, et le veut encore moins. Aux US ils n’ont et n’auraient jamais accepté qu’une banque centrale indépendante du pouvoir politique ait le dernier mot à peu près sur tout. Nous si...

      Si des origines "sulfureuses" sont à chercher pour l’Europe communautaire il vaudrait mieux regarder du côté des néo libéraux et spécialement de leur branche allemande, pour qui l’état c’est l’ennemi et l’horreur absolue, surtout s’il est démocratique. C’est pas pour en recréer un autre à la place des existants, méthodiquement laminés et réduits au rôle de préfet de police et d’assistante sociale. Et si la démocratie est suspecte car par définition "instable", un gouvernement pouvant défaire ce qu’a fait le précédent, ils n’aiment pas davantage les néo fascistes et apparentés, des "populistes" vite incontrôlables et qui finissent parfois très mal. Pas bon pour les affaires...

      Ce qui ne veut pas dire qu’il n’y ait pas de pouvoir, ni qu’il s’exerce sans brutalité, les évènements récents prouvent justement le contraire. Simplement "il faut" le confier à une techno-bureaucratie qui, au nom de l’économie et d’une saine gestion, exerce en réalité le pouvoir politique de façon "apolitique".

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  • Le POI dont personne ne parle milite depuis bien longtemps pour la sortie de l’UE, de l’Euro, de l’Otan, de toutes ces instances impérialistes !! Renseignez-vous un peu.

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  • Il y a quelques temps que je suis convaincu par le non à l’Euro, l’Europe et l’Otan.
    J’ai même adhéré au M’PEP pour ce thème puis soutenu l’UPR aux européennes.
    Pour abattre le monstre, il faudra en arriver à considérer que toutes les alliances sont légitimes.

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    • la meilleure réponse à l’inertie
      c’est de pose la question de la propriété capitaliste ; n’est-il pas grand temps de transformer les citoyens et citoyennes en "individus associés" dans la production, comme conclut Marx dans le Manifeste. Les coopératives sont là pour prouver que l’on peut vivre en coopération et non en concurrence. Ici, hier, le Tribunal de Commerce a autorisé la création d’une Scoop par les ouvriers et cadres des Forges de Cran (bourgade jouxtant Annecy) ; une scoop dans l’industrie, c’est peu commun, parait-il ; ils ont eu l’appui de tous les pouvoirs locaux, régionaux, ministériels ! Ils fournissent Tefal, à Rumilly , à 30 kms,
      et les fabricants de lames pour volets roulants, et la cosmétique, et d’autre ; ils ont été truandés par un fond de pension, comme le sont toutes les entreprises ; elles sont truandées par leurs propriétaires. Même si certains cherchent à être honnête, la coopération doit remplacer la concurrence.
      Et relocaliser toute la production ; on trouve toujours des solutions avec de la volonté. De puis la Chine, ou depuis les zones industrielles ; pas de quartier sans lieu de travail. Ca évitera de lâcher du CO2 en allant au boulot. A Annecy on allait au boulot à pied ou en vélo. On mangeait bio sans le savoir ; la chimie et l’industrie alimentaire ne nous avait pas encore empoisonné ! (une page complète dans l’Huma du 15 juillet, sur les Forges de Cran)

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      • Oui les scop - coopératives ouvrières de production - c’est bien, c’est intéressant. Mais... cela ne consiste en aucune façon à faire changer le contexte politique et social : marché mondial, mise en concurrence, pouvoir des banques, etc. De plus le code des marchés publics ne permet en aucune manière de relocaliser puisque les achats publics sont ouverts à toute la concurrence à partir de 15 000 Euros sans possibilité de critères sociaux et environnementaux (hormis l’insertion). C’est une des conséquences de la transposition en France du code des marchés publics européen. En conséquence les scop sont plongées dans les règles du marché et de la concurrence.

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  • Bonjour,
    Je reçois vos messages depuis un certain temps sans toujours comprendre votre positionnement. Mais aujourd’hui, j’ai l’impression de mieux vous cerner.
    En fait, vous êtes contre tout et contre tout le monde ! Beau programme pour un parti politique !
    Je me demande si vous êtes conscients de votre positionnement sur orbite satellitaire, en dehors de toute réalité.
    Je crois qu’il vous reste encore du travail pour persuader les Français et, au-delà, les Européens pour rejoindre vos positions. J’ai l’impression que je ne connaitrai pas le jour où, devenus majoritaires, vous pourrez mettre en applications vos idées fumeuses.
    Je vous souhaite bon courage pour poursuivre vos actions vers la victoire ... non, là je rigole !

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    • Ce qui prouve que ce n’est pas parce qu’on lit qu’on comprend...

      Pour ce qui est des idées fumeuses, quand l’esprit est obscurci par la propagande dominante, c’est difficile de voir clair...

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    • Un parti au service des classes dominées, oppressées n’est pas contre tout le monde, c’est évident. Son adversaire est bien entendu le capitalisme, donc par ricochet tous ceux qui en sont les supports. Ils peuvent arborer des étiquettes dites "de droite", "de gauche", "de gauche de la gauche", s’ils ont pour toile de fond la mondialisation ils sont adversaires des peuples qui se raccrochent à leur souveraineté, le seul bien qui leur reste souvent, bien très malmené presque aussi souvent. Quant à ceux qui font mine de défendre "les gens de souche", ou qui ont des postures où intervient "la religion", c’est seulement pour diviser les classes dominées entre elles. Eux aussi soutiennent le Capital, dont ils vivent.

      Nous sommes tous dans la même galère. C’est le message du Parti de l’émancipation du peuple. Il défend les classes dominées, et leur propose de prendre conscience de leur unité face à cette domination, malgré des situations qui paraissent disparates.

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    • En fait vos arguments sont terriblement convenus "vous êtes contre tout et tout le monde" écrivez-vous : c’est exactement le discours des néolibéraux, des conservateurs, du MEDEF à l’encontre de tous ceux qui s’opposent à leur système, à leur politique et à leurs réformes. Oui on est contre et prêts à affronter tous ceux qui marchent droit dans la combine d’une union européenne comme horizon indépassable. Alors quand le FDG se fait l’allié objectif du système en refusant même d’ouvrir un débat sur la question de l’euro et de l’UE - tout autant le PCF que le PG - alors oui on est contre. ET on le dit.
      Mais on est aussi POUR la souveraineté nationale et populaire, l’internationalisme et pas l’européisme, pour la coopération entre les peuples sur les bases de la charte de la Havane, pour l’égalité, pour la transition énergétique, pour le plein emploi, pour une véritable sécurité sociale universelle, etc. Et pour y parvenir il faut se débarasser des obstacles, notamment de l’UE et de l’euro. C’est simple, rationnel. On a choisi le camp de la défense des intérêts des classes dominées. Elles prennent en pleine face la mondialisation. Nous, on est pour la démondialisation et contre le libre échange !

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  • l’analyse est une fois de plus remarquable et hélas désespérante, car au-delà des paragraphes et des conclusions implacables, relatives aux nouveaux méfaits des " sociaux-traîtres ", complices comme toujours du capital, " Que faire ", aurait dit le camarade LENINE ?

    Une seule voie pour s’opposer à la " dictature des marchés " : " la " Dictature du Prolétariat " et un régime de " Terreur Révolutionnaire " contre l’ " Ennemi de Classe "

    Combien de divisions, au sens militaire du terme, les Peuples de l’Europe et du Monde, sont elles prêtes à fournir pour le " Grand Soir " et surtout , pour qu’ aucun " Blême matin " ne lui succède aussitôt , par un nouveau Thermidor ?

    C’est une affaire de loups, et les Peuples sont devenus les chiens aliénés du capital !

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    • Notre analyse serait effectivement désespérante si ne saurions que faire. Or, notre décision de nous engager dans une orientation de parti politique avec des perspectives vraiment radicales témoigne d’un espoir que nous ne croyons pas vain. Plus que jamais, l’adhésion des militants qui voudraient nous suivre est capitale, car elle permettrait de concrétiser un espoir que la gauche radicale n’a cessé de réduire.

      Si vous en avez assez d’une gauche qui n’a de cesse de tromper les classes qu’elle dit défendre, n’hésitez plus à vous engager dans une aventure résolument révolutionnaire. Au-delà de nos analyses, nous nous apprêtons maintenant à agir politiquement. Rejoignez-nous !

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  • Bonjour.
    Comment osez-vous dire que le PG participe au démantèlement de la Grèce ? Dès que le texte de "l’accord" est sorti le PG a appelé au rejet.
    Le PCF a encore une fois fait preuve de légèreté et d’inconséquence. Pas le PG.
    M G Buffet a heureusement fait basculer les députés PCF en faveur du non au diktat.

    Pourquoi racontez-vous des bobards à vos lecteurs ? C’est pas encore assez difficile, il faut que vous vous y mettiez aussi ? Ou bien vous détestez J L Mélenchon ?

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    • Melanchon n’a cessé de crier : "l’euro est à nous, l’europe est à nous". Il est contre la sortie de l’euro et de l’UE, seules conditions nécessaires, mais non suffisante pour faire une politique en faveur des classes dominées...

      Refuser de faire le pas indispensable, le premier, combattre l’UE et da monnaie amène à la situation de la Grèce aujourd’hui. Laisser penser que l’UE peut changer de l’intérieur, qu’un pays peut avoir une politique différente de celle imposée par la Troïka, c’est ça raconter des bobards !

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    • Je reconnais que notre parti n’est pas particulièrement tendre avec Jean-Luc Mélenchon. Quand on soutien la négociation d’un Alexis Tsipras qui n’a que faire du NON massif de son peuple à une austérité qui le met déjà à genoux, on ne peut ni cautionner, ni pardonner.

      Je vous félicite pour votre capacité à admirer Jean-Luc Mélenchon et probablement aussi Alexis Tsipras alors qu’ils ne respectent pas le résultat incontestable d’un référendum par crainte des conséquences d’une sortie de l’€uro. J’avoue que nos inquiétudes vont plutôt au peuple grec qui lutte âprement pour sa dignité, tandis que ces deux dirigeants n’hésitent pas à faire plier un peuple entier qui sans doute "ne peut pas comprendre". Dès le lendemain du référendum, Alexis Tsipras s’est empressé à négocier un accord qui, immanquablement, s’est conclu par des dispositions plus régressives encore.

      Comprenez-vous que l’on puisse renforcer les mesures régressives de la Troïka à une jeunesse qui connait déjà un chômage massif et qui ne connaitra probablement que cela ? Avez-vous de la compréhension pour un dirigeant dit de gauche, mais qui permet de relever l’âge légal de la retraite parce que l’Europe capitaliste en a décidé ainsi ? Comprenez-vous enfin que ce dirigeant désobéisse à la volonté populaire alors que son rôle, son mandat était de désobéir à la Troïka ?

      Oui, nous osons et il est de notre devoir d’oser clamer tout haut ce que le parti de gauche considère comme légitime. Seul le peuple a raison, pas Tsipras, ni Mélenchon !

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    • Mais bien entendu que le PG porte une écrasante responsabilité dans l’actuel démantèlement de la Grèce, au même titre que toute la gauche européïste, ainsi que PS, les Vers etc. Cette démonstration flagrante d’écrasement du peuple grec ne suffit-elle pas encore, pour comprendre une bonne fois le caractère foncièrement dictatorial de l’UE et son € prison des peuples. Jl Mélanchon lors de sa campagne de 2012 jurait que si la gauche sortait en France il allait transformer littéralement l’UE. Bon, c’est l’extrême gauche grèque qui a pris le pouvoir avec tout le soutien de JLM et plutôt que de voir une UE se détendre, on la voit au contraire se durcir de façon drastique. Aujourd’hui le peuple grec reçoit bel et bien une punition d’avoir imaginer une solution démocratique.
      Oui le PG vote contre la mesure punitive, mais il ne peine pas tant il sait qu’il y aura une écrasante majorité pour l’assurer qu’elle sera dument adoptée ce qui lui permettra de continuer de vociférer contre l’UE et Merkel en se gardant de s’en éloigner.
      Sa responsabilité oui est maximum, elle est même plus importante que celle de droite, car à l’instar du PS, il continue de leurrer ses sympathisants, après leur avoir fait croire à une possible justice sociale en jouant la carte UE..
      Il faut bien comprendre qu’à cette cadence :
      - D’abord, le peuple grec va continuer d’être écrasé, entendu que l’accord imposé, vient encore une fois surtout en aide aux banquiers et ne règle strictement rien en terme de relance économique de la Grèce.Donc il y aura d’autres "plans d’aide" avec à chaque fois plus d’austérité, jusqu’à l’épuisement total du peuple grec.
      - Que parallèlement,l’austérité fait partie du programme "des institutions" visant, selon la folie néolibérale mondialisée, à rendre compétitifs les pays européens avec l’Asie et autres régions du monde à bas coûts.
      - Que le même processus que celui de la Grèce est enclenché pour l’Espagne, le Portugal, l’Ialie, la France etc.
      - En continuant aveuglément de cautionner ces institutions,tout en feignant de les critiquer, mais surtout au grand jamais de s’en émanciper,le PG est incontestablement complice et trompe de surcroît ses sympathisant en les empêchant d’aller vers des partis qui prône clairement, comme il se doit la rupture avec l’€ et l’UE pillier de la mondialisation.
      Conclusion : bien sur que JLM est mondialiste avec toutes déductions qui s’ensuivent.
      FR

      - 

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    • Politiquement on s’en fout d’aimer ou pas Mélenchon ! Le PG lors de son congrès a balayé d’un revers de main les 45% de voix de ses militants favorables à l’ouverture d’une vraie discussion sur l’euro et l’UE. La direction s’entête à nier la réalité : un programme politique favorable aux classes populaires et aux couches moyennes ne peut pas exister dans le cadre de l’UE et de l’euro. Il ne s’agit donc pas seulement de se référer aux paroles virulentes de JL Mélenchon mais aux actes et au programme. Il est temps que les adhérents du PG en tirent les leçons. Tout comme l’UE le PG et le PCF ne sont pas réformables de l’intérieur.

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  • Résumé bien synthétisé

    16 juillet 2015 20:23, par F.Vannier

    Le Parti de l’émancipation du Peuple commence à
    réussir des notes de synthèse de bonne longueur.

    il faut souligner ce progrès.

    Enfin, le coup de balais était-il nécessaire de le montrer
    dans une période où beaucoup de personnes sont occupées
    à autres choses.

    Attention, au coup de balais de nombreuses personnes
    ont oublié la guerre des mots et des idées, ainsi nous sommes plus
    dans les années 1970-1980. où l’humour au troisième degrès était
    toléré.
    Oui l’autocensure empêche les gens de réfléchir jusqu’au bout
    même pour comprendre le pire et le meilleurs.

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  • C’est terrible mais il y a une pédagogie dans l’effroi grec. Cet effroi résulte de la politique de l’UE, donc d’un système de domination des peuples. Effectivement, par genèse, par construction, par définition, l’UE est là pour dominer les peuples. Ce qui est terrifiant, c’est la capacité de l’UE à faire accepter cette domination ; mieux encore, y adhérer. Nous naviguons là entre la notion classique d’aliénation, et la notion plus contemporaine de syndrome de Stockholm.
    A tous les "alter-quelque chose", je veux dire que le Parti de l’émancipation du peuple porte une alternative crédible : la reconquête de la souveraineté populaire, nationale, pour appliquer un programme de progrès, alliant démondialisation et internationalisme, pour disqualifier le néolibéralisme et répondre aux besoins sociaux...

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  • L’Union Européenne est un système totalitaire mais pas une dictature. Sinon... Mais qui est dictateur ? Madame Merkel par exemple n’est qu’un pantin comme les autres "élites" qui semblent diriger les pays de l’Union.

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    • Merckel n’est pas un pantin mais un agent actif redoutable. Oui l’UE est une dictature : pas de légitimité démocratique, son parlement est une parodie de parlement, les directives pleuvent tous les jours et s’imposent à tous les peuples des pays de l’Union, la monnaie est confisquée par une BCE au service uniquement de la finance. LEs peuples n’ont plus de souveraineté. Après on peut toujours tripatouiller les mots et utiliser totalitaire mais encore faut il savoir à quoi cela renvoie. Dites nous plus.

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