La fin de la gauche est proche
mercredi 6 mai 2015
Auteur : par Denis COLLIN

Rédigé fin mars 2015, après le 2e tour des élections départementales, le texte de Denis Collin en appelle à « Un programme pour un nouveau bloc de classes. Un programme national et populaire au sens où Gramsci employait cette expression. » Le M’PEP se retrouve dans son analyse et ses conclusions. Depuis son congrès de décembre 2014, en effet, le M’PEP ne se place plus dans le clivage gauche-droite désormais obsolète, mais autour de la défense structurelle des intérêts des classes dominées, contre les classes dominantes.

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LA FIN DE LA GAUCHE EST PROCHE

Rédigé fin mars 2015, après le 2e tour des élections départementales, le texte de Denis Collin en appelle à « Un programme pour un nouveau bloc de classes. Un programme national et populaire au sens où Gramsci employait cette expression. » Le M’PEP se retrouve dans son analyse et ses conclusions. Depuis son congrès de décembre 2014, en effet, le M’PEP ne se place plus dans le clivage gauche-droite désormais obsolète, mais autour de la défense structurelle des intérêts des classes dominées, contre les classes dominantes.

LA FIN DE LA GAUCHE EST PROCHE

Texte de Denis Collin, philosophe, animateur du blog « La Sociale », publié par le MPEP avec l’accord de l’auteur.

Le 6 mai 2015.

Ainsi, la déroute annoncée s’est produite. Et comme le PS n’a pas disparu purement et simplement de la circulation, évitant le sort de ses coreligionnaires du PASOK grec, on va répétant que tout bien pesé, il a résisté. À tout seigneur tout honneur ! Cambadélis déclare : « La gauche s’est bien rassemblée, dans un contexte économique difficile, alors que notre politique n’a pas encore produit tous ses effets. » Décidément, Jupiter rend fous ceux qu’il veut perdre. Le Front de Gauche se console de n’avoir pas tout perdu... Dans le naufrage chacun se raccroche à un bout du radeau.

Le scrutin uninominal à deux tours amplifie les victoires et les défaites électorales. Le plus important, ce n’est pas le nombre de départements gagnés par la droite - même si c’est important pour la suite. Le plus important est le résultat catastrophique en voix obtenues par la « gauche » au premier tour et la non-mobilisation de son électorat traditionnel au second tour. Les plus militants, les plus prêts à y aller en dépit de tout, n’ont eu besoin que d’écouter Macron dire à la BBC que Thatcher avait été une chance pour le Royaume-Uni : ils savaient qu’on votant « socialiste », c’est en fait le soutien au thatchérisme à la française, incarné par Macron, Pellerin, Rebsamen et tutti quanti, qu’ils apporteraient. Le vieux coup « tous unis contre la droite et l’extrême droite » ne marche plus.

Mais il n’y a rien, pas d’alternative, rien qui ressemble à l’émergence d’une nouvelle force politique. Il y a bien quelque chose qui s’est affaissé dans notre pays. Sous les coups de l’austérité européenne, de la trahison des élites dirigeantes inféodées à l’UE (et ça vaut évidemment autant pour la droite que pour la gauche), le désespoir a saisi le peuple des ouvriers, des employés, de tous ceux qui tirent le diable par la queue. Le désespoir engendre le repli sur soi, l’égoïsme social, l’espoir fou qu’on va passer entre les gouttes de l’orage qui s’abat. Voire pire : plutôt une fin effroyable qu’un effroi sans fin, voilà un des ressorts du vote FN. Notre pays s’est déjà effondré sur lui-même : c’était en 1940. Cette « étrange défaite », comme le titre l’excellent livre de Marc Bloch, n’était pas due à la puissance de l’armée allemande, mais bien à des causes internes qu’il a tenté d’analyser.

Il faudrait pour tous ceux qui ont partagé les espoirs et les illusions sous le drapeau incertain de la « gauche », que les leçons de cette défaite soient tirées dans toute leur ampleur. Et il faut commencer par cette question que posait déjà Orwell et qui s’adresse à la « gauche radicale », à la « gauche de gauche » : alors que les mauvais coups portés par le tout-puissant capital financier sont clairement perçus par la grande masse de nos concitoyens, pourquoi désertent-ils les partis de gauche, tous les partis de gauche et laissent-ils à la droite le soin de gouverner ? Pourquoi finalement ont-ils plus peur du « socialisme » que du capitalisme ? Un socialisme pourtant inexistant. Il suffit de voir le programme rose tiède de la gauche de gauche pour s’en rendre compte. Les causes de cette situation ne sont pas à chercher dans la « droitisation des esprits » voire leur « lepénisation » comme l’expliquent les beaux parleurs des beaux quartiers. Qu’on interroge les Français sur la sécurité sociale, l’enseignement ou tous les thèmes classiques de la « gauche », on trouvera souvent une large approbation. Que Mme Le Pen ait cru bon de prendre la défense des retraites, des salaires ou de la laïcité, cela prouve simplement qu’elle ne peut gagner qu’en reprenant pour les pervertir d’abord et les piétiner ensuite les revendications du programme minimum des partis ouvriers... du temps où de tels partis existaient encore ! Non, cet affaissement de notre pays, qui semble se laisser prendre par la droite et l’extrême droite vient tout simplement de que « l’on y croit plus ». On ne croit plus à la parole de ces pitres qui battent les estrades sous le slogan « mon ennemi, c’est la finance » et qui ensuite installent les banquiers à tous les postes de commandement. On ne plus croit ces professeurs de morale qui piquent dans la caisse, qui fraudent le fisc, qui magouillent avec leurs copains et coquins de la spéculation, ces « défenseurs de la patrie » devenus les caniches de Mme Merkel et de M. Obama. On a trop sous-estimé les ravages qu’a fait la profonde immoralité de cette caste dirigeante. On a également trop sous-estimé le mépris populaire à l’encontre de l’idéologie semi-libertaire des partisans des « réformes sociétales » à tout crin. L’électorat CSP++ du PS s’est retrouvé dedans, mais pas les travailleurs pauvres, pas les employés, pas la vieille base électorale du PS et du PCF. Il y a aussi les particularités de personnalités les plus en vue. Un président « à la dérive » comme le titre Marianne et un premier secrétaire du PS qui n’a jamais été qu’un roi de la manœuvre de basse-cour. De Harlem Désir à Cambadélis : le PS est tombé de Charybde en Scylla. Sans parler de ces branches entièrement mafieuses du PS qui parfois finissent par vivre leur propre vie comme le clan Guérini à Marseille ou pourrissent complètement le parti de l’intérieur, comme dans le Pas-de-Calais.

Face au désastre, Jean-Luc Mélenchon appelle à une « nouvelle alliance populaire » pour les régionales. Pourquoi pas ? Mais il réserve la primeur de ses projets aux partis auxquels il va s’adresser dans la semaine. En fait, la tambouille continue, avec des partis en plein déclin, des groupuscules qui peuvent tenir leur congrès dans une cabine téléphonique... et encore avec le portable, il n’y a presque plus de cabines téléphoniques ! Une nouvelle alliance populaire, il faudrait tout simplement en dessiner les grandes lignes au moins, et pas essayer de rafistoler « la gauche ». Et les grandes lignes s’appellent souveraineté de la nation (article III de la déclaration de 1789), rupture avec l’UE et l’ordo-libéralisme allemand, renationalisation des services publics privatisés au cours des dernières décennies, augmentation des salaires et défense de la protection sociale et des retraites, taxation impitoyable des dividendes et des « salaires » de nabab dans le genre de celui de Carlos Gohn, retour à une école qui instruit et arrêt immédiat des expérimentations des Docteurs Folamour de la « pédagogie », bref un programme capable d’amalgamer les ouvriers, les employés, et une large partie des petites classes moyennes désespérées qui se sont tournées vers le FN. Un programme qui dit clairement que nous voulons conserver nos acquis, un programme qui fait de la protection du citoyen dans tous les domaines sa priorité, un programme conservateur et révolutionnaire à la fois. Un programme donc pour un nouveau bloc de classes. Un programme national et populaire au sens où Gramsci employait cette expression.

Que faire ? Répéter inlassablement les leçons de l’expérience, en refusant les idées toutes faites et les schémas classiques et faussement rassurants de l’extrême gauche. Bref faire un travail d’instruction. Mais aucune régénération politique n’aura lieu sans un puissant mouvement social. Derrière la passivité apparente, il y a une colère sourde qui bouillonne ici et là. Des préfets redoutent de nouvelles jacqueries comme celle des « Bonnets Rouges ». À la base, dans les entreprises, il y a des mouvements sociaux, des grèves qui gagnent en dépit du contexte difficile. Ceux qui vivent sont ceux qui luttent, disait Victor Hugo.


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Forum de l'article  -25 Messages

  • La fin de la gauche est proche

    6 mai 2015 23:06, par Norton

    Rien sur la sortie de l’union européenne !...

    Avec ou sans clivage droite/gauche, "la défense structurelle des intérêts des classes dominées, contre les classes dominantes" n’a pas plus de chance d’être euro-compatible aujourd’hui qu’hier...

    Je trouve assez scandaleux de proposer encore un tel programme après avoir dennoncé l’incompatibilité des institutions européennes avec le progrès social. Les mots ont bien été pronnoncés, mais apparemment, les idées ont du mal à se mettre en place...

    Quand on on veut sortir de l’union européenne et qu’on l’a dit et motivé comme l’a fait le m’pep, on ne peut plus vouloir autre chose...
    Les programmes sociaux dans le contexte de l’UE, c’est du vent !

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    • La fin de la gauche est proche
      7 mai 2015 00:01, par MD

      C’est bien ce qu’écrit Denis Colin ; je cite : "Et les grandes lignes s’appellent souveraineté de la nation (article III de la déclaration de 1789), rupture avec l’UE et l’ordo-libéralisme allemand, renationalisation des services publics privatisés au cours des dernières décennies, augmentation des salaires et défense de la protection sociale et des retraites, taxation impitoyable des dividendes et des « salaires » de nabab dans le genre de celui de Carlos Gohn, retour à une école qui instruit et arrêt immédiat des expérimentations des Docteurs Folamour de la « pédagogie », bref un programme capable d’amalgamer les ouvriers, les employés, et une large partie des petites classes moyennes désespérées qui se sont tournées vers le FN."

      Je ne comprends donc pas bien ce que vous avez écrit.

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    • La fin de la gauche est proche
      7 mai 2015 02:27, par Claude

      Si c’est marqué, M. le troll d’Asselineau, dans l’avant-dernier paragraphe.

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      • La fin de la gauche est proche
        7 mai 2015 17:30, par Norton

        A Claude et suivants...

        Troll ?...,non...,taupe, à la rigueur...

        Si vous saviez lire, vous sauriez penser...
        J’ai écris "Les mots ont bien été pronnoncés, mais apparemment, les idées ont du mal à se mettre en place..."...Car comment trouver encore le moindre intérêt à dire que l’on veut developer une politique sociale dans un contexte que l’on a déjà dénoncé comme étant structurellement incompatible avec toute politique sociale ?...
        Il me semble qu’il est beaucoup plus utile de se concentrer sur la sortie de l’UE et que tout le reste n’a désormais plus aucune utilité, sauf à prendre les gens pour des imbéciles...Non ?

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    • La fin de la gauche est proche
      7 mai 2015 07:37, par Lalande

      Norton, vous avez dû sauter des lignes... "Et les grandes lignes s’appellent souveraineté de la nation (article III de la déclaration de 1789), rupture avec l’UE et l’ordo-libéralisme allemand, renationalisation des services publics privatisés au cours des dernières décennies, augmentation des salaires et défense de la protection sociale et des retraites, taxation impitoyable des dividendes et des « salaires » de nabab dans le genre de celui de Carlos Gohn, ..."

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    • La fin de la gauche est proche
      7 mai 2015 08:50, par Bonnard

      Je pense que plutôt que de polémiquer votre mouvement ferait mieux d’expliquer puisque les moyens existent comment gouverner en prenant l’argent là où il est et en s’appuyant sur une véritable démocratie comme par exemple le référendum mais avec ouverture au temps de parole équitable pour tous ainsi qu’une information objective et libre des journalistes en nationalisant l’audiovisuel par un statut particulier qui rende impossible d’empêcher la liberté d’expression.
      mais tout cela en bien démontrant qu’il est possible d’y arriver à l’aide d’exemples entre autre par une re industrialisation de notre pays en taxant les produits importés dont nous n’avons pas besoin car produit en France (diminution du chômage) et un libre échange pour les autres en respectant la souveraineté de chacun d’eux

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      • La fin de la gauche est proche
        8 mai 2015 09:29, par Norton

        Bonnard,

        Toutes es les mesures dont vous parlez, absolument toutes, sont interdites par l’article 63 du TUE ( Lisbonne). Pour appliquer ce que vous préconisez si justement, il faut d’abord sortir de l’UE. Ensuite, seulement, les partis politiques pourront proposer aux Francais les programmes et les modifications constitutionnelles qu’ils voudront et les Francais pourront enfin les choisir librement.

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    • La fin de la gauche est proche
      7 mai 2015 10:35, par Julius

      Ben oui on attend avec impatience l’effondrement de la gauche qui a méprisé son peuple, l’a insulté, l’a vendu aux multinationales et à des puissances étrangères qui nous dictent notre politique intérieure. Enfin on réentend le mot de "nationalisme" qui n’a rien à voir avec toutes les idéologies du XXème siècle ni qu’il est "la guerre" comme le disait le retors Mitterand mais la protection des individus et la préservation d’un capital culturel vieux de plusieurs siècles contre tous les prédateurs actuels qui ne rêvent que d’un gouvernement mondial où plus personne ne pourrait revendiquer une identité ni se soustraire au Marché nouveau Veau d’Or.Oui qu’elle vienne vite cette chute et que renaisse un espoir chez les classes populaires et toutes les classes moyennes qui en sont issues et qui ont été si méprisées par tous les partis de droite comme de gauche.

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    • La fin de la gauche est proche
      7 mai 2015 10:51, par LEDUCQ

      "Et les grandes lignes s’appellent souveraineté de la nation (article III de la déclaration de 1789), rupture avec l’UE et l’ordo-libéralisme allemand ..." C’est en toutes lettres dans le texte. Et cela devient dans le commentaire Norton " Rien sur la sortie de l’union européenne" .Mauvaise foi ou esprit de dénigrement systématique ?

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    • La fin de la gauche est proche
      7 mai 2015 11:18, par Marc Rousselet

      Cher Norton,
      il est écrit : « rupture avec l’UE » dans le corps du texte. Je viens dans faire un copier/coller pour ce message.
      Lire c’est relire, sinon l’on peut prêter à l’auteur des idées qui ne sont pas les siennes et pire que le débat cesse. Ce serait dommage compte tenu de la qualité de ce texte qui mérite discussion.
      Un peu de calme, de recul, le monde à transformer a besoin de nous attentifs, pugnaces et clairvoyants.

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    • La fin de la gauche est proche
      7 mai 2015 11:23, par Jean-Claude Burel

      il est écruit en toutes lettres dans l’article :"rupture avec l’UE " comme quoi révolté ou conservateur il n’est pire aveugle que celui qui ne veut pas voir !

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    • "Rien..." ??
      7 mai 2015 13:58, par TYT

      je lis "rupture avec l’UE..." : est-ce "Rien sur la sortie de l’union européenne" ?

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    • La fin de la gauche est proche
      7 mai 2015 15:09, par Arlette Hasselbach

      Le texte parle bien de la sortie de l’UE... c’est cette étape qui doit devenir le débat central avec une stratégie clairement énoncée.
      Les conséquences de cette décision devront être assumées par une majorité de citoyens (les autres iront mettre leurs noisettes dans les réseaux financiers internationaux) et une grande partie de la classe moyenne française fera partie des adversaires de la sortie de l’UE... et va préférer une fois de plus Pétain et ses arrangements avec le capital.
      Les intérêts des classes dominées sont aussi face aux ravages de la société de consommation, du refus des contreparties citoyennes (un droit est lié à une obligation), du mirage libertarien (l’apologie de l’individualisme a tellement façonné les esprits qu’il empêche d’imaginer un après-capitalisme). Il faudra donc travailler sur la notion de DESIR, de CONSTRUIRE, d’EMANCIPATION.....

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  • La fin de la gauche est proche

    6 mai 2015 23:43, par marius

    OUI...La fin d’un parti qui se targue d’être socialiste autant que je suis "Martien"
    Non pas la fin de la Gauche... qui néanmoins en portera les stigmates durant les prochaines décennies....

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  • La fin de la gauche est proche

    7 mai 2015 01:43, par Danièle Dugelay

    Je pense bien modestement qu’il est impossible maintenant d’écrire un programme défini, car la situation est à la fois forte par tout ce qui a été mis en place pour l’étayer et très instable par son environnement. Il ne s’agit pas d’un tas de bois monté contre le mur de la maison, mais d’êtres humains en chair et en os qui peuvent bouger et qui peuvent même penser, tout peut arriver et personne ne sait vraiment dans quel coin de la planète ou dans quel engrenage du système.

    Certes, ce serait bien si on pouvait sortir de cette UE qui n’a été qu’un mensonge depuis des décennies et revenir au programme du CNR et à la reconstruction de la France. Comment réagirait les autres qui sont infinis et indéfinis ? Regardez ce que vit la Grèce en ce moment. Pourtant l’UE peut à la rigueur se passer de la Grèce,sauf pour des raisons géostratégiques. Se passer de la France, ce serait autre chose. On verrait se dresser devant elle des forces invincibles, sauf...sauf s’il se passait un évènement encore inconnu, comme la levée d’autres peuples ou la chute des bourses ou autre chose que mon incompétence m’empêche d’imaginer. Aussi, je crois qu’il faudra agir tout en finesse sans dévoiler ses faiblesses et ses atouts et surtout en sachant s’accrocher à toutes les opportunités qui se présenteront.

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    • La fin de la gauche est proche
      8 mai 2015 09:11, par Norton

      Daniele Dujelay,

      "Certes, ce serait bien si on pouvait sortir de cette UE qui n’a été qu’un mensonge depuis des décennies et revenir au programme du CNR et à la reconstruction de la France. Comment réagirait les autres qui sont infinis et indéfinis ? Regardez ce que vit la Grèce en ce moment. Pourtant l’UE peut à la rigueur se passer de la Grèce,sauf pour des raisons géostratégiques. Se passer de la France, ce serait autre chose. "

      Pour sortir de l’UE, un pays comme la France, mais également tout pays qui a un minimum d’intérêt pour sa respectabilité internationale, choisi la voie légale, en l’occurrence, le respect de la seule procédure prévue et adoptée par les 28 lors de la ratification du traité de Lisbonne : l’article 50 du TUE.

      Un pays qui invoque l’article 50 n’a aucune autorisation à demander à qui-que-ce-soit.
      Aucun pays ne peut s’opposer à un état membre qui choisirait de sortir par cette voie et aucun n’a intérêt à compliquer cette sortie en prenant le risque d’insulter l’avenir de ses relations avec le pays sortant et de créer un précédant dont il pourrait à son tour faire les frais...

      Si la Grèce avait choisi de poser l’article 50, comme le préconise l’EPAM, elle serait déjà en train de reconstruire son avenir au lieu de négocier avec la Troïka qui ne lâche rien et qui s’en tient à la réglementation européenne dans les réponses qu’elle apporte à la Grèce.La troïka est parfaitement dans son rôle.

      C’est ce meme type de procédure qui est préconisé par Mélenchon, Marine le Pen, Dupont Aignan,...etc...,qui consisterait à renégocier les traités ou tout au moins à demander aux institutions de mettre en place des procédures non-prévues par les règles européennes.
      C’est échec assuré ! :

      - il serait impossible que 28 pays aux intérêts divergents, tombent d’accord sur une modification des traités (unanimité requise...)

      - les Allemands refusent systématiquement tout assouplissement des règles, de peur d’avoir à en payer la note.

      L’attitude actuelle de l’UE envers la Grèce était donc totalement prévisible et à terme, la Grèce devra poser l’article 50 mais aura perdu une année pour son redressement, au détriment du peuple grec...

      Dans le cas de la France, l’application de la procédure prévue provoquerait à coup sûr la fin ordonnée de l’union européenne... Ce n’est pas moi qui m’en plaindrait...

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  • La fin de la gauche est proche

    7 mai 2015 09:24, par Wolfrom philippe

    L’abstention et la faiblesse du score du PS officiel lors de l’élection départementale montrent que l’espoir d’une vraie gauche est en attente. Comment le mobiliser ?

    En adhérant aux lignes de force du discours du Bourget. C’est sur ce programme que François Hollande a obtenu son mandat.

    Son revirement (trahison sociale démocrate) le disqualifie pour le présent et le futur. Mobiliser sur : 1) le pricipal ennemi la Finance apatride, 2) les inégalités sociales qui laissent 12 à 15 ùde notre population dans le besoin pour le quotidien 3) le chômage, conséquence de la politique d’une économie de privilégiés mené par le secteur privé, 4) l’insuffisance des investissements pour le bien public 5 ) les sans abris 6) la fraude fiscale…

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  • La fin de la gauche est proche

    7 mai 2015 12:17, par Lefevre michel

    j’ai partagé des idées et partage encore quelques idées du MPEP. Je suis un militant de gauche et très souvent sur le terrain et ailleurs,Mais je dis que vos idées à répétitions qu’il faut sortir de L’Europe à tout prix et utopique ! Ce serait une catastrophe financière et sociétale.J’ai soutenu en 2012 comme vous le FDG avec son leader Mélenchon.
    Il y avait un grand espoir,avec des propositions nouvelles et ambitieuses.
    Mais aujourd’hui ce n’ai plus pareil,pourquoi ? je n’ai pas la réponse.
    Je pense que les médias sont à la solde des dirigeants de tous poils ;ils ont promus le FN,aujourd’hui même c’est tous les jours un fait nouveau,qui entretien cette ambiance nauséabonde ! J’ai 75 ans et si je me bat aujourd’hui c’est pour les jeunes et surtout leur montrer l’exemple par la lutte.Parfois je suis désespéré en pensant parler dans le vide.la société a aussi ses responsabilités vis à vis d’eux.Une société ou on prône l’argent comme LA solution !Ceci en fait contribue à une société égoïste.

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  • La fin de la gauche est proche

    7 mai 2015 15:05, par Barratier

    Je ne partage pas l’analyse de Denis COLIN. Je trouve très positif que peu de gens croient aux promesses des élus qui ne les ont jamais tenues, aujourd’hui on le sait un peu.Je trouve très positives les poursuites à l’encontre des tricheurs et le fait que la Justice ne les étouffe plus. Je ne pense pas que les citoyens croient que le FN ferait mieux. Je constate que l’opposition intégriste a perdu la bataille du prétendu genre, l’égalité en droits étant confondue volontairement avec la similitude qui n’a jamais été énoncée, qu’elle a perdu la bataille du mariage pour tous, des faits de société.La "gauche" est un concept qui n’a pas de sens, et qui n’en a jamais eu.La république laïque et sociale (deux notions inséparables) n’a pas été mise en oeuvre par personne. Quant aux citoyens, il faut d’abord qu’ils existent, il ne faut pas les confondre avec les profiteurs.
    Ce qui bouge bouge bien : les monnaies locales, les AMAP, et surtout la circulation de l’information, et la prise de conscience que la France est dans un système mondial et qu’elle ne saurait se débrouiller en dehors de lui
    Ce qui me plait est que je pressens qu’il va falloir inventer du vrai nouveau, et qu’il n’y a à priori aucune raison pour que les Français le fassent...ils ne sont pas seuls au monde et ailleurs il émergera quelque chose dont je ne serai pas l’acteur, parce que j’ai décroché après tant de désillusions.
    J’essaye de tenir un site témoin des lâchages et aussi des petites avancées. Ce site s’appelle "Retraités dans la République, chessy 2008" et démontre que sur un terrain ingrat (ma commune) on peut en citoyen de terain, dans on petit coin, changer pas mal de choses...en intimidant ou en convainquant les élus.

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  • La fin de la gauche est proche

    7 mai 2015 15:29, par LUIS

    Ce qui manque le plus à la classe prolétaire en France, c’est un programme de luttes et un parti fiable pour les mener, pas un ensemble hétéroclite de groupes et partis pour rabattre et ramasser des voix pour les prochaines élections. "Mais aucune régénération politique n’aura lieu sans un puissant mouvement social"

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    • La fin de la gauche est proche
      8 mai 2015 17:59, par Norton

      Luis,

      Aucun parti ne peut être "fiable", lorsqu’il propose une politique dont l’application est contraire aux dispositions des traités européens. Les Grecs commencent à s’en rendre compte...

      Partant de ce constat, il y a deux solutions :

      1-Supprimer de notre constitution l’idée de "république sociale"...

      2-Sortir de ce mouroir social qu’est l’UE et de ses lois supranationales, sans état d’âme, pour pouvoir choisir librement nos politiques.

      Il n’y a donc pas d’autre choix que de se rassembler au plus vite, pour mettre en œuvre la seconde solution...
      Toutes les politiques partisanes sont temporairement obsolètes et leur persistance dans l’actualité témoigne, soit de l’incompétence des leaders qui les proposent, soit de leur malhonnêteté...

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  • La fin de la gauche est proche

    7 mai 2015 20:25, par OKORITE Justin

    Ça fait un bail qu’il n’y a plus de gauche ni de lutte des classes
    Les patrons sont asservis à la même nécessité que le salarié : avoir un solde positif sur son compte en banque !

    La société, au niveau mondial, est divisée entre 2 blocs : un de 6 à 7 familles, groupées dans la cartel de la FED, l’autre qui compte environ 7 milliards d’êtres humains.
    Prenez une petite demi-heure pour écouter l’ancien ministre canadien, sur : https://youtu.be/_Lh94rErvcQ et vous aurez tout compris.

    Cordialement
    Justokor

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  • La fin de la gauche est proche

    8 mai 2015 09:38, par init6a

    ... Des préfets redoutent de nouvelles jacqueries comme celle des « Bonnets Rouges ». À la base, dans les entreprises, il y a des mouvements sociaux, des grèves...

    Denis Collin est plein d’espoir, mais il semble négliger que le gouvernement prend les devants de la contestation possible : loi sur le renseignement, et loi de programmation militaire, et toutes les saletés et tromperies à mettre dans les medias pour jeter de la poudre aux yeux.

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  • La fin de la gauche est proche

    16 mai 2015 22:27, par AFORSSE

    Bonjour,
    Travaillant sur les questions de quelle pédagogie pour nos enfants dans le champ politique et citoyen, ce serait plus qu’utile, avant de jeter l’écolier avec l’eau du bain, de savoir plus précisément de quelle pédagogie s’agit-il dans la phrase suivante de l’article : "...et arrêt immédiat des expérimentations des Docteurs Folamour de la « pédagogie »...".
    Merci à qui pourra m’éclairer à ce sujet, ou désigner de quels Docteurs s’agit-il pour ne pas se laisser embrigader par des titres ou des discours.

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