Les Français d’Alsace à nouveau en danger : Le Conseil unique d’Alsace refait surface.
dimanche 5 octobre 2014
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LES FRANÇAIS D’ALSACE A NOUVEAU EN DANGER : LE CONSEIL UNIQUE D’ALSACE REFAIT SURFACE

Par le Mouvement politique d’émancipation populaire

Le 5 octobre 2014.

Le dangereux projet du Conseil Unique d’Alsace que l’on croyait définitivement et légitimement rejeté par les Alsaciens lors du référendum du 7 avril 2013, est à nouveau à l’ordre du jour.

Le MPEP qui a soutenu les Français d’Alsace contre ce projet inacceptable en 2013, s’élève aujourd’hui contre cette trahison des élus.

Pour discuter de cette nouvelle offensive néolibérale, le M’PEP vous invite à assister à la conférence « Réforme territoriale, le dessous des cartes » : Vendredi 10 octobre 2014 à 19h30 à la Maison des associations, 1A place des Orphelins, 67000 Strasbourg.

Une délibération commune du 22 septembre 2014 [1] vient d’être adoptée par les deux Conseils généraux (Bas-Rhin, Haut-Rhin) et par le Conseil régional d’Alsace. Balayant avec mépris le vote des citoyens, ce délibéré affirme « que les Alsaciens souhaitent une collectivité unique mettant en commun les moyens du Conseil régional et des deux conseils généraux avec une seule assemblée, un seul exécutif et un seul budget ».

Cet épisode n’est pas sans rappeler la grave entorse à la démocratie : le traité de constitution européenne rejeté en 2005 par les Français à 55% mais réintroduit par le traité de Lisbonne en 2008, ou la suppression de la condition de référendum [2] dans le cas de la fusion d’une région avec les départements qui la composent.

Le MPEP qui a soutenu les Français d’Alsace contre ce projet inacceptable en 2013, s’élève aujourd’hui contre cette trahison des élus.

Lors de sa campagne pour le NON au Conseil Unique d’Alsace, le MPEP avait dénoncé, dès février 2013, les dangers de cette expérience d’autonomie alsacienne au profit d’un rapprochement avec le Bade Wurtemberg « dans la tradition rhénane »... là où les lois Hartz [3] sévissent, téléguidées par la Commission européenne ; « Alsace rhénane », que JL Mélenchon avait omis de dénoncer lors de son meeting à Mulhouse le 3 avril 2013, bien qu’il ait appelé à voter NON, comme le M’PEP, au référendum en Alsace.

C’est au moment du redécoupage du territoire national en 13 régions, adopté en première lecture par l’Assemblée nationale le 18 juillet 2014 que Mr. Richert, président du Conseil régional d’Alsace, a affirmé son opposition à la fusion des trois régions Alsace, Lorraine et Champagne-Ardennes. L’occasion était trop belle pour ne pas ressortir de son chapeau le Conseil Unique d’Alsace.

Naissance des métropoles et euro-métropoles, tentative de suppression des départements et des Conseils généraux, fusion de Régions pour passer de 22 à 13 et sans doute plus tard à 8 (euro-circonscriptions) : quel sens donner à cette contre-réforme territoriale ? Quel sens donner aux réformes structurelles qui accompagnent cette dislocation du territoire ?

La suppression des départements et le renforcement des régions s’inscrivent en réalité dans un schéma d’euro-régionalisation, aboutissant à terme au dépérissement des Etats-nations, remplacés par des grandes régions dialoguant directement avec Bruxelles. C’est la porte ouverte à la concurrence des territoires et des hommes pour le plus grand bonheur des multinationales.

Le MPEP appelle toutes les forces progressistes à s’élever à ses côtés pour dénoncer ces dérives anti-démocratiques qui, si elles se poursuivaient, menaceraient à terme la cohésion nationale. Le MPEP appelle tous les citoyens à mesurer la confiscation progressive de la souveraineté nationale qui à terme mettrait un coup d’arrêt à toute possibilité de maîtriser les politiques économiques et sociales de notre pays.

Pour discuter de cette nouvelle offensive néolibérale, le M’PEP vous invite à assister à la conférence « Réforme territoriale, le dessous des cartes », Vendredi 10 octobre 2014 à 19 h30 à la Maison des associations, 1A place des Orphelins, 67000 Strasbourg.


Notes

[1Sur les 122 élus (départements et région), 101 conseillers – UMP, UDI, indépendants, mais aussi écologistes, et quelques élus PS et démocrates, ainsi que FN – ont voté en faveur du texte. La plupart des socialistes n’ont cependant pas pris part au vote.

[2La demande de suppression du référendum local déposée dans l’été 2013, a été retirée en décembre 2013. Cependant, depuis le 18 juin 2014, le projet de loi n° 635 relatif à la délimitation des régions et aux élections régionales vise à supprimer ce referendum. Ce texte est en encore en débat.
http://www.senat.fr/leg/pjl13-635.htm
http://www.senat.fr/leg/tas13-150.html

[3Les Lois HARTZ sont des lois antisociales, imposées en 2003, qui ont touché durement les ouvriers allemands privés d’emploi et contribué largement à la paupérisation des classes dominées en Allemagne. Notamment la loi Hartz IV qui impose aux chômeurs des emplois payés 1 euro de l’heure (avec un maximum de 30 heures par semaine), et qui ne sont pas soumis aux cotisations sociales. A ce jour, près de 7 millions de travailleurs sont soumis à la loi Hartz IV.

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