Les gauches européennes ridiculisées sur France-Inter
dimanche 1er novembre 2015
Auteur : par webmaster
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LES GAUCHES EUROPEENNES RIDICULISEES SUR FRANCE-INTER

Par le Parti de l’émancipation du peuple (ex-M’PEP).

Le 1er novembre 2015.

Bernard Guetta est journaliste. Il fait une chronique internationale quotidienne sur France-Inter. Celle du mardi 13 octobre s’adressait à ceux, comme lui, qui pensent encore que la sortie de la crise passe par la gauche et par « plus » d’Union européenne. [1]
Monsieur Guetta appartient à une espèce en voie de disparition. Disparition qui ouvre - enfin ! - de nouvelles perspectives politiques.

La chronique de Bernard Guetta s’intitule – « le message de Lisbonne » - faisant référence à la situation politique au Portugal et – indirectement - aux conséquences politiques du traité de Lisbonne [2].

Quel est donc ce « message » ? D’après Bernard Guetta, ce serait celui que ses amis européistes et lui-même martèlent depuis des années : il n’y a pas d’alternative au cadre libéral européen. La preuve : même les composantes de la gauche qui se prétendent « radicales » ne veulent pas sortir de ce cadre. Elles veulent la justice sociale, bien entendu [3], mais dans et par l’Union européenne.

La démonstration de l’impossibilité et de l’absurdité d’une telle option par l’exemple grec n’éblouit pas monsieur Guetta qui semble vivre un peu plus chaque jour dans un autre monde que le commun des mortels. Alors que l’abstention a atteint des sommets en Grèce lors des dernières élections, que Podemos – l’alter ego de Syriza en Espagne – plonge dans les sondages, que le Front de gauche subit des revers électoraux sans fin et que la gauche trotskyste est en voix de disparition (NPA, LO), Bernard Guetta croit comprendre que le retour des partis de la gauche « radicale » dans le giron social-démocrate dessine les contours d’une « nouvelle gauche européenne ». Et celle-ci serait « la meilleure des choses possibles pour la relance et la consolidation de l’Union. »

Si l’alliance des sociaux-démocrates et des miettes de la gauche radicale un peu partout en Europe est le meilleur moyen de sauver l’Union européenne, institution de plus en plus détestée par les peuples, ces derniers ont toutes les raisons du monde de ne plus voter pour les partis de gauche ! Et c’est bien ce qui se passe.

C’est effectivement la gauche qui s’est montrée partout en Europe la plus efficace pour construire le cadre néolibéral européen voulu par les classes dominantes. Pendant longtemps, les sociaux-démocrates ont été à l’avant-garde de la « construction européenne ». Ils s’assumaient en tant qu’européistes notoires. Les opinions publiques se défiant de manière croissante de cette Europe, les classes dominantes – soucieuses de ne pas perdre les voix des victimes de la mondialisation - ont alors misé sur les partis « eurocritiques » [4]. La tentative a tourné court. L’impossibilité de mener une politique en faveur des classes dominées au sein de l’Union européenne a été démontrée de manière définitive en Grèce, en quelques mois seulement. Toutes les organisations de la gauche « radicale » sont aujourd’hui les victimes collatérales de l’échec (éminemment prévisible) de Syriza. Quoi de plus naturel alors que Podemos, le Bloc de gauche, le Front de Gauche, Die Linke, (etc.), tentent de sauver ce qui peut encore l’être en passant des accords électoraux avec les partis sociaux-démocrates – dont c’est également l’intérêt étant donné leur situation auprès des électeurs.

En réalité, Bernard Guetta a une guerre de retard. La gauche a abattu toutes ses cartes et n’est plus le meilleur moyen de capter les voix des électeurs pour maintenir le cadre de l’Union européenne. La gauche est finie car les électeurs sont de moins en moins nombreux à se laisser prendre au piège de sa rhétorique contestataire. Ses différents masques sont tombés et il apparaît au grand jour qu’elle n’est en réalité qu’une seule et même gauche, qu’elle se qualifie de réaliste ou de radicale.

Et la droite dans tout ça ?

La droite européiste n’a jamais été en reste pour apporter sa touche à l’édifice post-national, bien entendu. Par conséquent, comme l’ensemble du camp européiste, elle est fortement discréditée.

Alors comment les classes dominantes européennes vont-elles maintenant s’y prendre pour capter les voix dont elles ont encore besoin pour placer – le temps nécessaire - leurs émissaires aux bonnes places ? C’est assez simple et même Bernard Guetta peut le comprendre.

À brève échéance, des « coalitions gauche–droite », des « gouvernements de salut national » et des « fronts républicains » tels qu’ils apparaissent déjà un peu partout en Europe [5] se généraliseront. Les prétextes fallacieux avancés pour les justifier ne manquent pas et ne manqueront pas dans un avenir proche : unir les compétences et les bonnes volontés afin de réaliser une « bonne gestion » de la crise ; faire barrière aux populistes et aux extrêmes droites, etc. Cet épisode rendra visible aux yeux de tous la disparition déjà effective du clivage gauche-droite.

Puis, assez rapidement, lorsque ces coalitions auront perdu tout crédit, le temps des partis « eurosceptiques » et « régionalistes  » viendra. Tous gagnent du terrain en Europe :

- les partis « eurosceptiques  » (ou « europhobes  », ou encore « nationalistes ») tels que le Front national en France, le Vlaams Belang belge, le Ukip anglais (etc.) agitent depuis des décennies les drapeaux nationaux que les européistes ont pris le soin de leur laisser afin que s’amalgament dans les esprits souveraineté et nationalisme.

- les partis « régionalistes » (ou « séparatistes », ou encore « ethno-régionalistes ») en Lombardie, en Écosse, au Pays Basque, en Bretagne, en Corse, etc., regroupent ceux qui s’opposent à l’État central.

Bien sûr ces partis ont en commun un discours basé sur la défense de l’identité (concept fourre-tout dont le but est de faire disparaître la lutte de classe des champs politique et culturel) et sont souvent xénophobes. Mais malgré les apparences, le point qui les caractérise le plus est qu’ils sont « euro-compatibles ». En effet, chacun à leur manière, ils agissent en faveur de l’idéologie post-nationale [6] des européistes, des mondialistes et des altermondialistes :

- les partis « europhobes » tiennent sur les questions de souveraineté des discours qui contredisent leurs prétentions nationalistes. C’est le cas du Front national par exemple, qui explique que s’il parvient au pouvoir, il ira négocier la souveraineté de la France avec l’Allemagne. L’Union européenne n’en demande pas davantage dans le renoncement à la souveraineté et paye déjà grassement les eurodéputés du FN à faire de la rhétorique dans le théâtre de son parlement croupion.

- les partis régionalistes sont eux aussi d’intéressants candidats à la succession des habituels partis de droite et de gauche, puisque l’Union européenne travaille activement au démantèlement des États nationaux. Supprimer la nation est un moyen très efficace pour tirer un trait sur les droits nationaux favorables aux peuples inscrits par ces derniers au cours de leur Histoire. Il est évident qu’une fois ces droits effacés avec le cadre national, le rapport de force actuel entre les classes sociales ne permettra pas de les retranscrire à l’échelon régional...

Faire élire ceux qui – par la rhétorique uniquement – s’opposent à l’ordre établi est un moyen très efficace de conserver l’ordre établi. On l’a bien vu en Grèce. Même si cette stratégie implique que les acteurs soient plus rapidement démasqués que ne l’ont été les inventeurs du mythe de « l’Europe de la paix » et de « l’Europe sociale », elle permet aux européistes de gagner du temps. Leur but est en effet de garder les commandes suffisamment longtemps pour parvenir à achever l’édifice institutionnel par lequel il ne sera plus possible de défaire l’ordre établi par les urnes. Or, cette édification entre dans sa phase terminale.

Le Parti de l’émancipation du peuple se fixe pour objectif de faire échouer ce processus dans l’intérêt de tous ceux qui sont - à un degré ou à un autre – victimes de la mondialisation néolibérale. Son but est de prendre le pouvoir par les urnes afin de démondialiser. Il est urgent de démondialiser – en sortant de l’Union européenne, entre-autres - pour rendre à la puissance publique nationale le moyen de répondre aux besoins de la population.


Notes

[2Le traité de Lisbonne est l’autre nom du Traité Constitutionnel Européen (TCE), rejeté par référendum par les peuples français, irlandais et néerlandais et finalement imposé - d’une manière ou d’une autre - par la classe politique.

[3Par « l’investissement collectif et la redistribution des richesses par l’impôt ».

[4Les « eurocritques » sont les partisans d’une réforme de l’Union européenne (Syriza en Grèce, Podemos en Espagne, Front de gauche en France, Die Linke en Allemagne, le Bloc de gauche au Portugal, le Mouvement 5 étoiles en Italie, etc.).

[5Italie, Grèce, Belgique, République tchèque, Irlande, Allemagne, Pays-Bas, Finlande...

[6L’idéologie post-nationale est celle qui veut la fin des nations au profit d’une technocratie – telle que l’Union européenne – échappant au contrôle des peuples. Le principal argument développé par les tenants de cette idéologie est que les peuples sont comme des enfants irresponsables et que les laisser à leur souveraineté ne peut que les conduire vers des guerres nationalistes. Telle est pour eux la cause des deux guerres mondiales. Cette réécriture de l’Histoire - les deux guerres ont été d’abord les conséquences des crises du capitalisme – est matraquée en permanence.

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Forum de l'article  -11 Messages

  • Les gauches européennes ridiculisées sur France-Inter

    2 novembre 2015 10:22, par Le.Ché

    Je suis d’accord avec le PEP, il est grand temps de sortir de l’euro, de cette Europe capitaliste et austéritaire et de l’OTAN. On le voit avec ce qui se passe en Grèce où un parti comme Syrisa (soi-disant à Gauche s’est couché devant la troïka et est en train de vendre tous les biens du pays pour sortir de le dette).
    Alors que l’audit réalisé par Eric Toussaint du CADTM démontrait que la dette est illégitime et odieuse, d’ailleurs lui même préconise une sortie de l’euro au peuple grec afin de régler le problème de la dette.

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  • Les gauches européennes ridiculisées sur France-Inter

    2 novembre 2015 15:46, par Jacques Audin (Bordeaux)

    Je suis à peu près d’accord avec votre analyse de l’état des lieux que vous faites.
    Par contre sortir de l’Europe et de l’euro ne suffira pas à tourner le dos au capitalisme. La reconquête de l’outil de production n’est pas si simple, la division du travail a l’échelle mondiale structure maintenant la production des richesses. Et notre pays est complétement dépendant dans de nombreux secteurs de l’industrie.

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    • Les gauches européennes ridiculisées sur France-Inter
      3 novembre 2015 09:46, par Gilles GEIRNAERT (Limoges)

      Vous avez raison sortir de l’Union Européenne est une condition nécessaire mais pas suffisante.
      Après il faut dire pourquoi, pour faire ; c’est pourquoi nous avons édité un programme en 10 points que vous trouverez à http://www.m-pep.org/Les-dix-points-cle-du-programme-de-liberation-nationale-et-de-justice-sociale.

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    • Les gauches européennes ridiculisées sur France-Inter
      4 novembre 2015 18:46, par Christian Reinkingen (Bordeaux)

      Effectivement sortir de l’UE et de l’€uro n’est pas une condition suffisante - mais - elle est nécessaire, elle est indispensable. Comment se réclamer, avoir l’ambition d’une politique permettant à la France de recouvrer son indépendance nationale et sa souveraineté populaire pour sortir de la crise, en restant lié par quelque manière que ce soit à l’Union européenne ou à l’€uro. C’est impossible. C’est l’UE elle-même qui vient d’en faire la démonstration en direct. Après l’issue des tractations avec la Grèce nul ne peut plus nier que l’Union européenne est une structure politique et économique dictatoriale. L’UE on l’accepte, on y reste soumis ou on la quitte, il n’y a pas d’autre alternative.
      « Une autre Europe N’est PAS possible » ceux qui osent prétendre le contraire mentent, ils manquent de courage politique. Ce que l’homme fait, l’homme peut le défaire. S’il le veut.
      Certes il ne faut pas attendre des dominants, de l’oligarchie financière et/ou politique, qui n’ont d’yeux que pour le Veau d’or, pour la maximisation des taux de profits et l’extension des domaines d’exploitation – uniques raisons de la construction de l’UE - qu’ils vont rester les deux pieds dans le même sabot. Alors on marche ou on crève ? Pas d’autre alternative. Moi je préfère marcher pour vivre et vous ?

      D’ores et déjà, dans l’attente des textes approfondis de notre programme, je ne peux que vous inviter à porter votre attention sur notre communication du 18 juillet dernier :
      « Etude sur la reddition du gouvernement et du parlement grecs et sur la manière élégante de sortir de l’euro
      http://www.m-pep.org/Etude-sur-la-reddition-du-gouvernement-et-du-parlement-grecs-et-sur-la-maniere »
      Vous trouverez sans nul doute dans la seconde partie (ne pas négliger la 1ière) nombre de réponses à vos interrogations…qui en susciterons d’autres assurément.

      II.- MODALITES CONCRETES DE SORTIE DE LA ZONE EURO : 10 MESURES POUR Y PARVENIR
      • 1.- Annuler les plans d’austérité
      • 2.- Annoncer le défaut de paiement et restructurer la dette
      • 3.- Contrôler les changes et les mouvements de capitaux
      • 4.- Reprendre en main la politique monétaire
      • 5.- Nationaliser les banques et les compagnies d’assurance
      • 6.- Démanteler les marchés financiers
      • 7.- Sortir de la zone euro, revenir à la monnaie nationale qui ne sera pas (...)
      • 8.- Dévaluer
      • 9.- Des mesures protectionnistes dans le cadre internationaliste de la (...)
      • 10.- Supprimer le chômage et la précarité
      Sincères salutations citoyennes
      Christian R.

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  • Les gauches européennes ridiculisées sur France-Inter

    3 novembre 2015 02:52, par londiche georges

    Le PEP nous dit vouloir "prendre le pouvoir par les urnes" Oui mais, pour cette noble tâche..."combien de divisions ?"

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  • Les gauches européennes ridiculisées sur France-Inter

    3 novembre 2015 02:53, par François Fabregat

    On ne peut que partager cette analyse.
    Il parait utile d’apporter deux remarques dans le débat.

    1. Il devient urgent d’arrêter de parler de gauche sous peine de contribuer involontairement nous-mêmes au brouillage du message politique. Sauf à redéfinir et à populariser d’urgence le contenu d’un nouveau Manifeste qui définirait ce que doit être dans le 21° siècle une vraie politique de gauche. Il est temps de rétablir l’indispensable clivage idéologique qui est en train de s’éteindre progressivement sous les coups des ralliements successifs de la gauche dite radicale (qui ne l’est plus depuis bien longtemps) à la doctrine libérale.

    2. Il parait peu objectif et à la limite de l’honnêteté intellectuelle de faire croire dans l’actuel contexte de véritable écrasement de la pensée révolutionnaire dans le discours dominant, que nous parviendrons au pouvoir par les urnes.

    Nous touchons bien là les limites actuelles de l’action politique traditionnelle, qui par contrecoup valorise l’importance capitale de l’éducation populaire aujourd’hui.

    La vraie question semble être celle d’une réflexion en profondeur sur des modes totalement nouveaux et véritablement révolutionnaires d’appropriation de la vie politique, à la base, par les citoyens (les masses hier) et sur l’articulation de l’action sur tous les sujets qui touchent directement leur vie quotidienne autant que l’organisation de la société.

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  • Les gauches européennes ridiculisées sur France-Inter

    3 novembre 2015 07:02, par Gilles Baron

    Bonjour M PEP,
    J’aime vos analyses elles sont très pertinentes elles sont vraies,donc utiles au peuple.Il faut le savoir sortir de l’euro sera notre avenir,notre devenir et celui des enfants.Les bandits de
    Bruxelles n’ont pas étaient élu comme cette satané banque ""goldmann shacs""se sont eux ces banquiers qui gouverne l’europe.Ils ont dans leurs porte feuille toute l’économie de la France
    et celle des autre pays.
    Alors ils nous faut sortir de cette europe sale du capitalisme.Qui casse tout,qui ment dés qu’ils ouvrent la bouche.Allons Enfants de la Patrie le jour de....... est Là à notre porte.
    G.B

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  • Je suis d’accord avec votre analyse sauf sur la fin . Vous n’êtes pas convaincant sur le FN, ce ne sont pas vos arguments qui lutterons efficacement contre lui.
    Qu’est ce que ça veut dire : " les partis « europhobes » tiennent sur les questions de souveraineté des discours qui contredisent leurs prétentions nationalistes. C’est le cas du Front national par exemple, qui explique que s’il parvient au pouvoir, il ira négocier la souveraineté de la France avec l’Allemagne. L’Union européenne n’en demande pas davantage dans le renoncement à la souveraineté".
    En fait le FN dit qu’il essaiera de renégocier des points importants des traités (protectionnisme, euro notamment) et que s’il n’obtient pas ce qu’il veut il consultera les français par Referendum en posant la question de appartenance à l’UE ou à tel ou tel traité ; ça ressemble beaucoup à ce qu’a fait Syrisa, sauf que celui-ci n’a pas posé la question de l’UE ou de la zone Euro ... Reste à savoir si le FN respecterait ses engagements plus que Syrisa...
    Quant à votre dernière remarque, "... et paye déjà grassement les eurodéputés du FN à faire de la rhétorique dans le théâtre de son parlement croupion" , elle est un peu mesquine ...

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    • Les gauches européennes ridiculisées sur France-Inter
      3 novembre 2015 21:56, par Viviane Risser

      Bonsoir,

      Sur le FN, il y a beaucoup à dire si on veut balayer toute la question. En particulier, le FN n’a pas qu’un problème de stratégie sur la question de la sortie de l’euro ; il nous pose évidemment un problème d’objectif. Le FN veut défendre le capitalisme français et c’est dans ce but qu’il cherchera à renégocier les traités. Or, pour nous, bien sûr, défendre la nation française (et donc son peuple !), ça n’est pas défendre son capital.
      Les eurodéputés FN ont la réputation d’être les moins présents au parlement et de s’en vanter, au motif que ça serait cohérent avec leur stratégie nationale. Cependant, la vraie cohérence consisterait d’abord à refuser ces postes (qui sont notoirement bien payés). C’est donc normal qu’on en parle, même si cela peut vous paraître anecdotique dans le débat.

      Viviane, Parti de l’émancipation du peuple

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  • Les gauches européennes ridiculisées sur France-Inter

    16 novembre 2015 11:46, par Philippe, citoyen engagé et électeur

    Pas d’accord,même si je n’aime pas cette Europe.
    Sortir de l’Europe et de l’Euro, ça veut dire plus de crédits. Eh oui avant d’acheter il faudra rembourser la dette et pas en monnaie de singe. Nous pouvons bien sûr unilatéralement déclarer la dette illégitime, mais les vendeurs internationaux, en particulier la Chine, peuvent se passer du petit marché français. Ils détiennent des créances sur la France, ils feront pression sur les livraisons de biens et services pour se garantir le remboursement de leurs créances. Par ailleurs sortir de l’Euro implique l’établissement d’une valeur de change du franc, qui voudra du franc sans garantie de paiement des créances ? Il faudra que notre monnaie soit gagée sur des richesses lesquelles ? Nos créanciers diront qu’une partie de nos richesses, et ils choisiront laquelle, gage le remboursement de nos créances à leur égard et ça ne sera pas négociable, restera-t-il alors de la richesse pour gager le franc, sans doute pas assez.Qui détient des valeurs monnayables et où sont-elles ? Les riches et pas dans les banques françaises.
    Donc plus de produits chinois, génial ! oui mais plus de matières premières non plus pour fabriquer français. plus de fringues, plus d’électroménager, plus de sacro-sainte télé, ni de MP3-4, de tablettes, d’ordinateurs, de téléphones portables (génial aussi d’une certaine façon)... sans doute des milliers de chômeurs et de sans ressources dans des villes énormes où il n’y a pas d’alternatives alimentaires de masse au commerce.
    Cette révolution là tous seuls, je n’y crois pas. De toute façon la victoire électorale d’un tel mouvement est aujourd’hui plus improbable encore que celle d’un front de gauche ou d’un NPA.

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