Lettre ouverte à Jean-Claude SANDRIER
dimanche 17 novembre 2013
Auteur : par Texte du Parti de l’émancipation du peuple (ex. M’PEP)
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 LETTRE OUVERTE A JEAN-CLAUDE SANDRIER

Par le Mouvement politique d’émancipation populaire (M’PEP).

Le 17 novembre 2013.

Jean-Claude Sandrier est l’ancien député-maire PCF de Bourges (PCF).

Les élections municipales se tiendront en mars 2014. Leur enjeu, pour le M’PEP, sera de sanctionner la politique menée par le gouvernement PS-EELV et de faire émerger des listes porteuses d’une véritable alternative démocratique, sociale, économique et environnementale.

Le M’PEP, dans un communiqué diffusé le 24 octobre 2013, s’est scandalisé de la décision des membres du PCF de Paris de faire alliance avec le Parti socialiste :

http://www.m-pep.org/spip.php?article3441

Dans un autre communiqué, daté du 8 novembre 2013, le M’PEP s’est félicité de la décision prise par les membres du PCF, dans un grand nombre de villes, de ne pas faire alliance avec le Parti socialiste quand ce dernier était majoritaire :

http://www.m-pep.org/spip.php?article3453

Les prises de position du M’PEP ont suscité de nombreux messages d’approbation, le Parti socialiste étant désormais assimilé à la « deuxième droite ». Pourquoi le PCF devrait-il s’allier à cette « deuxième droite » ? D’autres réactions ont contesté l’analyse du M’PEP, c’est le cas de Jean-Claude Sandrier auquel nous répondons aujourd’hui.

 A l’attention de Jean-Claude Sandrier, ancien député-maire PCF de Bourges (Cher)

Cher Camarade,

Tu t’es ému de l’article publié par le M’PEP au sujet du vote des adhérents du PCF parisien. Tu nous dis qu’il ne faut pas mélanger enjeux locaux et nationaux ; que des décennies d’alliance PCF-PS ont servi les intérêts de nos concitoyens ; qu’une telle alliance n’affaiblit pas la critique que le PCF fait du social-libéralisme.

Nous avons sur ces trois points une analyse très différente.

Il existe une grande porosité entre les enjeux locaux et nationaux à l’occasion des prochaines élections municipales

A tel point que l’enjeu de ces élections est bien davantage national que local. Pour au moins trois raisons :

1.– Le gouvernement EELV-PS mène une politique d’austérité visant à sauver la monnaie unique européenne dont chacun constate qu’elle a pour conséquence la diminution des dotations de l’État aux collectivités locales.

2.– Le gouvernement EELV-PS met en œuvre la politique de l’Union européenne qui vise à libéraliser – et à terme privatiser - les services publics, notamment les services publics territoriaux, à travers la directive « Services ». Cette directive, anciennement appelée directive « Bolkenstein », affaiblit juridiquement la notion de services publics tels que nous les connaissons en France, pour développer le marché des services privés.

3.- Le gouvernement EELV-PS met en place la réforme appelée « Acte III de la décentralisation ». Celle-ci vise à affaiblir la démocratie communale et à éliminer l’échelon départemental, au profit de « métropoles » et des régions. Métropoles et régions conçues dans le seul but de favoriser l’« attractivité » des territoires placées ainsi en concurrence les unes avec les autres. C’est-à-dire, in fine, pour marginaliser l’échelon national. Cette stratégie est celle de la Commission européenne. Stratégie dite des « euro-régions » qui modèlera les territoires et diluera encore un peu plus la souveraineté nationale.

Etant donné que ces élections auront lieu avant que les règles du jeu ne soient modifiées par l’adoption de l’« Acte III », les programmes des candidats aux municipales deviendront inapplicables lorsque ça sera fait !

Il est donc inexact de dire que les enjeux locaux doivent être mis en avant prioritairement lors de ces élections. Car si les objectifs de la politique gouvernementale et européenne deviennent réalité, on ne pourra plus se poser la question des enjeux locaux. Tout simplement parce que le « local » n’aura plus aucune marge de manœuvre, ni sur le plan budgétaire, ni sur le plan juridique.

Des décennies d’alliances et de ralliements du PCF avec le PS discréditent le premier aux yeux de la population

Si le bilan des alliances du PCF avec le PS au niveau local était positif comme tu le soutiens, pourquoi la population s’en détourne-t-elle ? Les récentes élections à Brignoles n’illustrent-elles pas dramatiquement la situation ? La réalité est que le soutien du PS au candidat PCF a été dévastateur pour ce dernier et a provoqué une abstention massive qui a permis au candidat FN de l’emporter.

Car pour beaucoup d’électeurs, il n’y a pas de différence entre le PS et l’UMP. Pas de différence entre le gang de Solferino et le gang du Fouquet’s ! Surtout parmi les classes populaires dont il n’y a encore pas si longtemps le PCF se prévalait d’être le porte-voix.

Le ralliement du PCF parisien illustre la fragilité de l’analyse du PCF sur ce qu’est réellement le PS

Depuis 1983, les alliances du PCF avec le PS n’ont plus la même signification qu’au temps de l’union de la gauche (1936, 1981). En effet, le Parti « socialiste » est sur une ligne néolibérale depuis 30 ans. Il n’est plus un parti de gauche, il est la droite masquée.

Depuis trente ans, les alliances du PCF avec le PS ont divisé la gauche de gauche. Après le vote des communistes parisiens, l’Humanité a osé titrer : « A Paris, le PCF choisit la gauche unie ». Non ! A Paris, le Parti communiste a choisi - une fois de plus - la division des forces placées à gauche du PS. Car il y a bien à Paris une candidature du Front de gauche, Danielle Simonnet, membre du PG.

Bien sûr, il n’échappera à personne que si le PCF ne soutient pas cette candidate, c’est surtout pour sauver quelques sièges. Mais plus qu’une alliance, en tentant de réaliser des listes d’union avec les « socialistes » au premier tour, les membres du PCF parisien font un choix qui sonne comme un véritable ralliement au PS. Pour deux raisons :

  • ils ébrèchent la seule tentative crédible d’union des forces anticapitalistes ayant vu le jour depuis très longtemps ;
  • ils confirment la volonté d’un rapprochement idéologique avec la social-démocratie telle qu’elle se manifeste depuis que le PCF a rejoint le PGE (Parti de la gauche européenne). PGE financé par l’Union européenne qui se donne pour objectif de « favoriser l’intégration européenne »…

Les membres du PCF à Marseille, Lyon, Bordeaux, Limoges... ont fait le choix de présenter une liste contre les candidats PS-EELV

Lorsque la direction du PCF multiplie les signes de soumission au PS, masqués derrière un rideau de fumée rhétorique sur la lutte contre l’austérité, et qu’elle appelle dans le même temps à des listes communes avec le PS, elle fait fuir un électorat qui rejette la politique d’austérité menée par les socialistes.

Cette « stratégie » se heurte d’ailleurs au mur du bon sens dans les villes dirigées par un député-maire PS. Dans ces villes, les membres du PCF trouvent-ils cohérent de protester, à l’assemblée, contre la politique d’austérité du gouvernement et, en province, de s’allier avec les mêmes pour mener, soi-disant, des politiques anti-austérité au niveau local ?

Soyons sérieux.

Sanctionner le gouvernement PS–EELV, tel sera l’enjeu réel du prochain scrutin des élections municipales. Les électeurs le feront soit en votant pour d’autres listes, soit en s’abstenant afin de protester.

Bien fraternellement.

Le Conseil national du M’PEP

 Lettre de Jean-Sandrier au M’PEP

Sur la trahison.

Il y a des mots dont il faut toujours mesurer l’utilisation. Le mot trahison en fait partie. Je sais aussi que pour toute une gauche se "payer" le PCF est encore un objectif constant.

Cette outrance que je lis m’amène à faire 2 ou 3 remarques.

La 1ere porte sur cette volonté de mélanger à tout prix une élection, la plus locale qui soit, avec un enjeu national. Bien sûr que des liens existent mais en même temps comment ne pas voir que le PS peut-être d’accord avec nous pour municipaliser le service de l’eau et cela dans l’intérêt de nos concitoyens et que nationalement nous soyons en complet désaccord sur les retraites ou le crédit d’impôt compétitivité emploi !

Ce qui compte est de savoir si nous pouvons faire avancer des choix en faveur de nos concitoyens au plan municipal si oui pourquoi ne pas le faire ? En quoi cela affaiblit-t-il notre critique du social-libéralisme qui sévit dans la gestion du pays. Penser cela voudrait dire notamment qu’au plan local il ne peut y avoir un rapport de force qui fait prendre en compte ce que nous défendons. Heureusement que selon les villes les régions ces rapports de force
sont différents et peuvent amener à des choix stratégiques différents.

2e remarque liée à ce qui précède doit-on avoir exactement la même attitude, un peu militaire, d’aucune alliance avec le PS quand le maire ou le chef de file accepté est PCF, PG ou Front de Gauche ? Quand nous sommes dans une alliance depuis des décennies avec le PS et que cela sert nos concitoyens en leur évitant localement une politique de droite faut-il la quitter ? etc...

3e remarque cela fait 80 ans que la stratégie d’union de la gauche prévaut dans notre pays, avec des hauts et des bas sans aucun doute, mais qui peut prétendre que par un coup de sifflet comme dans la cour de récréation, tout le monde se mette en rang !

Enfin 4e remarque venir expliquer que vous ne choisirez pas entre une liste UMP ou PS-PC ou FN frise l’irresponsabilité politique. Veuillez m’excuser pour la dureté du mot mais il répond à peine à celui de trahison.

Si vous retirez "trahison" je retire "irresponsabilité". Dans tous les cas pensons plutôt à nous rassembler sans vouloir que tout le monde se coule dans un même moule dans lequel toute diversité, toute différence, tout débat, toute hésitation, tout tâtonnement serait proscrit voire même jugé.

jcs.


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Forum de l'article  -21 Messages

  • Lettre ouverte à Jean-Claude SANDRIER

    17 novembre 2013 12:07, par LUDOVICO JACQUES PRCF

    Le M.PEP a raison,je suis été adhèrent au PCF pendant 49 ans,je l’ai quitter pour le PRCF
    qui est ma famille politique et ma famille vraiment communiste ,dans 80 ans d, alliance le
    parti socialiste avant SFIO nous ont toujours trahi, même envoyer des député PCF en prison.
    Nous avons rien a faire avec eux , ils sont le dernier rempart de capitalisme.
    J’approuve votre courrier dans sa totalité.

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    • Lettre ouverte à Jean-Claude SANDRIER : petit rappel
      17 novembre 2013 15:26, par Françoise SAVIOZ

      petit rappel :
      “le
      communisme n’est pour nous ni un état qui doit
      être créé, ni un idéal sur lequel la réalité devra se
      régler. Nous appelons communisme le mouvement
      réel qui abolit l’état actuel. Les conditions
      de ce mouvement résultent de prémisses actuellement
      existantes.”

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  • Lettre ouverte à Jean-Claude SANDRIER

    17 novembre 2013 13:06, par AGASSANT Alain

    Chers Amis et Camarades...
    La Gauche veut se payer le PCF ???
    Quelle gauche celle ANTICAPITALISTE ou celle qui avance masquée dans la diversité libérale !!!
    Il y a bien longtemps que le PS se paie le PCF et c’est, depuis 1981, son seul et UNIQUE BUT !!!Mais mon grand-pére (envoyé durant la guerre comme déporté en Algerie car COMMUNISTES)nous prevenait "Les Socialistes nous ont toujours trahis"...arrétons d’entrainer notre Peuple qui souffre dans la misére pour sauver quelques fauteuils d’élus.
    Jean Claude faut-il simplement rappeler le discours permanent en seine saint denis de BARTOLONE "Partout ou les Socialistes passent les COMMUNISTES TREPASSENT" .
    Il a été depuis récompensé en obtenant le fauteuil de Président de l’Assemblée Nationale à la place de Segolene Royale !!!
    Mieux il aspire en se rasant à devenir le futur "Premier Ministre"
    SVP resaisissons -nous ...
    déja la tentation avait été grande de rejoindre le PS du cher pour les dernieres élections régionales.

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  • Lettre ouverte à Jean-Claude SANDRIER

    17 novembre 2013 14:16, par Philippe Adrien

    en pratique, le M’PEP n’explique pas en quoi les élus municipaux sortant de ces élections auront une influence sur les 3 raisons avancées pour entretenir la confusion entre débat national et élections locales.
    Rien ne nous indique comment entretenir la division et faire élire des conseils municipaux UMP ou FN améliorera la situation de nos concitoyens.

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  • Lettre ouverte à Jean-Claude SANDRIER

    17 novembre 2013 14:25, par François KALDOR, avocat honoraire.

    Je n’aperçois pas la lettre de Jean-Claude SANDRIER.
    Cela pourrait être utile au débat contradictoire et démocratique.
    Amicalement

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  • Lettre ouverte à Jean-Claude SANDRIER

    17 novembre 2013 14:43, par travailleur

    J’approuve la position de Sandrier.

    Pour les gens, ce qui me paraît évident, c’est que les municipales sont des élections locales.
    Il s’agit de désigner des gestionnaires de la commune.Point.
    En témoignent les intitulés de listes qui portent de plus en plus rarement des marques de partis.

    La position du MPEP me paraît doctrinaire et éloignée de la perception des travailleurs. Il y a me semble-t-il un refus de considérer la réalité du terrain, ce qui est idéaliste et mortel pour la gauche.

    C’est une erreur d’autant plus inopportune que ces élections seront suivies des européennes qui seront de vraies élections politiques, de parti.

    Le MPEP devrait redescendre sur terre.

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    • Lettre ouverte à Jean-Claude SANDRIER
      17 novembre 2013 15:21, par Pascal de Nice

      Cher jean-Claude,

      comme argument pour l’alliance du PCF de Paris avec les Socs, tu parles de la municipalisation de l’eau par la mairie. Si je te suis bien, c’est le point clé de l’alliance avec les socialos.

      Dans ce cas, j’imagine que tu cautionneras une alliance des communistes de Nice (dont je fais partie) avec Christian Estrosi puisque, après avoir municipalisé la ­piscine Jean-Bouin (où s’entraînaient les médaillés d’or français aux jeux Olympiques de Londres) puis les cantines scolaires, il a ­repris les transports urbains en régie publique, sans compter sa déclaration d’amour au service public : «  Plus j’avance dans la vie publique, plus j’ai la conviction que des grands services publics à la française sont des services publics de qualité où je me sens bien à travailler avec les fonctionnaires.  »

      Vois-tu cher Jean-Claude, avec ce genre d’argument, on tue l’idée au profit de ... postes ?

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    • Lettre ouverte à Jean-Claude SANDRIER
      17 novembre 2013 15:25, par Jack freychet

      L’union avec le PS pour gérer la pénurie dont il est responsable ! Encore faudrait-il l’écrire ou le dire. Je ne suis pas suicidaire.

      Ce n’est pas le cas de la part de jean Claude Sandrier qui se présente comme un bon collabo du capital. Hélas il n’est pas le seul.

      L’union ne peut se faire qu’avec des anti libéraux ou qu’ils se trouvent sur l’échiquier politique y compris au PS ou il y a e plus en plus de contestataires.

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      • Lettre ouverte à Jean-Claude SANDRIER
        17 novembre 2013 19:54, par marylou

        ne pas exagérer le ps n’est pas responsable de la crise la droite les banques les patrons voyous, les multinationales le gac 40 sont responsables.

        par compte le ps ne fait rien de ce pourquoi la population l’A élu ?.
        si la population avait voulu du vrai changement elle aurai voté a gauche Melanchon aurai eu 25%de voix et le PS FERAI UNE AUTRE POLITIQUE MAIS OU SONT LES GENtS DE LA VRAI GAUCHE, MOI SUR VILLEURBANNE QUE VAIS JE FAIRE ?? ,

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    • Lettre ouverte à Jean-Claude SANDRIER
      17 novembre 2013 22:34, par AGASSANT Alain

      cher "travailleur"

      1/ tu dis comme JCS que les élections municipales sont des élections locales donc pas nationales...Mais !!

      Nos élus locaux PS ne votent-ils pas pour les senateurs qui ensuite votent contre la retraite à 60ans et contre les acquis de la SS ???

      2 / Tu résumes notre vie locale "NOTRE DESTIN COMMUN " à une affaire de gestionnaires ...oh là là pauvre démocratie citoyenne ...et LA CONCERTATION COMMUNALE ...à l’oubliette !!!le citoyen spectateur ??? n’oublies pas que nous avons toutes et tous un cerveau qui peut etre utile à l’interet general .

      3/As-tu lu le communiqué de notre camarade PCF élu Maire depuis 1977 Maxime CAMUZAT bien connu Vice-président de l’association des maires de france :
      "Que les citoyens/habitants/contribuables mesurent bien ce que les politiques d’austérité sont en train de faire à leurs communes..." mesure -t-on ce que cela veut dire ?

      A vouloir continuer à marcher dans le noir on arrive à devenir aveugle ...au lieu d’etre UNIS dans la lumiere...

      d’autant que le M’PEP ne faisait que d’évoquer tout haut la peine et le désespoir que toute la gauche radicale et alternative ressentait...pourquoi avoir été un des fondateurs du FDG pour lui tourner le dos dés que des fauteuils s’offrent et entendre la population dire "c’est tous les memes" sauf le FN !!!
      Fraternellement

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  • Lettre ouverte à Jean-Claude SANDRIER

    17 novembre 2013 16:12, par frederic renard

    Cher Jean Claude,
    Vous comprenez bien, que le seul argument de la municipalisation de l’eau n’est pas un argument.
    En ce qui concerne l’idée de la force qui compte au sein d’un conseil municipal permettez moi de sourire ,que faire lorsque l’on est plus que minoritaire, le citoyen lui pense simplement complicité.

    Vouloir differencier l’enjeu municipal de l’enjeu national relève de la mauvaise foi, en quoi le PS est différent lors des municipales ?Partant de ce principe l’UMP doit aussi etre différente, je pense que cette idée ne va pas être simple à expliquer à l’électeur que je suis et certainement à d’autres.
    Depuis que le PC suce la roue du PS il perd des voix, il ne sait plus comment exister sans son bourreau .
    Cordialement

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  • Lettre ouverte à Jean-Claude SANDRIER

    17 novembre 2013 18:13, par roland

    Bonjour

    Je ne veux pas intervenir dans les choix de l’ancien PC divisé depuis le départ..Il y a ceux qui cogèrent les politiques locales avec des postes utiles, et puis il y a les autres...

    Je suis au MRC en raison des analyses hitoriques de J P chevènement qui malgrè tant d’efforts n’a jamais réussi à changer la trajectoire libérale du PS qui n’est jamais qu’un parti centriste....la balle est au-centre et l’on s’entre déchire pour les place ou l’on se passe la la balle ou même comme au parlement européen on se distribue les place... pour faire des propositions qui ne changent pas les choix de l’ oligarchie Européenne.....Le débat Droite / Gauche ou inversement est un trompe l’oeil ou trompe couillons...lisez J P Chevènement : La France est-elle Fichue...et la République avec..,ous en sommes là...le logiciel Monnet a rempli sa mission : faire de l’Europe une colonie Américaine... l’Euro est fichu...le socvialistes libéraux ne le sauveronr pas... Les Etats rebelles c’est pour demain...Marine Le Pen va faire un tabac pour les européennes c’est bien fait pour nous

    Roland Didier
    DEA DRoit et Science Politique
    MRC 21

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  • Lettre ouverte à Jean-Claude SANDRIER

    17 novembre 2013 19:45, par SIMARD

    Bonjour, je partage le point de vue du M’PEP et je m’explique :
    j’ai été adhérent et militant du PCF de 1974 à 2004, militant communiste et ingénieur n’a pas toujours été chose facile. C’est la mort dans l’âme (comme on dit bien que je ne soit pas croyant !) que j’ai quitté mon parti.
    Je l’avais quitté dans ma tête en 1999 quand ce dernier s’est abstenu à l’assemblée (sauf 3 votes contre) lors du vote de la directive européenne de l’électricité, soit disant pour ne pas mettre en difficulté le gouvernement dit de gauche plurielle. Pour ma part j’ai considéré cela comme une trahison. Je dénonçais à l’époque comme ingénieur EDF dans le nucléaire militant communiste l’ouverture à la concurrence d’une manière générale et l’ouverture à la concurrence dans le nucléaire en particulier. A cette époque j’étais dans la cellule EDF Marcel Paul de Saint Denis avec Pierre ZARKA entre autre. J’ai écrit un article dénonçant cette concurrence cosigné des membres de la cellule et Pierre m’a fait comprendre qu’il fallait que je demande à Claude CABANE pour le faire paraitre dans l’Huma et que ça serait difficile .
    Ce dernier ne m’a jamais répondu et n’a jamais fait paraitre mon article.

    Je précise que j’avais écrit cet article parce que l’Huma avait accordé au directeur d’EDF de l’époque, un certains ROUSSELY, 2 pages pour venter les bienfaits de la concurrence dans le nucléaire.

    Hélas 13 ans après, FOUKOUCHIMA m’a donné raison car c’est bien la concurrence et le capitalisme qui est à l’origine de la gravité de cette catastrophe, je prédisais ces catastrophes dans mon article.
    Aujourd’hui les socialistes qui ont plus privatisé que la droite continuent à en faire baver aux prolétaires et je pense que l’alliance avec eux n’est plus possible. Interrogez vous pourquoi le parti a tant perdu d’adhérents arrêtez le désastre.
    Depuis que j’ai quitté le parti j’ai toujours voté pour lui ou le front de gauche, je n’ai, par contre jamais suivi ses consignes de vote pour le PS, je ne pouvais pas voter pour un parti qui a mis Jacques DUCLOS en prison (MITTERRAND).

    A Villeurbanne où j’habite aujourd’hui le parti fait cause commune avec le PS, je voterai pour le Front de gauche si il y a une liste, si non je voterai Maximilien ROBESPIERRE.
    Salut fraternel d’un communiste de cœur.

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    • Lettre ouverte à Jean-Claude SANDRIER
      17 novembre 2013 22:42, par Alain Groisne

      Chers amis du M’PEP.
      Ne faites-vous pas la même erreur que les communistes allemands dans les années 20 qui tiraient à boulets routes sur les "sociaux traîtres" alors que l’adversaire à abattre était Hitler ? Résultat, les nazis ont pris le pouvoir en 1933 ...
      Votre stratégie sectaire, que Jean-Claude Sangrier qualifie d’irresponsable, ne consiste-t’elle pas à vouloir creuser un profond fossé entre, d’un côté le PCF et le Front de Gauche, et de l’autre, des milllions d’électeurs de gauche, ouvrant ainsi un boulevard à la droite et à l’extrême-droite qui n’ont aucun scrupule à établir entre eux des passerelles.
      De plus, chacun sait qu’au deuxième tour des municipales, toute la gauche appellera au rassemblement contre la droite et le FN. Je ne suis pas sûr que le M’PEP refusera de s’associer à cet appel.
      Et plus il y aura d’élus Front de Gauche dans les assemblées locales, plus il y aura de combattants anti-austérité ! Plus il y aura de porte paroles du peuple !
      L’épisode parisien n’empêche le PCF et le Front de Gauche d’organiser une semaine d’action contre la politique d’austérité fin novembre avec un point fort le 1er décembre à Paris.
      Car nous ne renonçons pas à infléchir la politique du gouvernement. Des électeurs socialistes et verts, de plus en plus nombreux et aussi mécontents que nous de la politique d’austérité, nous approuvent.
      Il y a urgence à rassembler dans les luttes. S’il faut en débattre, tant mieux mais ne perdons donc pas de temps avec des polémiques stériles.
      Amicalement.
      Alain Groisne
      Vétéran du PCF Sambre-Bavaisis

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      • Lettre ouverte à Jean-Claude SANDRIER
        18 novembre 2013 01:51, par sabuscles

        J’ai le sentiment que nous tournons en rond en nous heurtant à quelques arêtes bien aigües. Impossible de suivre la politique d’austérité prônée par l’Europe dont nous n’avons pas voulu. Celle que nous voulions n’a pas vu le jour. Dans le contexte actuel, je pense que le Front de gauche a toute sa place et que c’est vers un véritable Front de Gauche que nous devrions aller. Les socialistes ont toujours été des centristes. Ils n’ont jamais cherché à remettre en cause le système économique qui nous dicte sa loi. Beaucoup d’entre eux pourtant sentent bien que quelque chose ne marche plus. L’idée de la révolution prolétarienne est tout de même bien amochée. Il serait préférable de convaincre certains du PS de rejoindre un front de gauche qui ferait unité et permettrait de modifier la constitution actuelle et d’offrir d’autres perspectives démocratiques et républicaines. Les réflexions sur une sixième république ont bien avancé. Mais dans une société avec plus de 60 millions de personnes (pour ne parler que de la France), on peut difficilement s’appuyer sur des idéologies anarchistes, même les plus constructives. La pensée capitaliste est insidieuse. On ne peut se satisfaire des schémas d’antan. Dénonçons et tentons de convaincre autour de nous, tous ceux qui croient encore aux discours rassurant d’une société de croissance et de consensus. Continuons à nous battre. Amitiés, Lydia

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  • Lettre ouverte à Jean-Claude SANDRIER

    18 novembre 2013 15:54, par joskojo13

    bonjour à toutes et à tous

    Après avoir lu intégralement le texte et les différentes réactions qui en découlent, je me dis que :
    - il y a des socialistes sincères qui défendent des valeurs de gauche mais qui restent au parti par habitude, confort, espoir, sécurité, idem pour le PCF et tous les autres partis. Ne pas le voir c’est pure illusion
    - que les dirigeants du PS une fois au pouvoir trouvent toujours de bonnes excuses pour faire marche arrière. Lorsque Blum a nommé son ministre de l’économie, celui-ci est allé voir les maîtres des forges avant même de prendre son portefeuille.
    nous savons tout cela mais en quoi est-ce utile de le répéter ? Pour se faire plaisir ?
    - les dirigeants du PCF persistent et signent dans leurs erreurs du fait qu’ils ont peur de rompre avec des pratiques invétérées en eux d’alliance avec le PS ;
    - les élections locales ont certes leur spécificité mais elles revêtent de plus en plus un caractère national, ce qui est tout à fait logique. Les politiques d’austérité frappent localement parce que ce sont les responsables nationaux qui le décident et la mettent en oeuvre. Mais à un niveau plus profond il me paraît nécessaire de ne plus cautionner les politiques d’alliance avec un parti qui met ouvertement en oeuvre une politique antisociale, injuste, inefficace, technocratique, arrogante.
    - avoir les pieds sur terre ? je pense que le M’Pep l’a davantage que tout les autres partis parce que ce n’est justement pas un parti, qu’il n’a pas le nez dans le guidon et qu’il a du recul, des outils théoriques et pratiques plus pertinents que le pcf et bien sûr le ps
    - le M’Pep doit faire un effort pour simplifier sans le dévitaliser son langage s’il prétend rester un mouvement populaire d’éducation politique
    - Le FN frappe fort parce que la gauche n’existe plus, parce que la gauche a fait l’impasse sur des choses essentielles : longtemps bercée par le discours européiste, y compris le pc et le npa.
    - de nombreux militants du pcf l’ont quitté déçus, dépités mais ils sont électron libre, il est vrai perdu dans la nature. Mais c’est le passage sans doute nécessaire pour mûrir après avoir mourru. Il se peut qu’au PS les militants restent et ne partent pas parce qu’ils ne comprennent rien ou refusent d’ouvrir les yeux.
    - pour les municipales il y a des enjeux locaux à prendre en compte. Mais faire l’impasse sur les questions politiques de fond sans articuler les problèmes locaux à ce qui est mis en oeuvre par les gouvernements socio démocrates est une très grave erreur.
    invoquer comme prétexte que l’alliance avec le PS est nécessaire pour éviter de faire souffrir la population ? Elle souffre déjà beaucoup du fait de cette politique d’austérité pleinement assumée par le PS

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    • Lettre ouverte à Jean-Claude SANDRIER
      19 novembre 2013 20:53, par LBM

      "Il y a des socialistes sincères qui défendent des valeurs de gauche mais qui restent au parti par habitude, confort, espoir, sécurité, idem pour le PCF et tous les autres partis. Ne pas le voir c’est pure illusion."

      C’est sûrement vrai pour les communistes mais plus pour les socialistes. Conseiller municipal dans une ville "d’Union de la gauche" (PC-PS-EELV) où la majorité absolue des élus est socialiste, je ne vois pas (plus) de socialistes sincères. Mais là n’est pas la question.
      Avec l’acte III de la décentralisation (conforme aux volontés de l’UE) les communes n’auront PLUS de pouvoir, tout ce décidera au niveau des Communautés d’agglomération loin des citoyens ou des euro-métropoles et/ou des euro-régions encore plus loin. Quelle marge de manoeuvre pour les élus communaux au plus pres de la population ? RIEN.
      Ne créons pas d’illusion en laissant croire à la population (qui d’ailleurs y croit de moins en moins comme le montrent les taux d’abstention à chaque élection, même locale) que l’ union avec ceux qui à l’AN et à Bruxelles nous imposent la dictature des milieux capitalistes et financiers peut changer (adoucir au mieux) leur vie d’exploités.

      La solution n’est pas simple mais ce n’est certainement pas celle-là : la grande union à "gauche" pour faire barrage à l’UMP et le FN, la droite qui elle n’avance pas masquée.

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  • Lettre ouverte à Jean-Claude SANDRIER

    19 novembre 2013 18:21, par alain.brachet

    Letexte ci-après, posté il y a quelques jours, m’a été retourné sans prise en compte par le destinataire. Ne sachant pas si j’ai fait une erreur de transmission, ou si mon texte a été "modéré", je récidive donc pour m’assurer de son devenir...
    Bonjour,
    Je constate à travers les échanges entre M’PEP et Sandrier que le dialogue ne s’améliore pas avec un des tenants (et pas le moindre !) du FdG. J’ai souvent exprimé mon désacord avec la volonté du M’PEP de ne pas être une des composantes du FdG. Je ne reviens pas sur mes réflexions à ce sujet. Mais il me semble nécessaire de noter un aspect nouveau. Le site Rue 89 vient de publier une interview de Généreux (économiste membre du PG) que, pour ma part, je trouve intéressante. Il développe de manière pédagogique (et tout à fait crédible !) l’idée de "désobéissance européenne" et plus particulièrement sa stratégie progressive, éventuellement débouchant en cas d’échec sur une sortie de l’ euro et, en conséquence, de l’UE. Si Généreux réussit à faire avaliser sa stratégie par le PG, qui lui-même est assez bien placé pour contrer le PC avec une telle argumentation... on va dans le bon sens. La proposition de Généreux a l’avantage d’être plus vigoureuse (façon de parler !) que celle du PC, qui actuellement prévaut au FdG (le PC a fait hier un colloque sur sa stratégie, compatible avec les idées du PS). En termes de vigueur et de simplicité, Généreux peut être mieux entendu par les couches populaires hostiles à l’euro et l’UE... dont une partie, faute de mieux, est sensible au discours simpliste et évidemment mensonger du FN... Le M’PEP, et ses maigres alliés sur ce sujet, aura plus de peine désormais à s’imposer par sa position plus radicale, qui devient , pour cette question, contrebalancée par une proposition voisine (celle de Généreux). Cette dernière, en outre d’être susceptible de meilleure compréhension par les couches populaires hostiles à l’euro et l’UE, a plus de chances d’être simultanément mieux acceptée par une fraction grandissante de couches moyennes, toujours accros du mythe de l’euro et de l’UE, et que la sortie brutale et inconditionnelle de l’euro perturbe. Cette fraction reste pour cette raison, par peur de l’inconnu (et, il faut bien le dire aussi, par un certain égoïsme) fidèle au PS, même si elle est de plus en plus critique à son égard. Pour ma part, je reste convaincu que la revendication trop radicale de sortie de l’euro, même assortie d’une stratégie détaillée comme l’a proposée le M’PEP, n’est pas la première étape : c’est l’échec éventuel d’une démarche progressive, type Généreux, et il le reconnaît lui-même, qui donnera des arguments au peuple français pour aller au delà... (encore faut-il que le FdG soit au pouvoir !)
    En outre, une telle démarche, permet d’aller aux élections européennes sans se dédire, car prôner l’abstention, solution que, pour ma part, je trouve totalement contre-productive, ne me paraît pas une option judicieuse de la part d’une organisation comme le M’PEP...
    NB : J. Sapir vient de diffuser un texte critiquant Généreux de manière assez violente. Les arguments économiques développés par Sapir ne semblent pas contredire ceux de Généreux. Simplement ils montrent l’urgence de la sortie. Mais Sapir ignore totalement les démarches politiques nécessaires pour qu’un pays comme la France ait le moyen d’une telle politique, c’est à dire la constitution d’une majorité permettant la mise en oeuvre de celle-ci. Ce que j’ai noté ci-dessus à cet égard, et qu’en somme Généreux ne semble pas ignorer, me donne davantage confiance en ses propositions...

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  • Lettre ouverte à Jean-Claude SANDRIER

    19 novembre 2013 23:54, par JeffdeBourges

    Bonjour,

    Et si tout simplement vous preniez un élément essentiel : la démocratie. Je suis un fervent partisan du respect des statuts dans toute organisation. Au PCF dorénavant, on vote. Je sais bien que certains rêvent enore du centralisme démocratique.

    Personnellement, je n’aurais pas voté comme mes camarades parisien, mais je les respecte. Je ne suis pas Parisien, je ne connais pas leur contexte.

    Je comprends la réaction de JCS, car je trouve très choquant le terme de trahison, car pour trahir, il faut qu’il y ait un engagement et ce n’était pas le cas. Le PCF a des statuts et ne pas les respecter auraient été une trahison d’une Direction contre ses adhérents.
    Les adhérents sont souverains et ont le droit de se troomper (même collectivement).

    Les invectives ne font pas avancer. Réservons nos forces pour de vrais combats, sinon nous allons nous écharper entre groupuscules sous l’oeil goguenard de nos adversaires.

    Amicalement,

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    • Lettre ouverte à Jean-Claude SANDRIER
      22 novembre 2013 23:10, par ocgop

      Il me semble que lors des votes dans les différentes élections il faut prendre en compte un nombre important de paramètres et donc voter intelligemment.
      Il faut prendre en compte les réalités locales et les positions politiques des uns et des autres.
      A gauche les positions des militants et des personnalités sont variables, tant au PS qu’au PC, il faut les analyser.
      Il y a des politiques locales efficaces qui aides les populations et créer une rupture si elle peut faire plaisir sur le plan idéologique mènera à la catastrophe la vie locale.

      Je me souviens de 1984 à Aulnay sous Bois l’arrivé d’Abrioux grâce à la trahison d’une partie du PS et du maire actuel Ségura avec pour objectif d’anéantir le PCF. Le résultat fut la destruction des services municipaux, enfance, jeunesse, sport, l’arrivé de la « milice » municipale, le racisme au quotidien...
      Je me souviens de l’arrivé de Mothron à Argenteuil en 2001 du clientélisme, des vieux du conseil municipal qui votent sans comprendre, de la galère pour les habitants

      A droite il y a des types tellement toxiques (Balkany, Devedjian...) qu’une alliance pour élimination est nécessaire et que la création de listes autonome, le refus d’un front uni est véritablement de la trahison.

      Depuis Mitterrand l’objectif du PS est d’affaiblir le PCF en espérant un bipartisme à l’anglaise. Ne soyons pas les dindons de la farce, mais ne faisons pas non plus perdre des villes par sectarisme. Les habitants ont besoin de la gauche, même parfois de la fausse.

      Je ne veux vraiment pas revivre Aulnay sous bois ou Argenteuil dans la ville ou j’habite.
      Si la trahison vient encore une fois du PS et de ces listes dissidentes je reverrais ma position localement, mais ce n’est pas une raison pour laisser Paris à NKM.

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    • Lettre ouverte à Jean-Claude SANDRIER
      24 novembre 2013 20:55, par alain.brachet

      Bonjour Jeff de Bourges,
      . Comme vous pouvez le lire dans ma contribution du 19/11 ci-dessus, membre du M’PEP, je souhaite un dialogue sur le fond avec le FdG et ses composantes (dont le PCF au premier chef…dont j’ai d’ailleurs été adhérent fort longtemps, avant de le quitter lors de la Mutation !)
      Je note une phrase dans votre contribution très éclairante pour moi, quant au rôle que je juge insuffisant de la direction actuelle du PC : « Je ne suis pas Parisien, je ne connais pas leur contexte ». C’est révélateur d’un problème sérieux dans le fonctionnement du PCF…
      Alors que la question de la participation aux élections municipales, soit avec le PS au premier tour, soit au sein du FdG, est visiblement une affaire d’intérêt national (c’est en tout cas ce qui ressort des avis des autres composantes du FdG, et plus généralement des autres forces politiques, sauf, peut-être …le PS) la direction du PCF a voulu elle aussi n’en faire qu’une question subalterne, à traiter au mieux par chaque fédération, sans positions claires de la direction nationale, qui devrait exprimer en la matière la pensée de « l’intellectuel collectif » qu’est le parti (comme on disait autrefois…). Votre réflexion s’inscrit dans ce contexte : « Faites ce que bon vous semble, ici ou là ! ». Je pense qu’une telle « liberté » donnée à chacun est insuffisante de la part d’un parti de « transformation sociale ». Il a à « théoriser » sa position qui doit prendre en compte tous les aspects de la question pour conclure in fine. Il a à faire partager la position prise après une large discussion de tous les communistes. Voter sans avoir fait ce travail n’est pas tout à fait de la démocratie véritable, même s’il semble bien que ce vote interne, n’ait pas été mis en cause quant à son déroulement correct. Je précise au passage que ce genre de démarche « opportuniste » et assez peu responsable de la part de la direction, s’est beaucoup amplifié à partir de la Mutation, elle a contribué alors à mon éloignement du PC. Suis-je le seul ? Le déclin du PC n’a-t-il rien à voir avec de telles façons de faire ?... Même s’il y a beaucoup d’autres raisons à prendre aussi en considération !...
      Cordialement à vous.

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