PETITION pour l’abrogation de l’article 89, pour un débat sur les rapports public / privé

Le Mouvement Politique d’Education Populaire (M’PEP) SIGNE ET LANCE UN APPEL A SIGNER :

La pétition proposée par La Convergence Nationale des Collectifs de Défense et de Développement des Services Publics : Pétition pour l’abrogation de l’article 89, pour un débat sur les rapports public / privé

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Pétition pour l’abrogation de l’article 89, pour un débat sur les rapports public/privé

Le décret d’application de l’article 89 de la loi de décentralisation du 13 août 04, (au bénéfice de l’enseignement privé) est à nouveau d’actualité ; cette mesure, obligeant les communes à financer l’école privée choisie par les parents dans une autre commune, fera payer un lourd tribut à la collectivité et instaurera un système inégalitaire.

Beaucoup de communes auront bien du mal à faire face à cet accroissement injustifié des dépenses, ce qui entraînera une augmentation des impôts locaux ; les premières victimes en seront les petites écoles publiques qui atteindront plus rapidement leur seuil de fermeture, contribuant à rendre moins attractifs les territoires ruraux qui retrouvent pourtant aujourd’hui de nouvelles dynamiques !

Cela s’inscrit en outre dans la politique de restriction budgétaire actuelle à l’égard de l’enseignement public ; n’oublions pas non plus qu’en zone rurale surtout, le regroupement des écoles est imposé dans l’enseignement public mais n’est guère appliqué dans l’enseignement privé, en particulier là où la concurrence scolaire reste particulièrement vive.

Nous en appelons donc :
- à l’abrogation de l’article 89
- à l’organisation d’un débat sur les rapports public/privé et sur l’avenir du service public d’éducation.

Nous vous invitons à signer cette pétition et à joindre vos témoignages, dans le prolongement de la démarche participative que met en œuvre le Collectif depuis l’automne 2004.

28.04.2008

Par : Collectif pour la promotion et la défense de l’école publique de proximité

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  • A 16 ans en 1985, j’étais en plein échec scolaire. Aucun lycée public ne voulait m’intégrer considérant qu’il n’avait pas d’obligation légale de le faire au vu de mon âge.
    Mes 6 frères et sœurs et moi-même étions toujours "passés" par le public par évidence et croyance en la République qu’avait nos parents.
    Deux de mes sœurs furent obligées de passer en section professionnelle après leur 5ème (vers un c.a.p) après un intense bourrage de crâne de certains profs à l’endroit de mes parents. Elles (mes sœurs) ne maîtrisaient pas assez les maths et l’allemand (1er langue) et ralentissaient la classe selon les dires de ces éminents professeurs.
    Ce collège public d’un gros bourg de Basse-Normandie était gavé de (vieux) profs encartés à l’UDF de l’époque (comme le maire/pharmacien du village). Leur vision du monde était de restreindre le plus possible l’accès au lycée à la plèbe ouvrière et paysanne.
    On ne le dit jamais, mais l’école public des campagnes était, malgré un recrutement national des enseignants, un écumoire à prolo en plus d’être un ascenseur social pour professeurs complaisants.
    Le fait que notre grand père fût un opposant communiste et syndicaliste du canton (pourtant mort en 1979) n’a pas aidé à notre promotion social.
    Pourtant il y a d’étranges mains tendus. Jamais celles qu’on attend.
    L’école privée catholique nous a permis (mes soeurs et moi) de continuer nos études alors que le public se lavé les mains, tel Ponce Pilate, de notre devenir.
    Je dois dire que je fût interloqué de l’accueil bienveillant et personnel qu’il me fût fait dans mon nouveau lycée privée. Pour la 1ère fois, on me prenait pour une personne et non pas pour un "cas". Il y avait un très grande mixité et fluidité social dans ce lycée technique et générale collège intégré dans la même cour.
    Fait étonnant, la plupart des profs étaient de gauche. Le prof de math nous faisait le cv de Gérard Longuet militant d’extrême droite et nous racontait son mai 68 à lui. Notre prof lesbienne de français nous racontait San Francisco, notre prof d’histoire ne connaissait qu’un seul journal : le Monde Diplomatique.
    Mes soeurs et moi-même avons pu faire des études universitaires grâce à l’école privée catholique, la seule qui ait voulu de nous. L’école public se contrefichant des élèves en difficulté. Après 16 ans, va voir chez les grecs si j’y suis.
    J’ai fait ma terminale dans un 2sd lycée catholique parce que je changeais de section. j’y ai rencontré Michel Onfray comme prof de philo. Plus de 25 années après, je suis très critique sur ce qu’il est devenu, cependant l’enseignement privée permettait ce genre d’enseignant.

    Je suis contre abrogation de l’article 89.

    Je pense qu’il faut en France une alternative a l’école public car l’école public n’est pas l’alpha et l’oméga de l’instruction. L’école public peut être une machine à exclusion, une machine à l’écrémage sociale, l’antichambre de la sélection des "bons" pour la reproduction du système.
    Je ne comprend pas pourquoi le PEP veut réouvrir la guerre des écoles.
    Le PEP devrait plutôt s’intéresser aux Universités vs Grandes Ecoles. Public du pauvre contre public des riches.
    Ce dernier sujet est-il trop risqué pour le PEP ?

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