"Pacte d’avenir pour la Bretagne" : Une régression sans précédent.
dimanche 26 janvier 2014
Auteur : par Texte du Parti de l’émancipation du peuple (ex. M’PEP)

Le « Pacte d’avenir pour la Bretagne » a été présenté le 4 décembre 2013 et signé le 13 entre le Premier ministre JM. Ayrault et le président de la région Bretagne Pierrick Massiot. Approuvé à une courte majorité par le Conseil régional (élus PS et communistes), il s’inscrit dans une logique ultra-libérale et de destruction des fondamentaux de la République.

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 « PACTE D’AVENIR POUR LA BRETAGNE » : UNE REGRESSION SANS PRECEDENT

Par le Mouvement politique d’émancipation populaire (M’PEP).

Le 26 janvier 2014.

Le « Pacte d’avenir pour la Bretagne » a été présenté le 4 décembre 2013 et signé le 13 entre le Premier ministre JM. Ayrault et le président de la région Bretagne Pierrick Massiot. Approuvé à une courte majorité par le Conseil régional (élus PS et communistes), il s’inscrit dans une logique ultra-libérale et de destruction des fondamentaux de la République.

 Une vision économique au service des intérêts patronaux

D’emblée, le pacte situe son orientation en affirmant qu’il faut « des mesures de soutien à la compétitivité des entreprises et des territoires », alors que la nécessité est aujourd’hui de mettre fin à la concurrence entre les peuples et les Etats. En outre, le gouvernement admet qu’il faut licencier et entend à ce titre assurer « un accompagnement des restructurations économiques », alors qu’il faut mettre d’urgence un terme à la destruction de l’outil de travail et des emplois.

Le pouvoir socialiste garantit les intérêts patronaux par le biais de « l’activité partielle » et la « gestion prévisionnelle des emplois et des compétences (GPEC) » afin de maintenir les bénéfices réalisés par les entreprises, au détriment des salaires et de l’emploi : 15 millions d’euros sont ainsi dépensés pour « aider les entreprises agroalimentaires des filières élevage à financer leurs investissements (modernisation, automatisation, robotisation, adaptation au marché...) ». Autrement dit l’Etat subventionne les licenciements !

A cela il faut ajouter que pour assurer « un soutien effectif à l’activité économique », l’Etat et les collectivités locales s’engagent « à mettre en place en 2014 les financements de toutes les opérations dont l’état d’avancement permet une réalisation rapide, notamment dans le cadre du CPER 2007-2013. » Autrement dit la dépense publique va servir à alimenter les profits privés. Cette attitude ne manque par ailleurs pas de constituer un paradoxe lorsque le gouvernement affirme au niveau national que les dépenses publiques doivent être comprimées pour le bien de tous… Le texte égrène également toutes les dépenses d’infrastructure (très haut débit, chemins de fer…) qui seront aussi aidées par l’Etat.

Dans la logique de mise au service des intérêts privés de fonds publics, le Pacte ne manque pas de promouvoir la « recherche partenariale public / privé ». Nul ne doute au vu des résultats des partenariats public-privé mis en œuvre dans la construction de bâtiments publics que ce seront les acteurs privés qui tireront profit de cette organisation.

De même, le texte situe le problème économique au niveau de l’insuffisance des profits puisqu’il faut « contribuer à la croissance des entreprises et au développement de l’emploi par la régénération des marges ». Comme si les patrons de l’agroalimentaire ne s’étaient pas enrichis au cours des dernières années.

On voit apparaître également une veine libérale, pour ne pas dire poujadiste, dans le « volet de simplification des procédures », notamment « de simplification et de sécurisation du cadre juridique envers les entreprises ». Rappelons que les procédures administratives ne sont pas des gadgets de technocrates ; ce sont des garanties de démocratie et de transparence, qui devraient être renforcées et non supprimées afin de conforter l’Etat de droit ; ce sont également des moyens indispensables pour protéger notre santé, en particulier alimentaire. Le remplacement de ces procédures par une « obligation de résultat », même « renforcée », constitue une véritable attaque contre la démocratie, car elles ne sont pourvues d’aucune sanction légale et ouvre la porte à tous les abus.

 Le gouvernement s’est une fois de plus plié aux volontés du Medef et de la FNSEA

Rien de cela ne fonctionnera, car personne ne veut envisager un seul instant de remettre en cause le « modèle breton » qui n’a d’ailleurs de breton que le nom. Ce « modèle breton », largement représenté par l’agriculture et l’industrie agroalimentaire est basé sur le productivisme, l’agriculture industrielle intensive, privilégiant la quantité sur la qualité, et l’exportation. Cela a fonctionné grâce aux bas salaires, aux exonérations de cotisations sociales et aux subventions à l’export de l’UE.

L’agriculture pratiquée ici est coincée dans une chaine de production infernale. En amont, dominée par les fabricants d’intrants – engrais, graines, aliments pour les animaux - de matériels agricoles de plus en plus gros et coûteux, voraces en énergie fossile. En aval par les transformateurs de l’agroalimentaire, eux-mêmes dépendants de la grande distribution qui impose des prix bas au nom de la défense du pouvoir d’achat des consommateurs. Ce mode de production complètement dépendant a conduit de façon mécanique à la disparition de nombreuses exploitations et à l’impossibilité pour les jeunes de s’installer, le ticket d’entrée étant trop élevé. Pour résister à la grande distribution, les industriels de l’agroalimentaire se sont regroupés, ont pratiqué du développement externe, sans que leurs investissements se traduisent par une modernisation de l’outil industriel ni d’innovation dans les produits. Dans ce contexte économique et politique libéral, la concurrence libre et particulièrement faussée joue à plein contre les salariés et les petits agriculteurs.

C’est tout ce système qu’il faut remettre en cause. Il faut développer une agriculture qui s’affranchisse d’intrants qui plombent les coûts et détruisent la terre. Sortir de la spécialisation des exploitations pour mettre en place des productions complémentaires, sources d’économies, de meilleure qualité, d’autonomie des exploitations. Il faut sortir de la politique des prix bas qui oppose agriculteurs et consommateurs. Il faut sortir de la politique de l’exportation pour réinvestir le marché national (70% des volailles consommées par la restauration collectives sont importées). Il faut sortir du libre-échange et introduire des mesures protectionnistes pour combattre le dumping social.

 Une attaque sans précédent contre les principes républicains

Sous couvert de décentralisation, le gouvernement Ayrault mène une attaque frontale contre le principe d’égalité des citoyens devant la loi.

On peut d’abord noter une hypocrisie dans la posture du Premier ministre et des élus de Bretagne. Si d’un côté ils souhaitent plus de décentralisation, de l’autre ils ne manquent pas de mobiliser les ressources de l’Etat. Par exemple, le gouvernement va installer des institutions nationales en Bretagne : « Le Pacte affirme l’engagement de l’Etat à créer en Bretagne un pôle d’excellence en cyber-défense, priorité nationale inscrite au Livre Blanc pour la Défense et la Sécurité Nationale de 2013. » Le CNAM est lui aussi mis à contribution.

Mais ce paradoxe n’empêche pas le projet d’être marqué par une orientation très claire. Il s’agit de défaire les institutions héritées de la Révolution française en mettant en place une organisation à la carte des régions. Ainsi le pacte affirme-t-il : « les propositions innovantes que les acteurs bretons, et notamment les collectivités locales, pourraient bâtir en termes d’organisation différenciée des institutions publiques en Bretagne (transferts de compétences, délégations de compétences, mutualisations de compétences et de moyens, regroupements institutionnels etc...) seront étudiées avec attention, notamment en mobilisant les possibilités ouvertes par la future loi de modernisation de l’action publique ».

Cette volonté se manifeste aussi par « une convention spécifique sur les langues de Bretagne [qui] portera notamment sur la formation et le recrutement d’enseignants des langues de Bretagne, sur le développement de l’enseignement bilingue ainsi que sur le soutien à l’action de l’Office de la langue bretonne, établissement public de coopération culturelle. La convention encouragera le développement de l’usage de ces langues dans la vie quotidienne ». Lors du déplacement du Premier ministre en Bretagne le 13 décembre 2013, celui-ci a dévoilé ce que cache cette affirmation : la volonté de faire ratifier la Charte des langues régionales et minoritaires qui conduirait à réintroduire en France la conception ethnoculturelle de la nation, au détriment de son acception politique issue de 1789. C’est l’objectif que poursuivent les autonomistes de tout poil, Bretons, Basques, Corses ou Alsaciens qui, bien que très minoritaires dans leur région, veulent imposer à travers le lobbying de la Fédération peuples et ethnies solidaires auprès de l’Union européenne, une Europe des régions et la destruction des Etats-nations.

La possibilité d’adapter la législation va conduire à une mise en concurrence des territoires et à un nivellement par le bas. On peut en avoir un début d’illustration : le pacte prévoit une dérogation aux interdictions de circulation des poids lourds. Outre que cela est contradictoire avec le souci, affirmé de façon récurrente, de protéger l’environnement, on se demande ce qui empêchera d’autres régions et d’autres secteurs de réclamer les mêmes dérogations.

On voit poindre les risques que cette « décentralisation » peut comporter à terme pour les normes sociales et environnementales. Le Pacte d’avenir pour la Bretagne est dans la droite ligne de l’acte III de la décentralisation dont la première partie concernant la mise en place des Métropoles a été votée par l’Assemblée nationale et dont les deux autres lois, concernant l’une les régions et l’autre les intercommunalités sont en discussion. Il s’agit à travers ces textes de lois de détruire à terme les Etats-nations et les communes au profit d’euro-régions et d’euro-métropoles « compétitives » au sein de l’Union européenne libérale, dans lesquelles les salariés qui seront en concurrence pour le plus grand profit des entreprises multinationales qui s’empareront de toutes les activités y compris les services publics.

De façon significative, alors même que cela constituait un argument phare en matière de décentralisation, le terme de démocratie ne figure pas une seule fois dans le texte.

 Conclusion

Le Pacte d’avenir se situe dans la droite ligne de la politique ultra-réactionnaire menée par le gouvernement du Parti socialiste depuis l’arrivée de F. Hollande au pouvoir : les problèmes de la France résident dans le manque de compétitivité de notre économie. La spécificité du Pacte est qu’il met également l’accent sur le volet institutionnel : à l’évidence, il faut pour le PS reconfigurer les territoires pour les mettre au service des intérêts du capital, les mettre en concurrence et préparer l’avènement des euro-régions, soumises inconditionnellement au droit de l’UE mais plus au droit national.

Le Premier ministre a annoncé vouloir aller plus loin en matière de décentralisation lors de son déplacement du 13 décembre 2013. Ce n’est pas anodin : c’est un véritable changement de régime qui est en cours de préparation. Les principes d’unité et d’indivisibilité de la République, celui d’égalité des citoyens devant la loi sont battus en brèche. Ce sont des acquis fondamentaux de la Révolution française qui sont en passe d’être effacés. Le gouvernement PS est en train de ramener notre pays à l’avant 1789. Il s’agit purement et simplement d’un retour à l’Ancien régime.

Les vrais ennemis que les salariés, petits agriculteurs, artisans, citoyens de notre pays, y compris les Bretons, doivent combattre ne sont pas les salariés des autres pays d’Europe dans une compétition acharnée. Ce sont le libre-échange et le libéralisme que défendent si bien le Medef et la FNSEA. C’est l’Union européenne qui est leur bras armé.

Le M’PEP appelle à dénoncer et combattre les lois de décentralisation en cours de discussion, à sanctionner les socialistes et leurs alliés lors des élections municipales, à boycotter les élections au parlement européen pour délégitimer l’Union européenne et ses institutions.


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Forum de l'article  -17 Messages

  • "Pacte d’avenir pour la Bretagne" : Une régression sans précédent.

    26 janvier 2014 13:45, par richard catherine

    Je suis pleinement d’accord avec tout ça ,mais à part ne plus voter et se retrouver avec l’extrême droite au pouvoir ,même avec 3% des inscrits, je ne vois pas ce que l’on peut faire ,ne pas voter c’est laisser la place vacante à tous les margoulins !
    Dénoncer, ça ,tout le monde sait faire, mais trouver vraiment un mode d’action efficace là on a tous le bec dans l’eau.
    Je veux bien voter pour le M’PEP s’il est représenté mais le fait qu’il soit encore très minoritaire et obligé de s’associer au parti de gauche de Mélenchon ne facilite pas nos affaires ,descendre dans la rue ne sert plus à rien ,puisqu’il a été dit clairement que" ce n’est pas la rue qui fera pas la loi ",les élections même n’ont pas fait la loi ,on est passé par dessus la tête des européens .Alors si vous avez une solution miracle on est preneur !

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    • Et pourquoi donc refusez vous la mise en commun de toutes les bonnes volontés pour changer de paradigme ?? Qu’avez vous contre Mélenchon qui est le seul aujourd’hui de "conviction et de courage". Essayer de regarder les 90% qui rapprochent plutôt que les 10% qui divisent Intéressez vous à ce que dit Mélenchon, à ses idées et vous verrez que particulièrement pour la Bretagne avec l’économie de la mer, il serait un atout !!!

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  • les "états-nations" sont, avec les religions et l’appât du gain, parmi les plus grands responsables de guerres, de génocides et d’exclusion.
    Vive l’Europe des régions solidaires et non concurrentes, mais soucieuses de leurs racines, au sein d’une entité nouvelle non revancharde et non jacobine !
    La FRANCE a assez de sang sur les mains, notamment celle de la révolution bourgeoise de 1789 qui a remplacé une aristocratie par une oligarchie ploutocrate.
    S’il est vrai que l’Europe reste à construire entièrement, débarrassée de la logique de profit financier ultralibéral, il n’en reste pas moins que revenir à la Saint-Barthélémy ou aux deux guerres mondiales du XXème siècles n’ont rien d’alléchant. C’est pourquoi cet article aux accents nationalistes ont de quoi heurter par leur archaïsme ; la gauche vaut mieux que ces poncifs d’un autre âge.
    Dans la perspective d’un timide changement, cette tentative de décentralisation ne doit pas être rejetée en bloc.
    Sauvons le bébé quand on vide le bain !

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    • Ce n’est pas de la décentralisation, c’est le retour du pouvoir des hobereaux locaux, en l’occurrence régionaux (même s’ils sont élus). Par exemple que va y gagner le citoyen breton au fait que la loi nationale va être adaptée suivant le "contexte breton" ? La fin des conquis sociaux, du SMIC, du code du travail, du salaire socialisé à travers la cotisation sociale ...

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    • Comment pouvez-vous dire que l’Europe des régions ne met pas en concurrence et en guerre les salariés des diverses régions dans un moins disant social sans fin au bénéfice exclusif des classes bourgeoises et patronales européennes ? N’est -ce pas une forme de guerre civile ? Croyez vous que les peuples appauvris au bénéfice de ces classes compradore se laisseront faire ad vitam aeternam ? Que vous exprimiez les nations comme responsable des guerres est pour le moins le meilleur moyen de couvrir les véritables responsables de ces guerre. Un système capitaliste qui plaide la guerre de tous les salariés contre tous les autres salariés, qui exploite le travail d’autrui est le moteur principal et fatal de toutes les guerres. Pour celle de 14/18 prévue dans des termes et une analyse brillante par ENGELS dès 1887, en France notamment par JAURES éclairé par les analyses de MARX, la guerre de 40 déclenchée par les forces capitalistes et nazies pour obtenir à l’est les colonies obtenues par les autres Etats européens ou US dans le reste du monde n’est pas un phénomène de nations. L’URSS qui est le véritable tombeur de l’allemagne nazie était une fédération complexe de nations, dans l’égalité" de chacune. C’est cela qui vainquit les états des capitalistes colonialistes et fascistes. Aujourd’hui l’Union Européenne est dirigée exclusivement non pas par les peuples mais par et pour les représentants d’une seule classe la classe des grands bourgeois et patrons ; Nul doute qu’une telle Union Européenne qui ne cesse d’expédier des troupes dans le monde, de jeter des oukazes pour ceci ou cela, qui appauvrit les peuples et enrichit les traitres mènera inévitablement à la guerre. De plus cette Union Européenne est littéralement manipulée par les USA. Le champ de bataille sera l’Europe , le profiteur des massacres seront les USA qui ont l’habitude de manipuler les conflits à leur avantage sans destruction conséquente pour eux-même.
      La décentralisation est une blague.
      L’aggravation de la crise suit les "progrès de la décentralisation" ( début 1981 et même 1969 avec la trahison de De Gaulle par le grand bourgeois VGE- 214). Elle ne sert qu’à permettre à la canaille patronale qui trahit chaque jour un peu plus le pays, 80 milliards d’impôt planqués c’est pas les chômeurs c’est patrons et bourgeois. Faut-il rappeler que l’abruti qui commande le MEDEF sort les mêmes propos que son père 30 ans plus tôt. Le medef a obtenu tout ce qu’il demandait pendant ces 30 ans...les entreprises , leurs propriétés fuit toujours, le chomage s’est multiplié par 5 et par onze par rapport à la période réellement gaulliste. Oui il y a des traitres.

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      • Je suis d’accord avec l’essentiel de votre texte. J’ai néanmoins deux points de désaccord.
        La décentralisation n’est pas une blague. L’acte III de la décentralisation a en fait amorcé la pompe de la recentralisation avec, notamment, la création des métropoles qui, dotées de compétences accrues, fragilise l’avenir des communes touchées. Hollande entend aller plus loin encore avec, en particulier, la diminution du nombre de régions afin de passer de 22 actuellement à 15 dans l’avenir, s’inscrivant de fait dans l’Europe des régions que souhaite le grand capital (par euphémisme on peut dire les libéraux, pour faire plus consensuel), mais aussi la mise en cause de l’existence même des départements situés dans la proximité des métropoles. Ce n’est pas tout, Hollande se prononce pour la diminution du nombre de communes (36 000 actuellement), qui constitue pourtant le fleuron de notre démocratie de proximité.
        Tout le pouvoir à Bruxelles (en fait à Berlin et avec le traité faussement appelé de libre-échange, à Washington) qui redescend en cascade sous forme très peu démocratique.
        D’autre part, le patronat ne trahit absolument pas. Il défend ses intérêts de classe. Contre les intérêts de la classe prolétarienne, contre les intérêts nationaux. Gattaz n’est pas un abruti. Il a la tête bien sur les épaules.
        Dans d’autres textes de ce forum il a pu être dit qu’on revenait à l’ancien régime. C’est une contrevérité.
        Il est un fait qu’il y a une régression insensée des droits des travailleurs, de leur citoyenneté. Ce n’est pas pour autant qu’on revient à l’ancien régime. Avant 89, les rapports étaient féodaux. Mais actuellement le grand capital veut amplifier la puissance des rapports capitalistes. On veut simplement appliquer aux travailleurs vivant en France les conditions sociales des États-Unis dont les forces politiques et économiques dominantes ont toujours combattu les idéaux des Lumières. Non seulement les idéaux communistes, révolutionnaires ont été combattus dans ce pays à l’impérialisme dominant mais aussi les idées les plus progressistes de la bourgeoisie éclairée. C’est dire à quel point de dictature politique en est le pouvoir aux États-Unis.

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    • "Pacte d’avenir pour la Bretagne" : Une régression sans précédent.
      26 janvier 2014 20:35, par Guillaume Beaudoin, M’PEP

      Les états-nations sont le socle unique de la démocratie.
      En outre, en balayant les états-nations, l’Europe supprimera la sécurité sociale, le droit du travail, les conventions collectives...
      Par ailleurs, ce n’est pas la nation qui a suscité les guerres du 20ème siècle mais le capitalisme.
      Enfin, il n’y pas d’autre Europe possible : l’ UE est depuis ses origines une construction visant à mettre à genoux les salariés et son outil est la suppression de l’indépendance nationale et de la souveraineté populaire.
      Monnet et Schumann étaient des pétainistes : l’UE est marquée à jamais par cette origine infâme.

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  • "Pacte d’avenir pour la Bretagne" : Une régression sans précédent.

    26 janvier 2014 15:36, par Georges-Henri Clopeau

    Dire que : "Le pouvoir socialiste garantit les intérêts patronaux" est un raccourcis qui rejette les petits patrons dans le camp des grands.Or ces derniers sont cause première des faillites des petites et moyennes entreprises (souvent sous traitantes).

    Je crois qu’il serait bon :
    --- De toujours remplacer dans nos textes "intérêts patronaux" par "intérêt des actionnaires de multinationales"
    --- D’entreprendre une campagne d’explications aux petits patrons, lesquels ont très objectivement des intérêts en totale incompatibilité avec ceux que prétendent défendre la plupart des syndicats patronaux.

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    • Remarque assez judicieuse, en France la grande majorité des PME sont des sous traitants de grands groupes auxquelles elles servent de variables d’ajustement. Le "Pacte d’avenir" n’est par ailleurs qu’une compilation de mesures déjà existantes, servies ailleurs en ordre dispersé, sa seule originalité ce sont quelques bricoles pour faire plaisir à la minorité autonomiste.

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  • Excellent article qui dévoile derrière ce Pacte (voté malheureusement par les élus communistes bretons ... qui ne sont plus que bretons d’ailleurs) la volonté des "socialistes" de détruire tous nos conquis sociaux et démocratiques depuis 1789.
    Pour donner une précision concernant les autres volets de l’acte III, le pouvoir écolo-social-libéral ne prévoit plus qu’un nouveau texte encore plus dangereux pour l’unicité de la République puisqu’il annonce "des compétences exclusives pour les régions et les départements" (surtout pour les régions qui deviendront quasi autonomes) : http://www.maire-info.com/article.asp?param=16856&PARAM2=PLUS

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  • Je ne m’abstiendrai ou ne boycotterai les élections européennes que si aucune liste ne reprend les préconisations du M’PEP

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  • Tout à fait d’accord avec le M’PEP ! La politique actuelle me semble à bout de souffle, c’est une fuite en avant. On va dans droit dans le mur.
    Alors oui pour ne pas voter pour le PS, oui pour boycotter les élections européennes mais il faut aussi faire des choses simples comme moins se rendre dans les grandes surfaces, aller sur les marchés, acheter aux producteurs locaux, et puis en en général, moins consommer.
    Et justement ce que souhaite ce président, que je ne reconnais plus, c’est augmenter la consommation des ménages ! Voici notre rôle, nous citoyens français : acheter, financer, accroître le profit des mulitnationales !. Liberté, égalité, fraternité, vous nous manquez.

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    • Oui, je partage votre style d’action.
      Je crois qu’il est impossible de faire une distinction sensée entre "droite" et "gauche" en ce moment, dans la mesure où notre système... de civilisation et de société est basé sur le progrès de la consommation, la connaissance, la technique, comme valeurs absolues. Or, quiconque a eu le temps d’observer un peu notre bas monde s’est aperçu qu’il n’y a aucun "avantage" sur terre qui n’a pas son inconvénient correspondant.
      Ce weekend, j’étais chez mes enfants, jeune couple de 25 ans. Il m’est devenu évident que beaucoup de personnes à l’heure actuelle (dont mes enfants...) pratiquent le centre commercial comme lieu de culte, et croient dans la religion de l’achat au prix le plus bas. Attention... il n’y a pas que le fameux et nébuleux "patronat" qui croit dans le prix le plus bas. M et Mme Tout le Monde croient dans le prix le plus bas, ou en tout cas... "on" les encourage à croire dans le prix le plus bas sans reconnaître que la religion du prix le plus bas sacrifie ses travailleurs/producteurs sur l’autel du prix le plus bas.
      Tant que nous ne voulons pas voir les problèmes à la base, et en bas.. CHEZ LE PEUPLE.., en NOUS remettant en cause, et pas seulement les autres, le patronat aura toujours bon dos, et nous pourrons aller allègrement vers une répétition de 1789 qui, vu d’un certain angle, était une catastrophe politique, sociale et religieuse pour la France...

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  • Bien vu ! Raison de plus pour s’associer aux 10 partis politiques du Front de Gauche !

    Francis BERNARD
    Mas Saint Chély

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  • tout d’abord il faut souligner le vote positif des élus PCF et PS en faveur du pacte ainsi que le vote pour de la CGT et de la CFDT au ceser !!!!

    Ensuite , il manque un élément essentiel à mon avis , la page 31 où il est fait explicitement référence aux exigences des multinationales US ( pacte transatlantique ) qui imposent le démantèlement complet de la filière agroalimentaire française, y compris en Normandie, Pays de Loire et Poitou Charest ( Bretagne ???) ... voilà à quoi les syndicats devraient s’associer !!!

    enfin page 48, les bourgeois de Calais qui ont rédigé ce pacte écrivent " passer de produire pour vendre ( ce qui est pourtant la base même du capitalisme classique NDLR ) à produire ce qui peut être vendu ."

    Incroyable : une politique des quotas, fixés par les US via l’UE , pas seulement sur agriculture mais aussi pêche et industrie car ce pacte aborde l’automobile et l’électronique ( entre autres )

    Un saut qualitatif est franchi avec la bénédiction du front de gauche, du PS, des sommets CFDT et CGT

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