Référendum « Un démantèlement de la république » - L’ALSACE.fr - le 4 avril 2013
jeudi 4 avril 2013
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Référendum « Un démantèlement de la république »

le 04/04/2013 à 05:00 Sailesh Gya

De gauche à droite : Nicolas Dupont-Aignant, président de Debout la République ; Nicolas Chevalier-Roch, coordonnateur de Debout Les Jeunes en Alsace ; Jacques Nikonoff, porte-parole du Mouvement politique d’éducation populaire. Photo Thierry Gachon

Le président de Debout la République et Jacques Nikonoff, membre fondateur d’ATTAC et porte-parole du M’PEP, considèrent que le projet de fusion est une menace pour l’unité de la France.

Alliance inattendue hier matin lors d’une conférence de presse à Strasbourg. Nicolas Dupont-Aignan, président du parti de droite Debout la République et député de l’Essonne, est venu soutenir la campagne pour le non au Conseil territorial d’Alsace menée par Nicolas Chevalier-Roch, son représentant régional. Avec… Jacques Nikonoff, porte-parole du MPEP (Mouvement politique d’émancipation populaire) et ex-président de l’association altermondialiste Attac.
« Désossage »

« Il est temps de dénoncer cette escroquerie politique et institutionnelle, ceux qui portent ce projet démantèlent la nation. Je les accuse de tromper les Alsaciens et de servir les intérêts de féodalité locale plutôt que ceux de la république » , assène Nicolas Dupont-Aignan. Fervent défenseur de la souveraineté nationale, il estime que le projet est « une usine à gaz extrêmement complexe qui éloigne le citoyen de l’élu et affaiblit le lien républicain ».

« Nous sommes opposés au « désossage » de la France » , martèle Jacques Nikonoff. « Nous sommes contre la dilution de l’Alsace. Car elle sera diluée dans cette zone à dominante germanique ». Le porte-parole du MPEP relève aussi que « les documents envoyés aux électeurs sont particuliers : la profession de foi envoyée aux Alsaciens est uniquement le document de propagande pour le oui, il n’y a rien pour défendre le non. C’est une atteinte majeure pour la démocratie ! » Pas d’économie à attendre, des impôts qui augmenteront…

Les deux hommes craignent que le référendum n’ouvre de nouvelles initiatives dans d’autres régions françaises. Ce qui est le cas en Bretagne. « Je redoute l’abandon des territoires ruraux, des cantons, des petites communes au profit de métropoles régionales. Au lieu d’aller au chef-lieu du département, les Alsaciens devront aller à Strasbourg » , déclare le député de l’Essonne, qui a voté contre la loi de réforme des collectivités territoriales du 16 décembre 2010 à l’origine de l’organisation du référendum. « La tentation est de mettre à bas le principe de la république et de reconstituer des fiefs, analyse-t-il. Il y a une ambiguïté sur laquelle joue M. Richert, celle de cultiver un sentiment autonomiste malsain. Et derrière ça, il y a l’unité de la république qui est en cause et qui ne sert pas les Alsaciens ».

le 04/04/2013 à 05:00
Sailesh Gya