Restructuration de la dette grecque : Bénéfice sur toute la ligne pour les créanciers ...
lundi 27 avril 2015
Auteur : par Xavier Dupret
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RESTRUCTURATION DE LA DETTE GRECQUE : BÉNÉFICE SUR TOUTE LA LIGNE POUR LES CRÉANCIERS

Par Xavier Dupret, économiste belge. Etude diffusée par le Mouvement politique d’émancipation populaire (MPEP) avec l’accord de l’auteur.

Le 27 avril 2015.

Les relations tumultueuses du gouvernement grec avec ses créanciers font couler beaucoup d’encre. Un mythe, à gauche, veut par exemple que les créanciers aient presque totalement effacé le coût de la restructuration de la dette grecque. Cette conclusion repose sur une observation superficielle de l’accord conclu en avril 2010 entre le gouvernement grec et ses créanciers. A cette époque, comme d’ailleurs aujourd’hui, cinq ans après, en avril 2015, le gouvernement grec était au bord de la cessation de paiement. Il avait demandé l’assistance du FMI. De violentes mesures d’austérité étaient alors prises en contrepartie de cette « aide ».

L’étude de Xavier Dupret montre que les créanciers privés d’Athènes ont en réalité retiré, aux termes de l’opération, plus qu’ils n’ont été contraints à devoir lâcher initialement, l’accord a été très profitable pour eux.

La croissance négative du PIB (-25%) explique, pour la plus grande partie, la détérioration des finances publiques de ce pays, provoquée par les politiques d’austérité. Or la dette grecque est impayable, l’économie grecque, dans son ensemble est insolvable. Sans sortie de l’Union européenne et de l’euro, la Grèce ne pourra jamais se redresser.

Pour lire ou imprimer l’étude de Xavier Dupret, cliquez ICI


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Forum de l'article  -3 Messages

  • « la croissance négative »
    Au secours !!
    effet de contamination.

    Restructuration de la dette grecque : Bénéfice sur toute la ligne pour les créanciers ...
    Il en est de meme avec les lois Macron, les lois securitaires et autres dispositifs comme toutes les non-lois de controle des banques - Bale III, taxes transactions ...

    La dictature de la classe des gros rentiers est une réalité SOUS l’UE.

    mais comme on trouve encore des gens qui défendent (sincèrement) l’espoir de reformer ce machin, cela continue.

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  • Le meilleur moyen de s’en sortir, c’est d’en sortir... de l’UE, de l’euro, de l’OTAN et du capitalisme.
    Vive la sécession !

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  • "C’est ainsi que nous repérerons la mise en œuvre, à la faveur de la « crise », d’une accumulation par dépossession en Europe occidentale. Ce type particulier d’accumulation sollicite des pratiques inhérentes à l’accumulation primitive.
    C’est ainsi que « la suppression des droits communs conquis par de longues années de luttes de classe acharnées (comme la protection sociale, la santé publique, les retraites) et leur retour au domaine privé a constitué une forme politique de dépossession la plus agressive menée au nom de l’orthodoxie néolibérale ».
    La Grèce constitue, de ce point de vue, un laboratoire en vue d’une application de ce programme de choc à l’échelle du continent tout entier."

    Cela fait des années que je le dis et, sans que ce constat partagé avec l’auteur de l’étude me réjouisse tout particulièrement (il est des fois où l’on aimerait avoir tort...), cela renforce mon intuition et mon opinion que effectivement, sans sécession hors de l’UE ni sortie de l’euro, la Grèce ne s’en remettra jamais. Et ce qui vaut pour les Grecs, vaut pour nous autres aussi.

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