Vidéos UA 2014 - Débat avec Anicet LE PORS "Ve République et élection du Président de la République au suffrage universel direct, le 9 nov 2014
mercredi 19 novembre 2014
Auteur : par webmaster
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Forum de l'article  -3 Messages

  • Sans doute la première vidéo du M’PEP que je visionne dans son intégralité. Les propos D’Annicet Le Pors m’ont appris pas mal de choses.
    Mais si je ne suis pas d’accord avec ALP à propos de la limitation du référendum, je suis complètement d’accord avec lui à propos du tirage au sort pour dire comme lui que c’est fuir ses responsabilités et qu’on ne peut mettre cette procédure au-dessus du suffrage universel. Fuir ses responsabilités, car c’est refuser de reconnaître son incapacité à avoir pu convaincre le plus grand nombre sur une option politique construite. S’en remettre au hasard d’un tirage au sort, en espérant que ce sera l’autre qui sera choisi.
    Après avoir vu cette vidéo, on a l’impression que cette question du tirage au sort tient beaucoup au cœur des militants du M’PEP, que c’est à leur programme.
    Les échanges sur ce point sont révélateurs d’un éloignement du réel. De plus comme tout le monde ne veut sans doute pas s’occuper des affaires de la cité, un tirage au sort serait valable que si on peut le refuser, sinon ce ne serait qu’une autre forme de dictature.
    Bref, tout cela fait assez bobo, même s’il y avait un ou deux prolos dans la salle, cela sentait bon l’universitaire, même à travers le web. Il ne suffit pas d’avoir le cœur généreux, au point que parfois on semble être dans l’incantation religieuse, il faut être aussi réaliste. Quand j’entends des gens de la salle dire que les citoyens sont responsables et qu’aujourd’hui chacun d’entre eux à la maturité politique pour assurer un rôle dans la cité, ce n’est pas sérieux.
    Les élections professionnelles viennent de se dérouler dans la fonction publique le 4 décembre et le taux le plus bas de participation se trouve être dans les ministères de l’éducation nationale et celui de l’enseignement supérieur et de la recherche, 36%, affligeant. Même là, les citoyens ne participent pas aux instances paritaires qui les représentent.
    Si le peuple était si cultivé et politiquement instruit, on n’en serait pas là.
    J’ai quitté le PG il y a 2 ans, je suis les activités du M’PEP, mais je commence à être désespéré.

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    • Anicet Lepors considère que les conditions d’une sixième république ne sont pas réunies. Ces conditions sont : un événement, une récusation, un consensus sur un projet. Je ne partage pas cet avis. Les médias ont aujourd’hui un pouvoir sans aucune comparaison avec celui du passé. Ils ont recouvert Peuple d’une camisole qui étouffe les velléités du plus grand nombre. Cette camisole ne tiendra pas indéfiniment.

      L’événement naturellement c’est la crise. Si un virage à 180° n’est pas pris rapidement elle n’est qu’à ses débuts. Le libéralisme étendu à la planète autrement la mondialisation nous conduit au cataclysme politique, économique, social, écologique et humain.
      Les politiques en ayant abandonné à la finance les pouvoirs que le Peuple leur avait confié ont trahis. Le pire est à craindre et si c’est la seule façon de s’en sortir pourquoi pas ? On ne va pas faire comme le Tonton de Brassen...

      La catastrophe économique ne mérite aucun développement, même un nivellement total par le bas n’apporterait aucune solution.

      Le social dépend de l’économique...

      Ecologique : Si on pouvait définir par une phrase le libéralisme, on pourrait dire que c’est le profit maximum dans le minimum de temps. C’est tout le contraire d’une gestion durable de la planète.

      Humainement la mondialisation est un aberration. L’espace humain c’est celui où l’espace de ses arbitrages économique et l’espace culturel au sens large de l’homme coïncident. Actuellement certains et pas seulement chez les dominants voudraient mettre en place « Le meilleurs des Mondes »et rêvent d’un humain transgénique libéré de ses atavismes. Nous sommes confrontés à un totalitarisme mou.Cette réalité n’est pas sans profiter aux extrêmes.

      La récusation me semble évidente. Depuis longtemps nos élus sont des élus par défaut. Le système majoritaire, le mode de renouvellement par cooptation des structures dirigeantes creusent le fossé entre le Peuple et ceux qui veulent le représenter. Il n’y a guère que pendant les périodes troublées( guerre, révolution) où des individualités arrivent à s’extraient du marigot.

      Le consensus sur un projet, il me semble assez évident : rétablir la démocratie, Ce n’est pas un projet médiocre. Vouloir définir de la démocratie par une phrase serait présomptueux. Par rapport au problème du moment, la démocratie existe quand le Peuple directement ou par l’intermédiaire de ses représentants démocratiquement élus, a le pouvoir de s’imposer à tous les autres pouvoirs y compris au pouvoir économique.

      Pour remplir cette condition le Peuple doit disposer simultanément de quatre leviers : la monnaie, le crédit, le contrôle des mouvements de capitaux et ceux des marchandises. Ce n’est pas original, ce sont les leviers que c’était donné le CNR. La preuve en est que les traités européens ont pris exactement des disposition opposées pour mettre la loi du marché au-dessus de la souveraineté du Peuple.

      La démocratie n’est pas seulement le moyen de sortir de la crise en rétablissant l’équilibre entre l’offre et la demande ( en fait toutes les crises se résument à cet équilibre). Le travail étant la seule source de richesses, tous les gains de productivité doivent lui être restituer.
      Une nouvelle constitution devrait préparer la civilisation du troisième millénaire. La finitude de la planète confrontée à l’évolution démographique, à la montée en puissance du reste du monde permet de penser que cette civilisation sera incompatible avec la compétition inhérente au libéralisme.

      Albert Jacquard a écrit toute forme de compétition est poison. Refuser la compétition c’est être libre, c’est refuser les hochets tendus par les exploiteurs, c’est ne pas considérer les autres comme des adversaires mais comme des partenaires. La planète en aura bien besoin. Si on en juge par le discours ambiant fondé sur la sainte compétitivité il y a du travail à faire. De toute façon les réalités nous rattraperons il faudra les exploité et non les conjurer comme on nous le propose.

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  • Certains vont me juger "simpliste", mais tant pis !!! Je ne sais pas si il faut une 6ième République ; A l’image d’ALP, je me moque du numéro. Mais ce que je n’accepte plus, c’est que l’on escroque mon vote du 1er tour, en m’obligeant à voter pour un autre candidat, la plupart du temps, non pas parce que son programme me satisfait, mais pour empêcher un autre d’être élu. Le VOTE UTILE me met en transes. Je vois déjà la configuration de 2017 se préciser. Marine Le Pen ayant quelques chances de se trouver au 2ième tour de la Présidentielle, sous peine de m’accuser de faire le jeu du FN, on va m’intimer de me prononcer pour l’autre candidat. Et ce chantage, je ne le supporte plus. Je suis communiste, et mis à part l’élection de 1969 (j’ai alors appliqué le mot d’ordre de J.Duclos "Blanc bonnet bonnet blanc")je me suis prononcé au 2ième tour pour quelqu’un qui n’était pas mon candidat. Il en est de même pour les élections législatives.
    Anicet Le Pors nous a déclaré qu’actuellement, l’élection présidentielle au suffrage universel n’était pas majoritairement remise en cause. Il nous a ouvert des pistes, notamment la proportionnelle, proposition du PCF depuis des lustres. Je ne sais si cette formule peut s’appliquer à la Présidentielle. Elle mérite une réflexion approfondie. Elle suppose notamment de réfléchir aux critères de candidatures.
    ALP, pour revenir à la Constitution, nous a démontré qu’elle n’était pas appliquée, l’article 20 précise que "le gouvernement dirige la politique de la Nation". Or, c’est le Président de la République qui s’arroge tous les pouvoirs, surtout depuis la réforme Jospin/Chirac, réforme qui a aggravé la personnalisation de la 5ième République. Anicet Le Pors et plusieurs intervenants ont mis en avant la Souveraineté Nationale. Je crois que cela est essentiel. Tant que nous serons sous les fourches caudines de l’UE, une réforme de la Constitution n’a pas de valeur. Le FDG en ne posant pas le problème de cette façon se plante.

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