Conférence de presse du M’PEP "crise financière : peut-on en sortir ?"
mercredi 5 novembre 2008
Auteur : par Texte du M’PEP
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COMMUNIQUE DE PRESSE
INVITATION A UNE CONFERENCE DE PRESSE
CRISE FINANCIERE : PEUT-ON EN SORTIR ?

LE M’PEP (Mouvement politique d’éducation populaire)
vous convie à la Conférence de presse
le 13 NOVEMBRE A 10H30
à Paris.

Le M’PEP présentera les mesures indispensables à mettre en œuvre pour sortir de la "crise financière" qu’il aura définies lors de ses « Journées d’automne » réunies du 8 au 11 novembre 2008. Des mesures à court et moyen terme et des mesures de fond.

Il y a urgence à agir pour éviter une plongée dans le chaos.

Médias comme responsables politiques doivent se ressaisir et s’émanciper de la pensée en kit imposée depuis ces vingt-cinq dernières années. Le temps n’est plus à la pudibonderie : il est à l’imagination et au courage. Puisque le politiquement correct a ouvert les voies à la ruée contre l’intérêt général, il appartient à chacun-e, et de manière collective, de reprendre sa liberté de penser à un avenir fondé sur l’égalité, la fraternité et la solidarité.

Mise en place d’un bouclier social et environnemental, démantèlement des marchés financiers constituent quelques axes pour un gouvernement soucieux des intérêts populaires et débranché de la perfusion idéologique libre-échangiste. C’est concret, réaliste et réalisable.

Le M’PEP vous attend nombreux le 13 novembre, à 10h30.

CRISE FINANCIERE : PEUT-ON EN SORTIR ?

La crise financière qui balaie les Etats-Unis et les pays les plus engagés dans la financiarisation de leur économie témoigne, une nouvelle fois, des méfaits du capitalisme. Car ce qui est en cause, ce ne sont pas simplement de mauvaises « régulations » ou la « cupidité » des dirigeants et actionnaires des établissements financiers. Bien sûr, davantage de « régulations », de réglementation, est toujours bon à prendre, comme une amélioration de l’ « éthique » professionnelle en interdisant, par exemple, les « parachutes dorés », les stock-options ou les bonus obscènes. Mais si l’on veut véritablement s’attaquer à la racine des problèmes, ce sont les logiques du système capitaliste lui-même qu’il faut ronger.

Cet affaiblissement du système, dans la perspective de le subvertir, passe d’abord par une réallocation de la propriété des grands établissements bancaires, financiers, industriels, de service, médiatiques. A la concentration de la propriété en quelques mains privées, doit succéder la propriété sociale et publique sous toutes ses formes (propriété des travailleurs, des consommateurs et usagers, des collectivités locales, de l’Etat…).

Cependant, un transfert de propriété de mains privées vers des mains sociales ne suffit pas : il faut d’autres stratégies de croissance économique, industrielle, de services, financière. La finance de marché, pour l’essentiel, doit être abandonnée, afin de revenir au financement bancaire classique de l’économie. Et il faut aussi d’autres modes de gestion de ces établissements, intégrant un véritable pouvoir des travailleurs.

Dans la situation actuelle, il n’est pas inutile d’imaginer ce que pourraient faire les institutions multilatérales comme le FMI ou la Banque mondiale, ou même l’Union européenne. Mais dans le cadre politique et idéologique actuel, on voit mal la communauté internationale prendre des mesures susceptibles de remettre en cause la domination du capitalisme (voir la récente négociation à l’OMC). L’Union européenne, après avoir tout fait pour faciliter la libre-circulation des capitaux, reste aujourd’hui tétanisée face à la crise et démontre, une nouvelle fois, son inutilité et sa nocivité. La lutte pour des « régulations » internationales doit donc se poursuivre, mais elle doit s’articuler avec une lutte nationale dans chaque pays. Ce sont en effet les pays dans lesquels un rapport de forces le permettra, qui pourront se « débrancher » des marchés financiers internationaux. Certains l’ont déjà fait en partie, comme le Venezuela.

Jacques Nikonoff,
Michèle Dessenne,

Porte parole du M’PEP

Contact presse : contact-presse@m-pep.org