Le mercredi 6 mai, à Fontenay-sous-Bois (94), Conférence-débat sur l’Europe avec Jacques Nikonoff, porte-parole du M’PEP
2009
Auteur : par webmaster
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Le mercredi 6 mai à 20h 30,

Maison du Citoyen et de la vie Associative,
2 rue du R.P. Aubry,
Fontenay-sous-Bois (94),

A l’invitation de la section de Fontenay-sous-Bois du M’PEP

CONFÉRENCE-DÉBAT SUR L’EUROPE

Avec Jacques Nikonoff, porte-parole national du M’PEP

Cette année 2009 constitue un contexte particulièrement riche pour entendre Jacques Nikonoff et débattre avec lui de l’Europe et de l’Union des 27 pays membres.
D’une part, les élections européennes vont avoir lieu en France le 7 juin. Elles seront les premières après le refus populaire lors du Référendum sur le Traité constitutionnel européen en 2005 et la ratification parlementaire du Traité de Lisbonne imposée par Nicolas Sarkozy en 2007.
Mais d’autre part, l’état de l’U.E. en 2009 n’est plus tout à fait le même depuis l’éclatement de ce qu’on appelle pudiquement "la crise", mais où nous voyons plutôt la faillite du système capitaliste néolibéral adopté depuis les années 80 dans un nombre croissant de pays. Plus que jamais pour beaucoup de nos concitoyens, changer l’Europe, ses institutions, ses traités et ses directives semble urgent, alors que d’autres croient possibles des politiques nationales qui seraient indépendantes.
De nombreuses questions sont contenues dans cette alternative, allant de mesures à court terme jusqu’aux modèles de société et même du monde que nous souhaitons en ce début de XXIe siècle.

Le libre-échange

Pilier principal de la construction économique de l’Union européenne, le système de libre-échange établit la libre circulation des marchandises par la suppression des barrières douanières et de toute réglementation instaurée par les états, marchandise les services publics en les soumettant à la concurrence du coût de revient, et offre un espace sans frontières et sans lois aux capitaux financiers et aux revenus boursiers en quête de maximalisation sans fin des profits.

Contrairement à ce que prétend la nouvelle théorie du libre-échange depuis les années 1980, les dérèglementations du commerce laissé aux seules « lois du marché » n’ont pas permis la croissance économique et le progrès social dans chaque pays. Au contraire, ces politiques détruisent le tissu industriel et l’emploi par des délocalisations d’entreprises vers les pays à bas salaire en Europe et hors d’Europe, et menace dangereusement les agricultures du Tiers Monde par la concurrence des agricultures productivistes et subventionnées des pays riches. L’actuelle crise financière, économique et sociale est la conséquence désastreuse de ces politiques en particulier en Europe.

Contre le libre-échange, la Charte de La Havane

Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, tandis que les économies européennes sont largement détruites, l’ONU s’attelle à la reconstruction d’un ordre économique international cohérent sur trois piliers :

Le Fonds monétaire international (FMI) chargé de maintenir la stabilité monétaire internationale en prévenant la course aux dévaluations ; la Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD), appelée Banque mondiale, chargée du financement de ce double objectif.

Le troisième pilier devait être une organisation internationale du commerce qui n’a jamais vu le jour. Le 18 février 1946, le Conseil économique et social des Nations Unies convoquait la Conférence de La Havane en vue d’élaborer la charte constitutive d’une organisation internationale du commerce fondée sur les principes suivants :

  • La coopération mutuellement avantageuse pour tous les pays, garantie par des tarifs douaniers communs.
  • Le contrôle du mouvement des capitaux.
  • L’interdiction du dumping fiscal ou social.
  • Des normes de travail équitables entre Etats membres.
  • L’équilibre de la balance des paiements.
  • Le relèvement des niveaux de vie par le plein emploi.

L’actualité de La Charte de La Havane reste toujours intacte et constitue une alternative au système de la concurrence sauvage de tous contre tous étendue à tous les secteurs d’activités.

Contact : fed94@m-pep.org