François Derivery - L’art contemporain de marché, vitrine du néolibéralisme - Editions E.C., 2008
dimanche 12 juillet 2009
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L’art contemporain de marché, vitrine du néolibéralisme

Auteur : François Derivery
Editions E.C., 2008

Il n’y a d’art que critique

L’Art, en tant que Valeur (d’usage et d’échange) répond à une demande (sociale, marchande) et prend forme à l’intérieur d’une société donnée. Il est associé à la reproduction d’un ordre qui l’avalise et que lui-même représente. Il n’y a donc d’Art qu’à l’intérieur d’un système économique, politique et idéologique qui l’appelle et le produit. Par sa position officielle hégémonique l’art contemporain international est une émanation du libéralisme à prétention planétaire.

Il n’en va plus de même si on l’aborde du côté de la pratique. Ce qui justifie la pratique artistique n’est pas la reproduction de ce qui est déjà mais au contraire la production de différence, c’est-à-dire de sens. La pratique se développe donc nécessairement en marge du consensus artistique dominant, que celui-ci soit marqué « à droite » ou « à gauche ». Il n’y a d’Art qu’officiel, mais il n’y a de véritable pratique artistique que critique.

La pratique artistique a pour raison d’être de préserver le sens de l’art, qui est précisément de produire du sens. Etant critique, l’art — vu du côté de la pratique — est donc politique, mais il l’est avant que le politique proprement dit ait pu s’en emparer pour le récupérer.

Cela ne veut pas dire que l’art soit « au-dessus des idéologies » comme l’affirme l’idéologie artistique libérale, mais bien qu’il est critique des idéologies, et de toutes les idéologies. La défense de la « liberté de création », que la droite et la gauche prétendent tour à tour incarner en prétextant toutes deux le même amour désintéressé de l’art, n’est pour elles qu’un moyen d’occulter cette double réalité qui est que, d’une part, l’art est toujours déjà politique et marqué du sceau de l’idéologie, et que, d’autre part, sa vocation principale est justement la critique de cette idéologie et de l’ordre qui l’inspire. L’art est dans l’idéologie, mais dans la faille de l’idéologie.

Il faut donc poser que la pratique artistique est dans son principe non idéologique, comme l’est ou doit l’être la pratique scientifique. Mais cette définition n’est valable que pour un moment précis. Une vigilance constante est requise de l’artiste — comme d’ailleurs du scientifique (voir Althusser) — face au retour obstiné de l’idéologie. Pas de pratique artistique véritable sans remise en question permanente.

A l’opposé de cette pratique de sens se situe la pratique formaliste, vitrine et catalogue de formes de idéologie, et qui n’a rien de critique. Elle s’ancre à l’intérieur des frontières du consensus idéologique et sous sa protection. La pression de l’ordre dominant a conduit de tout temps certains artistes plus honnêtes ou plus perspicaces que d’autres à pratiquer un double langage ou encore une complexité que l’idéologie récupératrice s’empresse de réduire à une proposition manichéenne. Cas du ready made de Duchamp, critique et polémique à l’origine et travesti par la suite en modèle formel et en emblème d’un nouvel art officiel.

La question du rapport de l’art au politique est complexe et prête à confusions. L’art est politique comme subversion du politique. Mais quand c’est le politique qui inspire l’art on obtient deux types de produits artistiques : un formalisme autiste « à droite » et, « à gauche », ce qu’on appelle « l’art de propagande ». A moins que ce ne soit le contraire… Il y a deux sens au mot politique : particulier et sectaire ou général et désintéressé.

La production de la « nouveauté » en art est indissociable d’une pratique critique de l’idéologie — et en particulier de l’idéologie formaliste alibi du conformisme politique — et d’une (auto)critique de la pratique elle-même. « L’innovation formelle » pour elle-même est un leurre, à l’instar des provocations convenues et des recherches de visibilité à tout prix de l’art de marché, qui reproduisent le système en se donnant l’air de le subvertir.

FD/20.05.07

Réponse à une enquête de la revue Artension : « l’art est-il de droite ou de gauche ? »

Artension n°36, juillet-août 2007.


 

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