Jacques Nikonoff, La Comédie des fonds de pension, Arléa, 1998.
samedi 30 juillet 2011
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La Comédie des fonds de pension,

Auteur : Jacques Nikonoff,

Éditions : Arléa, 1998.

Débat avec Jacques Nikonoff à l’École de management de Bordeaux en avril 2000.

Communiqué de presse :

Les fonds de pension, une supercherie ?

Pourfendeur de la pensée unique, Jacques Nikonoff règle leur compte aux fonds de pension. Souvent présenté comme l’unique alternative à un système de retraite par répartition en perdition, ce système par capitalisation dépeint par l’auteur comme une vaste supercherie dont la finalité principale est avant tout d’alimenter les marchés financiers. Une étape de plus vers une société ultralibérale ? Pour en débattre, rencontre avec l’un des rares spécialistes français à connaître de l’intérieur les fonds de pension américains en tant que représentant de la CDC aux Etats Unis pendant plusieurs années.

Synthèse des débats

Les fonds de pension trouvent-ils leur origine aux Etats-Unis ?

Jacques NIKONOFF

Les fonds de pension, en tant que système de retraite organisé par les entreprises, existent depuis le XIXème siècle dans le monde anglo-saxon. Leur principe est celui d’un système risqué, puisque les retraites sont financées par les revenus des placements permis par les cotisations des employeurs et des salariés, investies sur les marchés financiers. Les fonds de pension s’opposent donc au système de retraite par répartition, dans lequel les cotisations sont immédiatement réparties pour payer les retraites des bénéficiaires, dans un principe de solidarité.

Ils se sont développés de façon complètement anarchique aux États-Unis jusqu’en 1974. A cette date a été votée au Congrès américain la loi ERISA, qui a permis d’organiser le fonctionnement des fonds de pension du secteur privé, dans la mesure où ceux du secteur public sont régis de façon autonome au niveau des collectivités locales. Mais si cette loi a instauré une meilleure protection des salariés, elle a en fait surtout permis aux employeurs de transférer les risques, inhérents à ce système, vers les salariés et les retraités.

Quelle est la différence entre les fonds à cotisations définies et les fonds à prestations définies ?

Jacques NIKONOFF

Cette question est effectivement importante dans la mesure où les aspects qui semblent techniques masquent un débat qui est davantage de nature politique. Le cadre législatif auquel sont soumis les fonds de pension peut en effet être orienté selon deux principes fort différents.

Dans le système de retraites à prestations définies, dont le système français fournit un exemple, la prestation est connue à l’avance et garantie car elle est déterminée en fonction du salaire et, souvent, du nombre d’années de cotisation.

Le système de retraites à cotisations définies, en revanche, soumet le montant des pensions de retraite au rendement des placements financiers permis par les cotisations, celles-ci étant définies à l’avance. Or ce deuxième principe de fonctionnement des fonds de pension représente une part croissante des actifs gérés par ces institutions aux États-Unis. Les principes sur lesquels repose toute l’architecture du système de protection sociale de ce pays se trouvent donc radicalement changés par la préférence de plus en plus marquée des fonds de pension pour les placements spéculatifs. Par ailleurs, l’argument du caractère facultatif des fonds de pension, souvent avancé en France pour justifier leur création, est inacceptable si l’on admet que l’impératif de solidarité ne peut se traduire que par un dispositif de protection sociale obligatoire, et non facultatif. La précarité de la prestation elle-même ne doit pas nécessairement s’accompagner de l’inégalité d’accès à ce système…

La notion de “ capitalisme patrimonial ” est souvent évoquée pour qualifier le système des fonds de pension. Cela voudrait-il dire que les salariés sont devenus les principaux propriétaires des entreprises ?

Jacques NIKONOFF

La notion de capitalisme patrimonial repose sur le constat que les fonds de pension, et plus largement les investisseurs institutionnels, ne possèdent pas l’argent qu’ils gèrent, puisque celui-ci leur est en grande partie confié par des particuliers. Les citoyens seraient donc propriétaires de la majorité des parts du capital des entreprises.

Cette idée est vraie dans la mesure où les banques et les grandes entreprises ne sont plus majoritaires dans le capital des entreprises : les investisseurs institutionnels, gérant l’épargne des particuliers, les ont remplacées. La propriété d’une majorité de grandes entreprises est donc devenue sociale, d’une certaine façon. Un enjeu important de ces changements réside dans l’influence qu’ils pourront avoir sur la composition du capital des entreprises et la stratégie qu’elles adopteront en conséquence. La notion de capitalisme patrimonial est cependant à relativiser dans la mesure où les citoyens, virtuels propriétaires des entreprises, n’exercent jamais le droit de regard qu’ils possèdent sur la conduite de ces entreprises. Ce pouvoir est en effet capté, détourné par les investisseurs institutionnels qui en usent finalement pour eux-mêmes.

Comment qualifieriez-vous les performances des fonds de pension ?

Jacques NIKONOFF

L’évaluation de la performance réelle des fonds de pension est édifiante. En effet, le rendement global des fonds américains est très volatil : il a varié de + 11,8 % en 1985 à – 12 % en 1990, pour atteindre à nouveau + 4,9 % en 1992. Mais l’écart de performances est également très important entre les différents fonds, puisque 5 % des fonds les plus performants présentent un rendement moyen de 40 % par an, tandis que les 5 % les moins performants ont constaté un rendement moyen de leurs investissements négatif de 21 %…

Si le rendement réel des fonds de pension est faible, leur surface financière est en revanche considérable. Quel est leur impact sur les marchés financiers, d’une part, et sur le système bancaire, d’autre part ?

Jacques NIKONOFF

La concentration énorme des capitaux entre les mains des fonds de pension rappelle les Konzern allemands ou les grands trusts américains du début du siècle. Ces institutions avaient d’ailleurs été démantelées car elles représentaient une menace pour la démocratie. Les fonds de pension présentent des caractéristiques similaires. Ils jouent en tout cas aujourd’hui un rôle négatif à la fois au plan macroéconomique et au plan microéconomique.

Au plan macroéconomique, les fonds de pension déstabilisent les marchés financiers par la forte pression à la hausse des cours de bourse qu’ils créent, tant leur demande est importante. Cette action est déstabilisatrice en ce qu’elle peut tout autant s’exercer à la baisse, lorsque les fonds décident unilatéralement de se désengager d’une entreprise ou d’une région du monde. La crise financière en Asie en est un exemple récent. Au plan microéconomique, les fonds de pension perturbent également le financement des économies nationales. Leur présence parmi le capital des banques contribue en effet à modifier le métier de celles-ci : contraintes de présenter des taux de rendement de 15 % par an aux investisseurs qui leur ont fait confiance, les banques ne peuvent faire autrement que de développer leurs activités sur les marchés financiers. La désintermédiation qui se conjugue à ce phénomène, éloignant leur clientèle de grandes entreprises, pénalise en fait principalement la clientèle des PME qui n’a pas accès aux marchés financiers. C’est par conséquent le financement de l’essentiel du tissu économique qui se trouve mis en danger.

Les fonds de pension constituent-ils selon vous une solution pertinente pour payer nos retraites ?

Jacques NIKONOFF

Les fonds de pension constituent un excellent système pour la frange de la population la plus fortunée. Mais ils ne peuvent concerner qu’une minorité de personnes, car les titres financiers sur lesquels ils sont adossés sont en nombre nettement insuffisants pour couvrir les pensions de retraite de l’ensemble d’une société. C’est la raison pour laquelle seulement 40 % des salariés sont couverts par les fonds de pension aux États-Unis, alors qu’ils étaient 53 % en 1987. Ce système se solde donc par un échec du point de vue de ses performances sociales. Il est d’ailleurs important de rappeler que l’acteur principal du financement des retraites outre-Atlantique est aujourd’hui encore la Sécurité sociale !…

Le pouvoir des fonds de pension.

Quelle est l’influence des fonds de pension sur les politiques économiques mondiales et sur les politiques publiques des gouvernements au niveau national ?

Jacques NIKONOFF

Les fonds de pension s’inscrivent dans un mouvement de “ financiarisation ” de l’économie engagé par des décisions de politiques économiques prises au milieu des années 70. Il a en effet été décidé, à partir de 1977, de lutter prioritairement contre l’inflation des salaires et des prix, qui présente pourtant l’intérêt de limiter l’endettement et donc d’accroître le niveau de vie des salariés. Cette décision a signifié, par contrecoup, le choix de favoriser l’inflation du prix des actifs financiers, c’est-à-dire la hausse sans contrepartie matérielle de la valeur de ces actifs. La hausse du CAC 40 de 52 % en 1999 fournit un exemple de ce type d’inflation, qui favorise les personnes qui vivent du revenu de la rente au détriment de celles qui vivent du revenu de leur travail.

Les banques centrales, lorsqu’elles augmentent le niveau des taux d’intérêt au prétexte du risque d’inflation des salaires et des prix, fournissent un exemple de l’application de cette politique. Elles s’inspirent notamment du concept de “ taux de chômage naturel ”, inventé par Milton Friedman en 1968 sous le vocable de Non Accelerating Rate of Unemployment. Cette théorie fondamentale de la macroéconomie contemporaine prétend qu’il existe, à chaque période et dans chaque pays, un taux “ naturel ” de chômage qui permet une stabilité de l’inflation. La politique qui découle de ce concept, pour ses défenseurs, consiste à maintenir délibérément ce niveau de chômage, évalué à 9 % par le Ministère des Finances en ce qui concerne la France, afin de préserver la stabilité de salaires. L’hypocrisie des politiques de l’emploi, passées et présentes, apparaît donc clairement à la lumière de cette théorie.

Au regard de la diminution de la part des salaires dans la valeur ajoutée produite par le pays, ce nouveau mode de régulation a atteint son objectif en France mieux qu’ailleurs. Il faut y voir l’une des principales causes du chômage dans notre pays. Les luttes sociales actuelles pour la hausse des salaires me semblent donc excellentes pour deux raisons : d’une part, elles sont socialement justifiées ; d’autre part, elles remettent en cause un élément majeur de politique économique que nos gouvernants refusent de reconnaître comme tel publiquement.

Les fonds de pension, en occupant une place croissante dans l’économie, marquent également de leur empreinte les entreprises, notamment à travers la notion de corporate governance. Quelle est votre opinion quant à la pertinence de ce concept, et comment se traduit-il dans la réalité des entreprises ?

Jacques NIKONOFF

Deux notions sont en effet de plus en plus souvent évoquées concernant la conduite des entreprises : “ la création de valeur ” et le corporate governance. La première de ces idées est à combattre fermement, puisqu’elle suppose que les marchés financiers pourraient créer de la valeur ! Seul le travail humain a cette propriété, que les marchés financiers se contentent de capter à leur profit.

Quant au principe du corporate governance, il est issu de la pratique des fonds de pension américains, publics notamment. Ceux-ci se fixent en effet pour objectif de maximiser la valeur boursière des actions qu’ils détiennent, en adoptant pour cela un comportement d’actionnaire très particulier : là où l’actionnaire “ normal ” s’implique dans un projet d’entreprise et croit à son utilité, les fonds de pension conditionnent le maintien de leur présence au capital d’une entreprise à des rendements très élevés sur un plan strictement financier. Cette politique se traduit par une durée moyenne de présence des fonds de pension dans les entreprises de sept mois…La tentation est donc forte, pour les entreprises, de créer des “ coups ” boursiers comme des OPA et OPE, sans qu’aucun projet industriel ne les motive réellement.

La pratique des stocks options est une autre conséquence de l’arrivée des fonds de pension dans les entreprises. Elle consiste en réalité à transformer des cadres supérieurs en mercenaires, en adossant leurs revenus à la seule performance boursière de leur entreprise, de façon totalement déconnectée de sa réalité économique. Cette pratique constitue par conséquent un danger considérable pour les entreprises, dont la nature est en train de se transformer sous l’effet de cette mode anglo-saxonne.

Votre analyse ne relève-t-elle pas un paradoxe lorsque vous expliquez que les fonds de pension publics, gérant les actifs des fonctionnaires et des personnels des collectivités locales, vont exiger des fusions et autres plans sociaux pour valoriser le cours de bourse des entreprises ?

Jacques NIKONOFF

Il est vrai que les fonds de pension n’échappent pas à certains paradoxes, en premier lieu parce qu’ils ne reposent pas sur une construction idéologique : l’évolution de leurs pratiques a été dictée par un grand pragmatisme. La difficulté du paiement des retraites par les collectivités locales, en particulier, pousse ces dernières à rechercher effectivement des rendements élevés, favorisant ainsi les pratiques de corporate governance. Ces paradoxes présentent cependant l’intérêt de mettre clairement en évidence les failles et les défauts de ce système, offrant la possibilité de le critiquer et de l’amender.

Les arguments employés pour légitimer l’existence des fonds de pension. Que cache, selon vous, le système des fonds de pension que vous présentez comme un projet ultra-libéral ?

Jacques NIKONOFF

Si les fonds de pension ne sont pas eux-mêmes une construction idéologique, leurs défenseurs puisent en revanche leurs arguments dans une idéologie, héritée du XIXème siècle : le malthusianisme. Dans cette conception particulière de l’Homme, l’individu est considéré par essence paresseux, tandis que la pauvreté est considérée comme un mal nécessaire. C’est ce qui explique l’objectif politique des promoteurs des fonds de pension, qui visent par ce moyen à créer et maintenir l’insécurité dans le corps social.

Après la précarisation du salariat, permise par une flexibilité croissante, la deuxième phase de l’offensive des fonds de pension consiste donc à s’attaquer aux deux pôles de stabilité qui demeurent, c’est-à-dire les fonctionnaires et les retraités. Or la particularité de la retraite est de permettre d’exercer un travail non contraint, contrairement au travail salarié. Le schéma d’évolution de la société envisageable, dès lors, revient à imaginer que 30 % de la population pourrait librement exercer un travail à l’horizon 2040. Cette perspective est précisément vécue comme une menace politique, idéologique et culturelle par les conservateurs, qui voient dans les fonds de pension une arme permettant d’échapper à cette menace. Mais un tel scénario d’évolution peut également être perçu comme un puissant levier de changement de la société et de ses modes de régulation.

Questions du public.

La valeur boursière d’une entreprise dépend en grande partie de sa croissance et de ses résultats. Ne pensez donc vous pas que les stocks options constituent un bon moyen de motiver les cadres ?

Jacques NIKONOFF

Je ne partage pas cette analyse, pour deux raisons. Premièrement, l’idée généralement admise, selon laquelle les stocks options sont un facteur de motivation, reste à démontrer. Elle tient en effet davantage de la propagande que d’une démonstration rigoureuse. Deuxièmement, la corrélation entre les performances économiques d’une entreprise et sa valeur boursière existe, mais elle semble de moins en moins forte. Les entreprises de la “ nouvelle économie ” en sont un exemple, puisque nombre d’entre elles font des pertes et affichent pourtant une capitalisation boursière proche de celle de General Motors. De telles capitalisations s’expliquent, certes, par les anticipations des marchés financiers. Mais une révision de ces anticipations n’est pas à exclure, comme en attestent les récents soubresauts du NASDAQ aux États-Unis. Or la pratique des stocks options fait l’objet des mêmes interrogations, depuis que les départs de cadres de ces entreprises se multiplient, une fois que la fortune leur est acquise…

Votre exposé semble ne laisser aucune place au doute et m’apparaît finalement quelque peu manichéen. Vous avez notamment évoqué la notion de “ taux de chômage naturel ”, inventée aux États-Unis. Permettez-moi cependant de faire observer que le taux de chômage constaté actuellement outre-Atlantique s’établit à environ 4 %, et non à 9 %. Plus largement, quel autre recours que les marchés financiers êtes-vous en mesure de proposer pour résoudre le problème essentiellement démographique qui touche le système français des retraites ?

Jacques NIKONOFF

A propos de la théorie du taux de chômage naturel, j’ai précisé que ce taux pouvait varier d’un pays à l’autre. Aux États-Unis, où ce débat est public, le taux de chômage naturel, établi par un rapport annuel d’experts, s’élève à environ 5,6 %. Or, le taux de chômage réel lui est inférieur, aux alentours de 4,5 % de la population active. Les tensions inflationnistes sur les prix qui devraient résulter de cet écart n’existent pourtant pas. Les explications avancées outre-Atlantique pour justifier ce paradoxe, me semblent tout à fait raisonnables et font état de trois phénomènes :
- a flexibilité quasi totale du marché du travail, qui écarte le risque de pénurie de main-d’œuvre pour les entreprises et les pressions à la hausse des salaires qui en découlent ;
- la concurrence nationale et internationale, qui interdit aux entreprises d’augmenter les prix qu’elles pratiquent, sous peine de se voir évincées du marché ;
- enfin, la disparition des revendications salariales aux États-Unis, où le mouvement syndical a été réduit à néant.

Il est par ailleurs important de rectifier l’analyse selon laquelle le problème des retraites en France est un problème démographique : il est tout à fait permis de traduire ce phénomène de façon différente, par l’idée d’allongement de la jeunesse de la population ! La seule réelle difficulté posée par ce constat réside dans le fait que le partage de la valeur ajoutée entre les générations est à redéfinir : l’augmentation des cotisations est la seule solution viable économiquement, dans la mesure où cette augmentation des cotisations reste inférieure au taux de croissance. Le rapport Charpin sur les retraites évalue d’ailleurs le coût de cette mesure à environ 170 milliards de francs, soit précisément le coût des diminutions d’impôt que réclame Monsieur Fabius.

Monsieur Nikonoff, vous avez évoqué la menace que représente, pour la démocratie, le poids croissant des fonds de pension dans nos économies. Bien que dirigeant d’une école de commerce, je suis en effet inquiet, pour ma part, de l’effacement relatif du politique que l’on constate à l’heure actuelle. Estimez-vous que l’évolution du rôle de l’État peut permettre d’inverser ce rapport de forces et de redonner la primauté au politique dans les années à venir ?

Jacques NIKONOFF

Le mot d’ordre, en provenance des responsables politiques de tous bords, est en effet l’adaptation. Mais s’adapter, c’est déjà renoncer. La politique menée en France depuis le début des années 90 constitue un bon exemple d’anticipation des adaptations jugées nécessaires pour rendre notre économie “ moderne ”. Nos gouvernants ont en fait tout simplement favorisé la financiarisation de l’économie que j’évoquais plus haut. Cette politique se traduit notamment par une présence excessive des investisseurs étrangers dans les entreprises françaises, subventionnée de surcroît par le remboursement de l’avoir fiscal aux institutions non-résidentes… Il faut au contraire faire baisser la Bourse, faire fuir les capitaux, aggraver les déficits et contribuer à la hausse de l’inflation !…C’est donc tout un mode de régulation qu’il faut redéfinir, en vue de parvenir au rééquilibrage du partage de la valeur ajoutée entre le travail et le capital. Je constate avec vous qu’aucune volonté politique ne s’exprime dans ce sens. Néanmoins, un certain nombre de mouvements, issus du monde associatif notamment, permettent de reprendre espoir. Les évènements qui se sont déroulés à Seattle témoignent en effet d’une éclosion de ces initiatives. Je pense que nous devons les encourager.


 

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