14 juillet 1789 : Le peuple devient souverain
lundi 14 juillet 2008
Auteur : par Texte du M’PEP

Par le Mouvement politique d’éducation populaire (M’PEP)

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14 JUILLET 1789 : LE PEUPLE DEVIENT SOUVERAIN

Par le Mouvement politique d’éducation populaire (M’PEP)

Alors que nous fêtons le 14 Juillet, il parait utile de faire un peu d’éducation populaire sur la signification de cet évènement.

C’est ce jour-là que la souveraineté populaire et nationale émergent, lorsque la « Révolution bourgeoise à soutien populaire » se réalise pour les conquérir. Pourtant, ces deux principes politiques fondamentaux sont aujourd’hui combattus avec la plus extrême vigueur par la propagande néolibérale. C’est ainsi que prôner la souveraineté – populaire, nationale ou alimentaire - expose immédiatement à l’accusation de « souverainisme », notion au demeurant mal définie, mais dont on sent qu’elle n’est pas un compliment. De la même manière, invoquer le peuple serait une preuve de « populisme », alors qu’évoquer la nation serait un témoignage de « nationalisme ».

Placer la souveraineté des peuples au centre du débat politique

La notion de souveraineté, pour bien être comprise, peut être expliquée à partir de l’exemple de la « souveraineté alimentaire ». Celle-ci a été développée par Via Campesina, l’organisation paysanne mondiale, et portée au débat public à l’occasion du Sommet mondial de l’alimentation en 1996. Cette idée présente une alternative aux politiques néolibérales. Depuis, ce concept est devenu un thème majeur du débat agricole international, y compris dans les instances des Nations unies.

La souveraineté alimentaire désigne le droit des populations et de leurs Etats à définir leur politique agricole et alimentaire, sans dumping vis-à-vis des pays tiers. Elle vise à donner la priorité à la production agricole locale pour nourrir la population, l’accès des paysan(ne)s et des sans-terres à la terre, à l’eau, aux semences, au crédit. D’où la nécessité de réformes agraires, de la lutte contre les Organismes génétiquement modifiés (OGM), pour le libre accès aux semences, et de garder l’eau comme un bien public à répartir durablement.

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